Voilà, nous y sommes! Je vous parle de ce concours depuis plusieurs jours, et il peut enfin commencer…
Dans quelques jours, c’est la fête des Mamans, votre fête, celle qui célèbre la Wondermom que vous êtes…
Cet enfant dont vous êtes si fière aujourd’hui, vous donne chaque jour une nouvelle occasion de vous émouvoir : avec lui, vous riez, vous jouez, vous câlinez, vous criez, vous dormez…vous l’avez voulu, attendu patiemment comme une jolie brioche qui sort du four, vous l’avez chéri, et voilà, le jour J, est arrivé… comment va-t-il être ? à qui va-t-il ressembler ?
A vous de nous raconter ce tout premier regard, cette toute première rencontre… Nul besoin d’avoir une plume extraordinaire ou de nous écrire un roman fleuve, nous vous demandons juste de vous confier avec sincérité, amour, humour…
Les témoignages qui nous auront le plus fait sourire, rire, ému seront choisis pour être les grand gagnants de ce concours de la Fête des Wondermoms!
Le concours se termine le jeudi 26 mai à 18h00, et les résultats vous seront annoncés sur le blog et sur notre page Fan Facebook le vendredi 27 mai à 16h00.
Vous êtes prêtes? Alors, merci de poster votre témoignage en commentaire à cet article, afin que chacun des jurés puisse y avoir accès facilement… et amusez-vous bien!
Mots-clefs : concours, fête des mamans, fête des mères, jeu, jeu concours, maman

-Ne criez pas madame! Poussez! Si vous criez vous perdez du souffle… Vous poussez moins!
Très docile et malgré la douleur qui me submerge, je me concentre pour ne plus crier et je pousse de toutes mes forces.
-Arrêtez! Ne poussez plus!
Je ne peux pas arrêter moi. Pourquoi je dois arrêter déjà? Impossible de prononcer un mot. L’effort est trop intense. D’un coup tout s’arrête, je sens qu’il est sorti et il s’affairent autour de lui…J’angoisse! Il n’est pas censé crier? Mon mari est avec eux. Ils m’ignorent.
D’un geste vif la sage femme à posé quelque chose de très lourd sur ma poitrine. Je ne m’y attendais pas. Enveloppé dans du papier bleu il y a un bébé. Il est tout gris. Il est fripé. Ses immenses yeux me fixent. Je ne regarde que lui. Je le scrute intensément. Il doit y avoir une erreur. Il est si lourd contre mon cœur. Il n’est pas très joli et il est gris. Il me regarde avec méfiance maintenant. Il me jauge. Mes mains tremblent. Je ne sais pas pourquoi. J’ai peur.
Et puis ce déclic… Mon mari s’est penché. Il m’a embrassé sur la joue. La chaleur de ses lèvres m’a délivrée. Je suis circonspecte. Je suis maman. Ce bébé gris. C’est le mien. Je suis censée le serrer dans mes bras. Sans m’en rendre compte je le serre déjà. Alors je rapproche mon visage du sien. Je le sens, il me sent. Nous sommes liés. Je lui souris. Enfin. Il tourne la tête vers ma poitrine et agrippe goulument mon sein. Il tête vigoureusement le petit. Mon mari me glisse à l’oreille:
-Il avait faim, le gros!
Nous rions détendus. Parents. Pour les ressemblances on verra demain!
« Stop ne poussez plus …allez poussez encore un peu… ».
A 10h on l’a posée sur moi, gluante, hurlante, légèrement bleue, et tellement belle.
Je ne l’ai plus quittée des yeux pendant qu’on s’occupait d’elle en pensant « mon dieu, je viens d’accoucher, j’ai une fille, c’est ma fille ».
On me l’a rendue, j’ai ri avec son père, elle n’arrêtait pas de hurler, manifestant déjà son caractère qui ne l’a pas quitté.
J’étais très émue par ces cris qui me semblaient refléter la difficulté des moments qu’elle venait de vivre.
Puis tout s’est calmé autour de nous. La sage femme, tout le personnel médical est sorti. Le papa nous a laisser pour prévenir les nouveaux grands parents.
Elle a arrêté de pleurer et m’a regardée. J’ai été frappée en plein coeur, je me suis vue en elle, je revoyais les photos de moi bébé.
« Bonjour ma fille, tout va bien je suis là ».
J’ai reconnu le menton de ma mère, mon nez, les fossettes de mon frère, la forme de visage de son père… elle a instantanément pris sa place dans notre famille, dans notre histoire.
Puis elle a tété timidement mon sein et j’ai su que plus rien ne compterai plus qu’elle, que je ferai tout pour elle, qu’elle et moi c’était pour la vie.
Cet instant de calme après la tempête, suspendu dans le temps, sera notre moment rien qu’à nous, pour toujours.
Mercredi 6 Avril 2011, 6h00 du matin environ, je tente de réveiller Wonderdaddy:
« - Mon Chéri, il va falloir y aller…
- Gné…?
- J’ai perdu les eaux!
- Ah non, c’est pas vrai?? Rho p*taiiiiin je suis éclaté!! »
Remise en situation: La veille, WonderD. est allé à une soirée organisée par sa boîte dans une célèbre boîte de nuit, privatisée pour l’occasion. Il est rentré à 2 heures et demi du mat’ et bien éméché.
Ben oui, je lui avais donné mon feu vert parce qu’à un jour du terme, j’avais pas encore eu une seule contraction, alors on était persuadé que ça ne risquait pas d’arriver cette nuit là – ce serait pas de bol quand même!
Et bien si, c’est arrivé cette nuit-là. Le début d’une longue journée d’attente et de gueule de bois. Presque 18 heures de travail avant notre première rencontre. Mais qu’est-ce que c’est finalement quand on a attendu 9 mois? Je vais enfin voir ton petit visage, celui que je scrute sur les échographies, ce petit profil en noir et blanc que je connais par cœur.
Mercredi 6 Avril 2011, 23h00 environ, allongée sur la table de travail:
L’après-midi l’anesthésiste m’a administré une dose de cheval dans la péridurale. J’ai le côté gauche complètement endormi, je ne peux même pas soutenir ma jambe.
Le travail est terminé, il va falloir commencer à pousser.
« Allez-y Madame, quand vous sentez une contraction venir, vous poussez. » Mais je ne les sens plus les contractions, je suis complètement anesthésiée! Heureusement, je ressens encore de vives douleurs au niveau du col qui m’indiquent quand il faut y aller.
« Je pousse en apnée ou sur l’expiration? » (Ben oui je suis prof, j’ai toujours tendance à montrer que je connais mes leçons!)
Et ça commence, je pousse en apnée, les mains sous les cuisses, la main de WonderD qui me soutient la tête. Et ces phrases qu’elle me répète inlassablement et qui résonnent encore dans ma tête:
« Allez-y, plus fort que ça, encore,encore, trèèèès bien! Allez, Allez, il faut l’aider à sortir votre p’tit bout là! »
20 minutes après, toujours rien. On pense aux forceps. Ce ne sera pas nécessaire finalement.
« Allez, allez on reprend, on voit la tête,ouuuuh elle est chevelue! Allez, Allez, on y va, il faut l’aider à sortir votre p’tit bout! »
WonderD me soutient et me rafraîchit à coup de brumisateur.
Mercredi 6 Avril 2011, 23h48:
Et puis soudain, c’est un grand moment. Tout va très vite et moi je ne comprends pas bien.
WonderD est dans tous ses états, les mains sur la bouche, il..Euh…crie…? pleure…? rit…? Difficile à identifier! Et je l’entends dire « Elle est trop belle, elle est trop belle! »
Et moi je ne t’ai pas sentie sortir de mon corps, j’étais en pleine poussée pensant qu’on ne voyait que le haut de ta tête et soudain tu es sur mon ventre, toute chaude, toute calme, emmitouflée dans une couverture.
Je suis épuisée, j’entends l’équipe médicale me féliciter, WonderD s’est calmé. Il admire sa petite : « Elle est parfaite » (Évidemment, comment aurait-il pu en être autrement?)
De mon côté, pas de larmes, pas de joie immense non plus (Ça viendra quelques heures plus tard, quand j’aurais réalisé, Madeleine pleurera à chaque fois qu’elle posera son regard sur ton joli minois).
Je ressens juste un immense sentiment de béatitude, de calme, le sentiment d’avoir attendu ce moment toute ma vie.
Alors je te prends dans mes bras et on se regarde pour la première fois. Le voilà ce petit visage que j’ai tant imaginé. Tu es la plus belle, c’est sûr!
Tes grands yeux en amande plongés dans les miens, petite pause dans l’espace-temps. Plus rien ne compte, tout est figé autour de nous. On se découvre et on se reconnaît en même temps.
Une nouvelle page de ma vie commence, pour toi c’est la première, mais à présent, on va les écrire ensemble.
» va chercher quelqu’un faut que je pousse ! » on le sait bien un deuxième c’est plus rapide, ma fille cette impatiente ne voulais attendre personne.
La sage est entrée juste le temps de l’attraper, elle était la ma fille, on me la déposer et la déjà les souvenir de la douleur s’effaçait.
Pendant quelque seconde je l’ai regarder pleine d’émotion, tellement émue puis j’ai regarder la sage femme s’occuper d’elle, l’habiller et lui mettre son petit bonnet.
» elle ressemble a son frère, trait pour trait « , c’est vrai qu’il se ressemble d’ailleurs ça a été dans mes premières pensées quand ils l’ont posée sur moi.
Papa la prend dans ses bras, lui aussi très ému d’avoir une fille puis il l’a repose sur moi, il est temps qu’il rentre prévenir le grand frère et montrer les premières photos avec fierté.
Nous ne sommes plus que toute les deux, je la regarde manger, le temps est comme suspendu.
C’est un moment si intime, si pur que j’en ai les larmes aux yeux, un moment qui efface les derniers mois ou je n’arrivais même plus a me baisser, les pieds gonfler et 6h de contraction.
Tout ça c’est déjà oublier ce qui me permettra un peu follement de recommencer l’aventure 2 ans après!
Bonjour !
Devenir maman ! Tellement désiré, tellement attendu ! Notre enfant n’a pas été porté par moi, mais il est mien !
Le jour où nous nous sommes rendus dans cet orphelinat si triste, si grand ! Tous les lits alignés dans cette grande pièce, m’ont paru horribles !
Il était temps, temps que je rencontre mon enfant celui que j’avais tant imaginé ! Celui qui serait un mélange de nous, même s’il n’a aucun de nos traits physiques : notre mélange car les ressemblances sont au-delà des traits physiques, au-delà des origines ! Notre mélange, car nos valeurs et notre vie deviennent sienne ! Car nous aussi, nous apprendrons de lui, nous apprendrons notre vie de parents, j’apprendrai ma vie de maman !
Ce beau bébé de 10 mois était là, assis sur les genoux d’une femme ! Il sautillait ! En nous voyant arriver, il a fixé mon regard et a tendu les bras ! Quel moment inoubliable ! Nous nous sommes tout de suite reconnus, adoptés ! Je suis devenue maman en lui offrant mon premier bisou sur son beau visage, et en recevant ses petits cris !
Il était temps que nous rentrions à la maison, enfin à 3 ! Que la vie est belle depuis que tu es là, MON enfant !
Je dirais juste BLEU GRIS D’OCEAN….
C’était la couleur de ses yeux. BLEU GRIS D’OCEAN…
Imaginez qu’un orage vient de s’abattre sur l’océan, c’était violent, fort, puissant… Imaginez maintenant que l’orage vient de se terminer et que la lumière du soleil tente de percer à travers les nuages noirs. Des rayons timides mais présents. Le ciel est à présent BLEU GRIS. C’est profond,intense, stupéfiant de beauté et de douleur…
Voilà ce qu’a été notre premier regard échangé… Et de toute ma vie je n’oublierais pas cette couleur BLEU GRIS D’OCEAN. Profond et intense…
Enzo est né le 6 novembre 2010 et son regarde m’a transporté au royaume des mamans avec toute la puissance d’une tempête d’amour et de tendresse….
Un bébé qui a mis trois ans à être conçu, un accouchement déclenché qui s’est fini en césarienne, un premier cri vécu derrière un paravent et moi demandant « c’est un garçon ou une fille ??? » et eux « attendez on vous l’amène » et là je la vois mais flou (je n’ai pas mes lunettes…), on me l’approche et je vois ses grands yeux noirs et je pleure. On l’emmène pour les soins et pendant que l’on me recoud elle est derrière une porte vitrée dans une couveuse et j’ai l’impression que c’est moi qu’elle regarde, tout du long je n’ai de cesse de plonger mon regard dans les siens et j’ai du mal à réaliser!
quand le monde s’éteint, et que la vie commence,
que toutes les certitudes s’éloignent, s’enfuient,
que la peur insidieuse s’éveille, sourde et rance,
l’instant se révèle, le jour succède à la nuit.
zizanie viscérale, je comprends à présent,
chemin sans retour, oui, sombre voie du silence,
il est l’heure, il fait beau, viens à moi, il est temps,
et enfin, dans un cri, enfin la délivrance.
Alors tes grands yeux bruns interrogent les miens,
Nous, rien que nous, et l’espoir de ce sacrifice,
Toi, sans défense, si calme, si serein et confiant,
Tous les matins du monde, et tous ces petits riens
Inondent d’allégresse le sommeil d’un fils.
Antti est né le 13 septembre 2009 à 10h35.
Il faisait si beau ce matin là.
N°1: Je ne sentais rien, mais rien, j’étais bien, je venais de dormir une bonne heure (qui a dit que le travail c’est dur). Non sérieusement tout ça est vrai j’avais un peu abusé de la gachette à péri, ma SF m’ayant bien dit qu’il valait mieux ne rien sentir.
On m’a prévenu que l’heure était venue, que j’allais devoir bosser un peu. J’ai poussé une fois après qu’on m’ait dit « une contraction arrive! ». L’homme était assis, somnolent derrière (il avait dormi lui aussi). En attendant la deuxième on a parlé jardinage, de tomates précisément, le tout ds une ambiance plus que détendue vu que je ne sentais rien. 2ème poussée, ma nénette était presque là, un peu de sérieux. 3ème poussée la voilà, gygy lui dégage les bras et me dit de la prendre, ça glisse (mon dieu je vais la lacher), je la prends, gygy dit « pas trop haut elle est encore attachée! » oups. Et je la regarde et: « Waah c’est la tête de son père! ». Elle était là ma belle Emma et moi j’étais maman (qui d’ailleurs en ce joli mercredi la remercie de s’etre levé à 7h).
N°2: Déjà le scenario était moins marrant, j’avais sursauté pour la péri (l’anesthesiste aussi à mon avis) et le travail était plus avancé. La sonnette de ma salle d’accouchement était cassée, je n’avais que l’homme pour communiquer. Leçon retenue de mon premier accouchement où je n’avais strictement rien senti, la gachette était posée. La SF vient et je lui dis que je sens que ça appuie très fort, elle me dit que j’étais à 5.5. Patientons, elle s’en va. L’homme est à coté de moi, la sensation de pression est énorme je me dis un ptit coup de gachette, soyons fou. Ms la pression ne s’arrete pas, je sens l’envie de poussée, je dit (crie) à l’homme « Va chercher la SF », lui tranquille « mais non tu n’es qu’à 5.5″, « Va la chercher j’accouche ». L’homme flippe et se depeche, je vois la porte automatique se fermer et je flippe, si elle se coinçait comme ma sonnette. Et j’ai envie de pousser!!!!! La porte s’ouvre SF ne jette qu’un oeil et crie « appelle son gygy elle accouche ». Sans déconner!!! j’attendrais pas gygy. SF est toute fière il y a longtemps qu’elle a pas fait un accouchement, les gygys s’y collent ds cette clinique. Elle ne prend pas le temps d’enlever le pied du lit car ça urge. (Je lui fais pipi dessus mais elle avait cas songé à me sonder, tant pis elle est contente quand même et pourtant à chaque poussée je lui fais dessus…) 3 poussées comme pour sa soeur et Jules est là. Il est beau, il ressemble à sa soeur (qui ressemblait à son père ndlr). Gygy arrive planplan, je râle qu’il ne m’est pas accouché, il me dit « vous aviez qu’à m’attendre! » la SF le reprend et dit « elle a déjà failli ne pas m’attendre! ». Cette fois j’ai bien senti, surtout les épaules en fait. Mais c’etait top et j’étais une nouvelle fois maman (et je remercie d’ailleurs mon fils en ce mercredi pour le popo du réveil!).
Je sais depuis longtemps que mon fils viendra au monde par césarienne programmée. Je sais qu’il naitra le 17 décembre 2008. J’ai peur que cette rencontre soit moins magique parce que médicalel.
Il pleut sans discontinuer depuis 3 semaines. Pourtant quand je rentre enfin dans cette salle où tu vas naitre, le soleil varois inonde la pièce.
Je t’explique que les docteurs vont venir te chercher dans mon ventre pendant que l’anesthésiste place la rachi-anesthésie. Le chirurgien et le gynécologue entrent puis font venir Papa qui porte un magnifique ensemble d’hôpital bleu et un bonnet vert.
L’infirmière nous dit :
« Ils commencent »
Je plonge mes yeux dans ceux de ton père et je sens les larmes venir.
« C’est bien un garçon! »
« Il est 11H30, félicitations, vous êtes parents! »
Papa et moi pleurons comme des madeleines en te regardant ouvrir tes petits yeux pleins de curiosités sur nous. 3 ans d’espoirs déçus, 8 mois et 13 jours d’attente s’effacent.
Tu seras à jamais le plus beau de tous les cadeaux de Noël Baptistin
Je suis vivante.
je ne sais pas bien ce que je fais là.
« Vous allez devoir bloquer, vous ne poussez pas bien. »
Oui, ben ça va, je le sais que je ne peux pas être une vraie mère.
Quelque chose passe. Je sens quelque chose. Oh, juste un peu, pas vraiment à la mesure de ce qui arrive. Un petit cri. Tu es devant moi, tu me lance un regard… un regard intense. Lourd de tout ce qu’il fait de moi. C’était vrai. J’ai VRAIMENT fabriqué un bébé, là, en moi. Et c’est toi, et tu es là. Et je suis une toute petite fille à qui on a confié un monde et qui ne sais pas quoi faire. Vraiment pas. Tu es là et tu ne m’appartiens pas. A vrai dire, je ne m’appartiens pas non plus…
Début.
Trente-deux mois plus tard.
Nous avons fait l’amour. Mes muscles se tendaient déjà. Le temps a été un peu long, et très douloureux, mais je suis restée là.
« Je vous laisse, je vois que vous n’avez pas besoin de moi. Je serai en bas… »
Merci. Merci. Mille fois.
J’ai confiance. Je n’ai pas peur.
Tu arrives, tu veux naitre, c’est toi qui le fait tu nais, je t’aide un peu, juste un peu… ça ne fait déjà plus mal du tout. Puis tu glisse, tu sors, juste entre mes jambes, là sur le lit, celui-là même où on t’a conçue. Je t’ai attrapé tout de suite. Et je n’ai pas ouvert les yeux. Je t’ai connue, reconnue, les yeux clos, ma peau nue contre ta peau. Je te sens, je te ressens, tu es là. Quand donc n’y étais-tu pas. Tu es une évidence.
Je suis une mère.
Quelque chose changea dans mes sensations. J’avais l’impression que quelque chose appuyait sur mon entre jambe. J’avais envie d’y mettre ma main, de toucher, de palper, d’appuyer à mon tour, mais je me retenais. Un instant plus tard, cette sensation s’amplifia, persista, m’inquiéta. « Je suis en train de m’ouvrir ». Petit à petit, cette sensation prit de l’ampleur et s’empara de tout mon bassin, jusqu’à se transformer en douleur, jusqu’à redevenir douleur. J’allais enfin ressentir, j’allais ressentir vraiment. Et ça appuyait, et ça appuyait. Sa tête ? Oui, c’était sa tête, mais cette image m’était difficile à concevoir. Je m’inquiétais sérieusement. Non pas de ce qui allait arriver (il y avait quelque chose d’irréversible à ce moment et je ne pouvais que faire face) mais plutôt que l’inévitable arrive trop tôt, trop vite. Que vienne la sage-femme ! Elle m’examina, une dernière fois, et s’exclama : « vous êtes à 10 ! vous êtes à dilatation complète ! je suis trop contente ! bravo ! ». Je pense qu’elle a eu peur que les choses ne se passent pas ainsi. Je pense qu’elle a été soulagée de voir que je réagissais comme elle l’espérait. À ses mots, une boule d’émotions éclata dans ma gorge et des larmes me sont montées aux yeux. Ça y est, le moment est venu, la grande inconnue, l’expulsion du petit être, la mise à bas, l’enfantement. Ça y est, en à peine une demi-heure, la violence des contractions avait accéléré la dilation, et j’étais prête, jambes grandes ouvertes, à mettre au monde mon enfant. Plus de temps ni d’espace pour la peur ni la panique ni l’anxiété ni l’angoisse. Les contractions s’enchaînaient et on tambourinait à l’entrée de mon sexe. Quelque chose s’emballait. Une puissante énergie s’emparait de moi. Quelque chose percutait au fond de mon être, au cœur de ma matrice.
Il fallait faire vite. La sage-femme devait contacter le médecin, le chirurgien et l’anesthésiste pour qu’ils soient présents au moment de l’expulsion et préparer la table d’accouchement. Il fallait qu’elle fasse vite car tout en moi annonçait la sortie imminente du bébé. « Ça pousse ! » – « Retenez-vous ! ». La douleur était magnifique. Tout en moi s’ouvrait, mon sexe entier s’ouvrait, mes entrailles se déliaient et une puissante énergie poussait à ma place. Poussait, poussait. C’est ici que mon esprit s’est déconnecté. C’est maintenant que ma mémoire est confuse. Je me souviens avoir fait quelques « essais ». J’entends encore la sage-femme me diriger. Prendre une grande inspiration. Bloquer ma respiration. Pousser. Pousser vers le bas. J’essayais de visualiser mon périnée, mais toutes les parties de mon entrejambe se confondaient. Il n’y avait plus de vagin, plus de périnée, plus d’anus. Il y avait tout en même temps et tout me brûlait. J’essayais de respirer comme elle me l’avait appris mais je respirais comme je le sentais. Prendre mes cuisses. Tirer sur mes bras. Me retenir. Il fallait attendre, retenir, attendre. La douleur était magnifique. Puissante, terrifiante, du plus profond de ma matrice elle englobait mon corps tout entier. Je poussais des râles, j’étais animale, je respirais de tout mon être et tout s’emballait. Il y avait peu d’intervalles entre les contractions. J’ouvrais les yeux dans une sorte d’ivresse. Ici l’image de L., ici la fenêtre illuminée par le jour naissant. Mes jambes largement ouvertes sur le personnel hospitalier, un drap blanc recouvrant mon intimité, les étriers tant redoutés, tout ceci n’avait plus d’importance. Comme le dira très justement L. quelques jours plus tard, j’ai pris un fusil et j’ai explosé ma pudeur.
Je ne sais plus l’ordre ni la durée. Je sais qu’il y avait du monde dans la salle mais que je ne savais pas leur visage. Je sais que c’était le jour des 50 ans de ma mère et que j’étais connectée à ma grand-mère. Je sais que je n’étais plus maîtresse de mes actes et de mes pensées, mais qu’une étrange puissance me possédait, faisait de moi un intermédiaire. La Nature agissait d’elle-même et je poussais des hurlements. Je ne sais pas combien il y a eu de poussées. Je n’entendais que la voix de la sage-femme me diriger. « Poussez, poussez, poussez, poussez ». Je sais qu’elle m’a demandé de pousser puis de bloquer. Ce que je fis sans me poser de questions. Je sais que la poussée suivante fut l’ultime poussée, que j’y mis toute ma force et toute ma rage, que je sentis passer son corps à travers moi, et qu’en ouvrant les yeux je vis une masse noire. Une masse noire qu’on me mit sur mon ventre nu, une masse noire chaude et visqueuse sur laquelle je mis mes mains. Les yeux pleins de larmes, des boules d’émotions venaient bouleverser mon esprit. Mais tout était magnifiquement confus. Je me souviens qu’une femme vint lui frotter le dos et qu’il se mit à pleurer doucement. J’entends L. dire qu’il était beau et je crois avoir vu son visage plein de larmes. Je sais que je pleurais aussi. Je crois avoir dit qu’il était beau, qu’il était gros, qu’il était chaud. Je me souviens avoir remercié la sage-femme. Je me vois fébrile et surprise, émerveillée et bouleversée. J’entends L. refuser de couper le cordon et je sens ses baisers sur mon front. Il n’existe pas plus grande intimité que celle que nous venons de vivre. Son regard, je me suis ensuite plongée dans son regard, un regard noir et profond, un regard sans fond, un regard qui venait d’ailleurs, un regard s’ouvrant sur le monde pour la première fois. D’après L., il a ouvert les yeux alors que seule sa tête était sortie. D’après L., il a eu une latence pour couper le cordon qu’il avait autour du cou. D’après L., mon sexe était rouge flambloyant et boursouflé. Et ce fut au tour du placenta de sortir. Très vite, très facilement, une nouvelle masse traversa mon antre et me vida de toute création. J’étais délivrée, le placenta était intact, il ne restait que le vide. Mais son regard. Son regard me faisait oublier tout le reste. Alors que déjà la sage-femme s’occupait à nettoyer mon sexe et à constater les dégâts, alors que déjà la sage-femme s’attelait à coudre mes déchirures. Je regardais ce nouvel homme, ce nouvel être et je savais que rien ne serait plus comme avant, avant cette rencontre, avant cet échange de regards. Et ce petit homme aussi animal s’agitait sur ma poitrine pour y trouver le sein. Quelque chose l’attirait jusqu’à lui en une danse rampante.
Tout est allé si vite à la fin. L’accouchement a pris une telle vitesse. Il y avait quelque chose de fulgurant en son passage. Comme si le processus s’accélérait soudainement pour échapper à l’esprit. Quelle femme ne m’a pas dit avoir tout oublié de la douleur et des sensations de l’accouchement ? L’espèce humaine continuerait-elle à se reproduire si elle conservait intacte les souvenirs de l’enfantement, si l’enfantement marquait l’esprit autant que le corps ? Je ne suis pas certaine, car il s’agit d’une mise à mort. Ne suis-je pas autre à présent ? Comme ressuscitée ? Une chose est sûre, l’événement se dérobe à ma mémoire. J’ai déjà oublié le bruit et l’odeur. Demain, le toucher. Le mois prochain, la vue. L’an prochain, le goût, ce goût de bouche sans eau ni salive, ce goût de lèvres sèches et de gorge aride. Voilà presque deux semaines que mon fils est né et il est clair que son existence m’apparaît comme une évidence, et il est clair que sa vie est désormais viscéralement imbriquée à la mienne.
C’est lorsque j’ai perdu les eaux en salle de travail que j’ai réalisé que rien ne serait plus jamais comme avant. Sur une forte contraction, j’ai véritablement senti quelque chose se rompre en moi, peut-être la fin de ma vie de jeune femme insouciante, nullipare. Et là j’ai carrément flippé. Parce que même si j’étais loin de me douter de ce qui nous attendait, j’ai compris que dans quelques heures, nous ne serions plus deux, mais trois, et que nous allions être responsables pour le reste de notre vie, de guider le chemin de ce petit être pur et innocent. Oups, j’ai déjà du mal à me guider moi-même ; quant à la responsabilité, il n’y a pas si longtemps, je vomissais dans les toilettes pendant mes heures de travail, entre deux traductions… parce que la soirée avait été une grosse beuverie, que j’avais dormi deux heures et que j’étais une fêtarde accomplie. Mais serai-je une mère accomplie ? Comment trouverai-je la force ? (Dans le papa, ça c’est certain !) Après des heures de labeur, complètement shootée par la péri, une poussée un peu difficile, elle est arrivée. Je n’y croyais pas. Je m’étais attendue à voir quelque chose de moche, fripé, gluant, d’une couleur et d’une odeur indéfinissables, tout beurk. Et puis non. Elle était belle, belle comme je ne l’avais pas même soupçonné. Je n’ai rien vu du gris bleu que le papa a décrit, j’étais complètement aveuglée par cette apparition. Comblée et vidée (oui, oui, je suis une de celle qui ont adoré être enceintes et qui ont presque souffert de ne plus l’être, trop fou pour une ancienne fumeuse, fêtarde, ce bébé avait comblé à l’intérieur de moi tous ces « besoins » et je n’ai jamais eu envie de boire ni de fumer au cours de ma grossesse). Ils l’ont posée sur moi. Je ne la connaissais pas. J’essayais d’engager la conversation, de faire connaissance. Je trouvais que le papa était plus concentré sur moi que sur elle, et ça m’énervait un peu, je voulais qu’elle soit le seul et unique objet de conversation (papa est un peu chochotte et il ne s’est toujours pas remis du camaïeu de couleurs par lequel mon visage est passé pour la faire sortir). Elle était douce, sereine. Et moi gauche et anxieuse. Après sa tétée, j’ai voulu la changer de position. Pas moyen. Je n’osais pas soulever le pantin désarticulé qui squattait sur ma poitrine. Je ne savais pas comment la prendre, trop peur de lui faire du mal. Oui, à ce point. Gulp. Euh, ça part un peu mal là, non ? « Mais non, petite maman, ne t’en fais pas, tout ira bien, tout ira très très bien… »
Un vendredi soir, jour du terme. Je sens, je le sais, que cette fois ci c’est pour ce soir. Tu m’appelles, on a rendez vous. Je serai là. On m’a dit d’attendre alors j’attends. C’est mon premier. Je suis zen, je ne panique pas, j’ai hâte, je suis heureuse.
Mon homme rentre du boulot à 19h30. Je ne l’ai pas prévenu pour ne pas le stresser. Il rentre et je lui dis simplement : « mange un bout, et puis on va y aller ». Ca fait un peu mal mais je m’en fous. Je souris et je suis bien.
La valise est préparée depuis des semaines. On embarque l’appareil photo. On sort, il neige.
Dans la voiture on rigole. « Rhooo, on est dans la merde! On ne peut plus faire marche arrière. On est cons quand même, on était pas mal à deux. »
21h, on arrive à la mater. Il neige de plus en plus. Je sors de la voiture. Une contraction bien hard. Plus bouger, je m’appuies contre le capot de la voiture … 3… 2… 1… on respire, ouf, c’est passé. Mon homme rigole. Je me bidonne aussi. « Vas y fous toi de ma gueule »
La sage femme m’examine. C’est pour ce soir. Ca je m’en doutais!
Péridurale qui ne me soulage pas. Cathéter mal placé en sous-cutané. Pas grave. Je survivrai. Je ne suis pas la première dinde à accoucher sans péri.
Dans l’attente du travail, on est bien à deux. On prend des photos pour immortaliser l’instant magique. On rigole toujours. Mais là on sait que ça devient un rire nerveux, impatient.
J’ai bien galéré pour te sortir, mon amour. T’étais costaud et j’étais maladroite. Mais je n’ai pas fléchi. Je le voulais de toute mes forces, mon beau cadeau de l’amour et de la vie.
Pour ne pas réfléchir et continuer, je rigole encore. Je leur refais un remake du sketch de Florence Foresti en salle d’accouchement. « Continuez sans moi les gars, je vais vous retarder! ». Même la sage femme rit avec nous maintenant.
Ton papa a été formidable. Je crois que je l’ai été aussi parce qu’il me l’a répété des millions de fois.
Et puis tout d’un coup le temps s’arrête, te voilà, tu respires et pousse ton premier cri. Il est 1h48 du matin. Tu es tout mouillé et tout chaud contre moi. Tout costaud. Bien vigoureux. Le plus beau des bébés.
« Il a une tête de Jean Gabin », ironise ton père que je sens super ému. C’est ta première video. « Il n’a pas une tête de Jean Gabin il est mignon comme tout », je réponds.
Rien que d’en parler j’ai les doigts qui tremblent sur le clavier et je suis émue.
C’était il y a tout pile 5 mois maintenant.
Bon 5 moisiversaire, mon tout petit. Je t’aime.
Quand on attend le premier héritier, il y a une chose de laquelle les « déjà-maman » aiment vous parler. Oui, vous l’aurez deviné, c’est l’accouchement. Avec cette phrase : « Mais tu verras, après, on oublie ». (Une pensée pour l’énormissime sketck-et spectacle d’ailleurs- de Florence Foresti).
Bon, pour être honnête, je n »avais pas une peur panique de l’accouchement. Oui, j’ai un côté pragmatique, et je me disais que si on y revenait depuis la nuit des temps, c’est qu’au final, c’était pas si terrible.
Et alors au final me direz-vous ? Hé bien, je vous conte, je vous conte.
Déjà, l’accouchement, il s’est fait attendre. Hé bien oui, après avoir été mise au repos sous menace d’accouchement prématurée (appelée affectueusement MAP pour les intimes), le pirate s’est fait attendre. Le jour J de la fameuse DPA (laisse moi te déniaiser si tu es nullipare –ou homme égaré- DAP : Date présumée d’accouchement), j’embarque maman qui est venue me soutenir, et je toque au service maternité. Pas de bol, je tombe sur une période de pleine lune, ou nouvelle lune, va savoir, le service est plein comme un œuf (oui, la comparaison est douteuse, pas grave, je l’assume). Ce qui fait qu’après examen et certitude que je ne vais pas accoucher dans la minute (et l’assurance qu’en 3 minutes top chrono, je peux être à l’hôpital), la sage-femme me renvoie gentiment chez moi. En me disant à ce soir. Ha, cool…
Et effectivement, vers 19h, ça commence à douiller. Si j’avais eu un petit aperçu avant de ce qu’était une contraction, je m’aperçois que c’était juste une gentille répétition. Donc, comment elle disait la sage femme au cours de préparation ? On part quand ça fait au moins 1H qu’on a des contractions toutes les 5 minutes. Très bien. La nuit va être longue. Et elle le fût. Parce que je ne sais pas comment font les copines qui, bien que contractantes toutes les 20 minutes, arrivent à dormir, mais moi, j’y arrive pas. A 5h du matin, ça contracte toutes les 4 minutes environ depuis presque 1h, j’ai mal, et surtout, je suis déjà naze. Chouette… Après un appel à la maternité, je réveille l’homme, prépare les affaires, prend une douche et on décolle.
Forcément, à 6h du matin, faut sonner. Voix du gardien (sachant que je sonne au service pédiatrie/gynécologie, mais pas aux urgences hein) « C’est pourquoi ? »… Bah… je viens accoucher ! « Vous contractez ? » Penses-tu ! Tu ouvres maintenant ou je creuse un tunnel ?
Nous voilà introduit dans le Sanctuaire. On m’harnache du fameux monito (ça enregistre les battements du cœur de bébé et ça fait quand même ‘achement de bruit c’truc là). On m’examine. « Vous êtes à 4 madame. On finit le monito puis vous irez en chambre pour laisser faire le travail ». Si tu le dis. L’homme sommeille à côté de moi, je tente de faire de même entre 2 contractions, mais aussi entre 2 sonneries stridentes de la machine quand je fais des chutes ou des hausses de tension (oui, j’aime bien faire joujou avec ma tension).
8h15, le retour de la sage-femme. « Je vous examine puis on va en chambre ? ». Pourquoi, j’ai mon mot à dire sur la question. Hum ? Examen fait. Hooooooooo, mais vous êtes à 7 presque 8, on passe en salle d’accouchement. J’ai presque la sensation d’avoir accompli un exploit. Et je me dis que dans 2h, l’affaire est pliée. Ô naïve primipare que je suis…
Passage en salle d’accouchement, regard vers l’Homme, qui 2 jours auparavant, n’était pas encore persuadée de vouloir rester. Mais c’est un homme, un vrai, il reste. On me demande si je veux la péri. Oui m’me, et plus vite que ça s’il te plait ! Alors, là, je vais casser un mythe : la pose de la péri, c’est finger in Ze nose, même pas mal. Soit je suis tombée sur un anesthésiste trop trop baléze, soit je suis vraiment pas douillette (mais là, j’ai un doute), soit, c’est vraiment pas douloureux. En tout cas, une fois posée, je sens toujours les contractions, mais ça va. J’apprendrai plus tard que si j’ai continué à sentir, c’est sûrement car je suis trop grande. (Désolée, on ne m’avait pas dit qu’il fallait que je me rabote avant de venir !)
Par contre, la péri, c’est naze, ça fait trembler. Genre parkinsonnienne. Très élégant. Ceci dit, la grossesse, et à fortiori l’accouchement, c’est mettre aux orties toute idée de pudeur, faut le savoir.
Et là, l’attente est longue. 4h pour passer de 8 à 9, avec chute de tension à gogo et nausées, c’est long. Même qu’au final, la sage-femme, quand elle m’a annoncé « Bon, allez, envie ou pas, on pousse », j’ai cru que j’allais l’embrasser.
45 minutes de poussée, un appel du gynéco pour savoir si tout va bien, et quelques « Allez, on va pousser, là, allez » plus tard, je suis fière d’avoir évité la ventouse, j’apprends que le pirate a une grosse tête, le fourbe, mais que même pas j’ai eu le droit à l’épisio (ma plus grande peur). Et on me pose le p’tit truc braillard et couleur prune sur le ventre. Et là, hormones ou autre, bah tu pleures. Et tu oublies. Même si 2 minutes auparavant tu te demandais ce que tu foutais là et te promettais que non, plus jamais, là, tu te dis que tu en veux tout plein des pareils (sans zizi pour le prochain, ça serait chouette). Voilà, tu es maman. Bienvenue dans un monde de couches, de pleurs, de biberons et de soucis, mais de bonheur sans nom.
0h01mn : [en on] « Bienvenue mon bébé! »
0h03 mn : [en off] « Maintenant que je sais que bébé est en bonne santé, on pourrait pas le remettre à l’intérieur, je ne suis pas prête (mais je veux bien accoucher une deuxième fois dans 15 jours, hein!) »
0h04mn : [en off]« Oh, il a des poils sur les oreilles, et sur le dos… »
0h045mn : [en off]bébé renifle frénétiquement à droite à gauche sur mon torse avec un regard intense, trouve le téton et se jette dessus en fermant les yeux d’extase, j’ai accouché d’un cochon truffier! Mon sein est deux fois plus gros que sa tête.
0h10mn : [en off] « non vraiment, on ne peut pas le remettre au chaud à l’intérieur? »
0h20mn : [en on]« à propos c’est une fille ou un garçon? »….
0h30 mn : [en on] « ah, le placenta est déjà sorti? »
Etat de choc, inconscience, responsabilité écrasante et et évidence : rien de ce que j’attendais
Récit de l’accouchement de mon fils, après 2 filles! Le + beau, vous comprendrez pourquoi à la fin!
Lundi 31 juillet 2006: J-7, je décide d’aller faire rapidement qq courses car à chaque fois que je m’achète un livre (pour bouquiner une fois que je serai à la mat)….et bien j’ai le temps de le lire car mon fiston ne se décide pas
Je vais donc à Auchan avec mes 2 puces! Les caisses sont relativement pleines, je décide, pour la 1ère fois de ma grossesse, d’aller en caisse prioritaire…..On me regarde, la caissière aussi….et PERSONNE ne me laisse passer….Sympa………. Surtout que j’ai mal au ventre, que je suis énorme et que j’ai 2 petits bouts de 2an et 5 ans avec moi….! Bref, je rentre…
Midi, qq contractions, je prépare à manger à ma petite famille, mon homme rentre du boulot, je lui explique que j’ai des contractions régulières.Je prends 2 spasFons, et lui dis: « si ça ne passe pas, tu ne retournes pas bosser, car le Spasfon ça marche avec moi si c un faux travail ». Il est 13h30, les contractions ne sont pas passées, mais sont supportables, donc mon mari retourne travailler et on verra comment ça va quand il rentre… Lui me fait confiance, il part bosser.
J’appelle une 1ère fois ma maman vers 15h pour lui demander si elle n’avait pas l’intention de bouger dans l’apm car je risque de l’appeler pour qu’elle vienne chercher mes filles…Ma maman s’inquiète: « euh j’arrive tout de suite ». Moi: »mais non, je voulais juste te prévenir mais ne viens pas maintenant! » Ma maman: « mais si, je viens au moins m’occuper de tes filles, et tu dois avoir besoin de moi à la maison »…..moi: « non, je te rappelle »….
Je préfère être tranquille chez moi, gérer un peu la douleur dans le calme et ne pas avoir ma maman stressée et inquiète à côté de moi Hihi…
16h: mon homme m’appelle: « bon, comment ça va, je rentre ou je peux encore aller sur une panne, ça me prendra 1 heure environ… » Je lui réponds qu’il n’y a pas de problème mais que je pense que c’est pour ce soir ou cette nuit: « on ira à la maternité qd tu rentres à 17h »
Il me demande d’appeler ma mère, qu’elle vienne chercher les filles comme ça, on va à la mat dès qu’il rentre!
J’appelle ma maman à 16h30…
16h45 (environ): Ma maman arrive, je dois avoir des contractions toutes les 5/6mn environ, peut-être moins, je n’ai plus trop la force de vérifier l’heure! Je fais les derniers préparatifs des fringues pour mes filles, JE N OUBLIE PAS MON APPAREIL PHOTO (et non) et je vais fermer ma valise!
Ma maman, de + en + inquiète pour sa fille (Smile): « mais ou est ton mari, appelle le! »… Moi: « il m’a dit qu’il arrivait pour 17h, c’est c’est ds 5mn…. » Ma mère: « non appelle le » (et elle me donne mon portable) je finis par appelé mon homme qui est sur la route… Il arrive vers 17h10, et dit (il aime embêter ma maman): Bon, je vais prendre ma douche, puis peut-ê faire une tite sieste… » ma mère: « ça va pas, vas y, tu l’enmènes tout de suite! Carine, dis LUI!!!! »
Bref nous partons (peut-être 17h15…)( je n’en peux plus ) Nous sommes à 10mn de la mat …
En salle de travail, je m’installe, et je leur demande la péri, en leur disant qu’il faut qu’il vienne vite, c’est insoutenable (euh non non, promis, ce n’est pas du cinéma, je ne suis pas une petite nature…)
» La SF me dit: « bon, avant je vous mets la perf, et ensuite j’appelle l’anésthésiste… » Elle me met la perf, puis sort ds le couloir et elle revient: « vous avez de la chance il est déjà là »! Alors asseillez vous!
Moi: « je ne peux pas j’ai une contraction….. », elle: « ben va qd même falloir… » Bref, l’anésthésiste arrive: « ah ben vous avez une belle scolisoe Madame » (euhhh oui je sais, m’en fous, pose moi cette péri!!!!!!!!), bon alors, je vous fais une 1ère piqure, petite anésthésie et patati et patata….
Voilà! Péri posée, il est peut-être 17h40…! Moi, heureuse, car je connais, et je sais que je n’en ai plus pour longtemps à souffrir…j’ai l’impression de sentir ma jambe droite d’endormir… ah non, me suis trompée! Elle met du temps à faire effet je trouve… je dis à la SF que la poche des eaux ne s’est pas rompue, elle me répond qu’elle la percera qd la péri aura fait effet…puis elle s’en va!
Je suis seule avec mon homme………….on ne m’a pas encore mis les pieds sur les étriers!
D’un coup, je sens que ça pousse……..et……….la poche des eaux se rompt……….Je crie à mon homme « vite appelle les, j’ai envie de pousser je dois pousser, il arriiiiiiive!!!! » Mon homme va ds le couloir: « SVP, elle a envie de pousser »…….
La SF arrive, je lui dis: « il me faut vite une dose de péri, elle ne fait pas effet », et elle: « non c trop tard…la bébé est là », elle se retourne et appuie sur un bouton, d’un coup 4 autres femmes sont là, moi je pousse car l’envie est trop forte, on me demande de ne pas pousser (ben oui, elles ne sont pas prêtes…), le gygy passe la tête, et rigole: « ah en effet, il est là » et il repart! et moi je dis: « mais ça fait trop maaaal! Allez, une 4ème ou 5ème poussée, et là, la SF me dit: « Ben allez y, prenez le, il est là (j’entends des pleurs) je me penche, et j’attrappe mon fiston! les SF n’avaient pas eu le temps de mettre leurs gants pour le prendre…… UN VRAI BONHEUR et une GRANDE FIERTÉ de n’avoir eu besoin de personne pour donner naissance à mon FILS!
Et voilà, notre fiston tant désiré et tant attendu à fini sa dernière ligne droite à toute vitesse!
Edit: J’avais prévenu les SF que mon chéri voulait couper le cordon (comme pour ses filles), et lorsque j’en vois une s’approcher de mon fils et moi, ciseau à la main, je panique un peu: « euh non non…. » et là, elle s’arrête de justesse « oh euh, désolée, là, je suis un peu perturbée par la vitesse de votre accouchement, tenez Monsieur… » Ouf, on l’a échappé belle!
Mon récit est long, mais il faut savoir que nous sommes arrivées vers 17h25 à la mat, et qu’EWEN est né a 18h18!!!
Nous sommes bien sur restés 2 heures ensemble et tranquilles tous les 3! Ewen a immédiateemnt tété au sein et avait déjà les yeux ouverts! Nous sommes, mon homme et moi, sous le charme de cette merveille, une nouvelle fois,issue de notre Amour !
Voilà le récit de la naissance de mon fils, après 2 filles!
Merci à celles qui auront eu le courage de lire jusque là!
Après un déclenchement et quelques 11h de travail ma foi fort sympatoches (oui toujours rester positive, j’y repasse dans quelques mois), le moment tant attendu (et là devenu juste obligatoire parce que bon-là-faut-arrêter-les-conneries-faut-en-finir-nan-mais-ho!!!!) de pousser est arrivé (alléluia!).
Dame gynéco et son équipe me coachent à souhait jusqu’au moment où… »ah faut arrêter, la petite se présente le nez en premier, on file au bloc pour césarienne!! »
Un ange passe…mes fesses à moitié à poil passent aussi de la table de travail au brancard…
Une demi-heure plus tard (selon le Mâle vaguement oublié en salle d’attente avec la tv bloquée sur « gulli ») naissait Ma Croûte, Mon Croûton d’amour, Ma Cacahuète jolie, j’ai nommé Emma, 4kg010 et la même tronche que sa môman quelques années plus tôt.
Le temps pour moi de refermer tout ça (sinon ça fait désordre il faut l’avouer) et pour ma Miss d’avoir quelques soins de bienvenue, nous revoilà ensembles, moi sur un brancard, elle dans une couveuse.
J’hallucine juste sur son gigotement extrême (elle est montée sur pile??!!???).
Au moment de la sortir de sa boîte chauffée (la couveuse, pas mon utérus!), la demoiselle s’accroche aux rebords…d’abord avec ses mains puis, celles-ci ayant lâché prise, avec ses orteils…la sage-femme a juste bien galéré mais là voici enfin sur moi, avec moi…je t’aime Ma Cacahuète.
Une grossesse paisible mais une clinique médiocre, ainsi la suite fut moins rose !!! Un déclenchement à J+7 parce que l’obstétricien de garde ne voulait pas de moi parce que je n’étais pas sa patiente, obligation d’attendre le retour de congé du mien ! contraction durant 29 hre, un acharnement médicale sur moi, une 1ère sage femme méchante, une anesthésiste qui rate sa péridurale, épisio-forceps-spatule à vif, un bébé coincé dans mon bassin, un bassin et coccis déplacé pour moi par la 2ème sage femme, un nerf d’épaule arraché à mon bébé (plexus brachial) …. 2hres après je vis enfin mon cœur, ma vie, mon amour, ma raison d’être, celle qui me rend heureuse tous les jours !!! C’est ma fierté malgré les soucis médicaux qui restent encore mais elle est belle, courageuse, très éveillée … je l’aime plus que tout !
Mon fils Nolan : Jour du terme Tout va bien en salle de travail, j’ai la péridurale, je ne souffre pas. C’est la nuit, mon mari dort sur un fauteuil à côté de moi. On vient m’ausculter et je vois que ça s’active autour de moi. C’est bon, nous allons bientôt être 3.J’ai du mal à pousser car je ne sens casi rien. Après 3 ou 4 poussé, la sage femme me dit d’attraper mon fils. Je le sens glissé de mon ventre. Je l’ai dans mes mains, je le regarde sans voix. On me l’essuie et je le ramène contre moi en me couchant. Le peau à peau est indescriptible. Mon fils ne pleure pas. Il met son pouce dans la bouche et dort contre moi, son odeur m’apaise. On est là tous les 3, plus rien n’existe autour. Aucun mot ne sera dit. On laissera l’émotion se lâcher chacun de notre côté, mon mari en allant prendre l’air et moi de retour dans la chambre. Rien n’est plus merveilleux que lui, plus rien ne compte.
Ma fille Gaïa : J+2. On m’ausculte, on analyse le monito, je n’ai pas assez de contraction pour la sage femme. Elle veut qu’on rentre chez nous mais devant notre regard, elle nous propose de rester jusqu’à 8h du matin puis de rentrer. Elle n’est vraiment pas convaincu que j’accoucherais aujourd’hui. Moi oui. Il est 4h du mat’. Au bout d’un moment, je dis à mon mari d’appeler quelqu’un car j’en peux plus. Et il y a de quoi. Je suis passée de 2 à 7 en moins d’une heure. Direction salle de travail, on me dit qu’il faut attendre 30 min l’anesthésiste. Sauf qu’une coquine ne veut pas attendre. Il est trop tard pour ma cher péridurale, je dois accoucher sans et ma zen attitude s’en va. Je hurle sans pouvoir contrôler, je m’en excuse toutes les 2secondes. Mon mari se sent inutile, moi je veux simplement qu’il me tienne la main et me parle. Quelques poussés en souffrance et pouf ! plus aucune douleur et ma fille est là ! On me la pose sur moi, mon mari pleure d’émotion car fin de ma souffrance, de mes cris qu’il n’a jamais entendu et première vision de notre fille. Elle pleure légèrement, puis on me la pose sur moi, elle nous regarde avec ses brillants. Plus rien n’existe autour. J’aime ce peau à peau et le papa qui nous entoure de ses bras. Un cocon bien protégé.
39semaines et 3 jours ====> 2 demoiselles sont en coloc dans mon bidou, le bail arrive a expiration mais elles ne veulent pas vider les lieux. De plus l’appartement commence a être vraiment trop petit pour 2, elles se marchent dessus.
Une procédure d’expulsion est alors programmée pour le 2 août.
Elles se décident tout doucement, elles prennent bien leur temps pour se faire belles avant de faire leur grande apparition.
Il aura fallu une quinzaine d’heures pour les faire sortir mais sans un mot plus haut que l’autre (a part le sempiternel « Poussez Madame Plus fort »), sans lutte et sans avoir besoin de sortir les grands moyens. Tout en douceur…….
Le Gynéco aura seulement office d’huissier puisqu’il est passé une seule fois pour donner le top départ aux poussées puis il est parti.
Elles quittent les lieux a 5min d’intervalle, leurs très grand yeux bleus marines bien ouverts, quasiment sans crier, pour être finalement relogées dans les bras de maman et papa.
Elles ont bien fait de prendre leur temps, elles sont magnifiques et se portent à merveille. Presque 3 kilos chacune, le logement était étroit mais la cantine était bonne apparament =))
Voila maintenant 9 mois 1/2 qu’elles sont la et même si ce n’est pas rose tous les jours je n’imagine pas ma vie sans elles.
Lora et Maïlyss, le 3 aout 2010 a 13H06 et 13H11.
3 mois que j’avais des contractions, 6 semaines que j’étais enfin au repos, quelques jours que, bien qu’ayant encore 3 semaines à attendre, je disais que ça serait top que Loulou arrive un lundi, parce que question timing, c’était top : sortie de la mat’ le vendredi, premier week end tous les 3 avec Chéri à la maison puis enchainement avec le congé Pater’ juste derrière… mais bon, on ne décide pas, et puis on avait le temps encore !
Lundi 13 septembre, 6h30, le réveil sonne, je me tourne dans le lit et là, 1 contraction… la journée commence bien tiens !
5 minutes après, une deuxième, puis encore une… j’en ai toutes les 5 minutes… oups…
Une heure après j’envoie Chéri bosser, ça lui évitera de tourner en rond dans la maison (et de me stresser aussi !) parce que de toute façon, c’est trop tôt, c’est pas le jour, c’est pas ça, j’en suis sure !
J’appelle quand même la maternité, je prends les spasfons.. rien à faire, ça ne passe pas !
8h30, je rappelle Chéri, ça serait bien qu’il revienne finalement et qu’il m’emmène à la maternité, juste pour voir, on sait jamais…
9h on arrive à la maternité : « C’est votre premier ? C’est pour dans 3 semaines ? On a le temps alors me dit la sage femme »… Elle s’appelle Sylvie, et me laisse un peu en plan, là, avec Chéri…
9h30, elle m’examine enfin : vous êtes à 3, c’est pour aujourd’hui…
Premières larmes de Chéri qui réalise que dans quelques heures nous serons parents.
A partir de là, tout va très vite, on m’emmène en salle d’accouchement, des tuyaux partout, des machines qui font bip-bip, pshiiit, et toujours les contractions, de plus en plus fortes, difficile de se « reposer » comme me le suggère la sage femme. Chéri me tient la main, m’encourage, on en a pour un moment, on s’y attend.
10h30, deuxième examen : « ouh là, vous êtes à 9 ! ça va vite là, je ne sais pas si on va pouvoir poser la Péri’, vous voulez une rachis pour tenir ? » Un peu que je veux ! J’ai déjà l’impression que je n’en peux plus ! Et cette angoisse : vais-je avoir assez de force pour pousser ?
Tout le monde s’active autour de moi, l’anesthésiste, la sage femme, la puéricultrice…
12h00, on commence ? Petit souci, Bébé ne passe pas, on appelle de Gynécologue et une deuxième sage femme, de la tension dans la salle… 12h30, on remet ça… 12h51min33 secondes, Loulou est parmi nous, on ne le pose que 10 secondes sur mon ventre (il en profite pour faire caca !) et vite, la puéricultrice l’emmène, il est petit, tout petit, et j’ai peur.
De toutes mes forces, je crie, « est-ce qu’il va bien ? Il respire ? Je ne l’entends pas ? » mais ce n’est qu’un murmure qui sort de ma bouche…
Chéri me rassure, il va bien, on lui fait juste les soins.
Et là je pleure, je ne peux plus m’arrêter, j’ai eu si peur, avant même qu’il ne soit là j’avais peur de le perdre.
Pour le réchauffer, la puéricultrice le place sous une lampe, dans un petit berceau à côté de moi, pendant une longue heure, je ne peux pas le quitter des yeux, il est si beau, mais si petit, si fragile, je me sens immense d’un coup, pleine d’une force incroyable, je serai forte pour lui, pour qu’il grandisse.
Au bout d’une heure je n’en peux plus, la puéricultrice est de passage, je la supplie en pleurant, encore, « est-ce que je peux le prendre dans mes bras ? s’il vous plait ? » c’est mon fils, mon bébé, mon amour, ma chair et il faut que je demande la permission.
Elle comprend très bien cette adorable puéricultrice, et ça y est, elle le pose dans mes bras, tout contre moi ; depuis 1 heure, il avait déjà explosé cent fois, mais encore une fois, mon coeur explose.
Les jours suivants, je n’en dors pas, j’ai besoin de le regarder, encore et encore, c’est quoi tout cet amour ? On m’avait dit que c’était indescriptible, mais on ne s’y attend pas.
J’ai 2 amours à compter de ce jour, celui qui était Chéri et qui est devenu Papa, et mon Loulou, ma Cachuète.
Voilà, je suis Maman, à vie
Il est encore un peu tôt. Mais manifestement, comme ta grande soeur, aller à terme ne t’intéresse que moyennement. Je commence à me demander si mon utérus n’est pas un peu un terrain hostile, là. Ou bien on est tellement fendards comme parents, que l’envie de nous rencontrer est plus forte que la raison, (et c’est pas pour me la raconter, mais je penche quand même plutôt pour cette deuxième option).
Bref, c’est trop tôt, mais c’est trop tard, tu as déjà entamé ta descente, petite fille. D’ici quelques heures, nos regards se croiseront pour la première fois. Maman, d’abord. Puis Papa. Le pédiatre veut te voir rapidement, ces premiers échanges sont presque fugaces. Mais déjà, on entrevoit un futur teinté de jolies choses. Ces instants où tu riras aux éclats, ceux où toute ensuquée, tu tendras une petite main pour caresser notre visage. Ces minutes précieuses où tu chevaucheras ton père, en exultant : « Va comme le vent, Pile Poil ! » et celles où tu nous chuchoteras tes premiers « Je t’aime », là, tout doux, au creux de l’oreille. Ces moments où tu prendras ta grande sœur dans tes bras, parce qu’elle aura un gros chagrin et ceux où elle essuiera une larme sur ta joue, en te disant que tout ira bien. Tout est là, tout y est. Dans ce profond regard ni tout à fait bleu, ni tout à fait noir, on entrevoit, déjà, quelques milliers de tendres histoires.
Il est midi. Départ pour la clinique. Peur, appréhension et soulagement. On y est. Neuf mois d’attente. Enfin… Ton papa en aurait presque perdu son latin.
Douleur….
Douleur….
Douleur…
On se met soudain à regretter le choix d’un accouchement sans péridurale.
Un cri. Si peu de temps… et tout à la fois… quelques minutes à peine et tu es là… tes yeux bleus dans les miens, la confiance de ta main dans la mienne… La douceur de ta peau sur ma peau. Le son de ton souffle sur mon coeur. Un moment tant de fois imaginé. Notre premier moment rien qu’à nous.
Nous étions deux devenus trois au pays des youyous et des souks aux mille couleurs… Je n’y croyais pas. Tu étais si parfait.
Dehors la mosquée rappelait les croyants à la prière. Le bleu du ciel traversait la fenêtre de la chambre. un rayon de soleil hivernal réchauffait ton berceau. Le temps n’avait plus de prise sur nous. Les visiteurs se succédaient mais je ne voyais que toi. Toi, si beau, si petit, si fragile, dans ce monde tourbillonnant d’adultes trop pressés. Un tout petit rien qui a fait de nous un tout. Aymen. Mon fils. Notre fils. Le pont entre les deux rives de la Méditerranée. Un savant mélange de montagnes alpines et de désert marocain. Un condensé d’amour. Un pied de nez aux intégristes de tous bords.
Le vie était née un 1er janvier 2011. Quatre mois plus tard, le rêve continue.
Je t’aime mon fils.
-Chéri je crois qu’on va pouvoir y aller, j’ai des contractions depuis 3h du mat’, il est 6h30…
-tu es sûre, tu as des contractions toutes les combien?5 minutes boh ça va on est laaaarge!
-heu oui mais la maternité n’est pas tout prêt quand même…
Il se lève, il est beaucoup plus calme que moi, ça devrait me rassurer mais je trouve ça étrange…il va sortir le chien, oui j’y avais pas pensé le pauvre ça risque d’être long…il revient et déjeune…bon ok il a faim on ne sait pas quand il va pouvoir manger après…et maintenant, il va se doucher, mouais je sais qu’il déteste sortir sans s’être lavé mais bon je commence à trouver le temps long…j’inspire, j’expire, je compte les minutes entre chaque contraction…et je le cherche, mais où donc est il passé?
-ben quoi je regarde mes mails vite fait!
bon il a comprit à mon regard que ce n’était pas le moment.on s’installe dans la voiture, il appelle le boulot, et me précise de ne pas m’inquiéter, si c’est une fausse alerte il pourra faire demi tour et être à l’heure au boulot!apparemment je ne dois pas suffisament souffrir, il n’est pas convaincu…surtout que j’ai une semaine d’avance et que c’était la pleine lune…
-mais voyons ma chérie, la pleine lune ça ne marche que sur les loups garous!
je dois sourire mais étrangement ça ne me fait pas rire…
on arrive à la maternité, je n’ai jamais vu mon mari aussi détendu, c’est agaçant finalement!on m’installe en salle de travail pour mesurer les contractions…elle m’annonce que ça contracte bien, que le travail a déjà bien commencé…elle se tourne vers lui et lui annonce qu’il peut aller à l’accueil m’inscrire, que nous allons avoir notre bébé aujourd’hui.Tiens il fait moins le malin là!
on m’installe en salle d’accouchement pour me poser la péridurale (non je ne cris toujours pas mais ça fait un peu mal quand même!)
et commence une longue attente, les contractions se sont un peu arrêtées depuis la pose de la péridurale, on me conseille de me mettre sur le côté (ben oui maintenant que je suis branchée de partout) et on propose à mon homme de m’aider, et là il me regarde différemment, des fils partout, du sang et de l’éosine, il est plus que calmé là!il s’exécute quand même hein il a pas trop le choix!la machine ne fait que bipper, elle a un soucis, une sage femme montre à mon homme comment l’arrêter, et lui explique le fonctionnement.ça y est il est content il a trouvé de quoi s’occuper…
-chéri regardes, houlà tu vas avoir mal, elle est belle celle là, non???
toujours pas besoin de réponse, mon regard en dit long!
le temps passe toujours ça ne va pas très vite finalement…il va oser oui il va oser me le dire…
-c’est long quand même, pfiou je m’ennuie!
je lui demande de me tourner encore, la sage femme lui demande de tenir le monitoring, de ne pas bouger et elle part.Il est franchement mal positionné pour tenir le monitoring et me demande quand elle doit revenir…
-ben dans une heure comme d’habitude
-hein, quoi?je vais rester une heure comme ça?
-ben oui!pourquoi tu souffres? t’as une crampe? oh pauvre chou va!
vous comprenez évidemment que je me fiches pas mal de sa crampe à ce moment là, il a comprit aussi, il se tait!
finalement 30 minutes plus tard j’ai envie de pousser.
-appelles la sage femme
-tu es sûre?
pas de réponse il part la chercher, c’est en effet le moment de commencer à pousser mais d’abord elle me demande
-voyons commencez à pousser on va déjà voir si vous y arrivez
-pourquoi?sinon je rentre chez moi?
je pousse et apparemment vu tous ces encouragements je suis une pro…ah non attendez je suis toute rouge parait il donc je ne pousse plus comme il faut…on demande à l’homme de me dire qu’il voit la tête, il était pas préparé à tout cela à vrai dire mais il s’éxécute encore…un petit coup d’oeil au monitoring…
-dis donc là ça contracte vachement hein chérie?
-allez courage Céline une fois la tête sorti tout ira bien…ah voilà la tête est sorti, mince elle bloque aux épaules.
-arghhhhhhhhh menteuse!
je pousse de toute mes forces quand je les vois s’agiter et que je comprends qu’il faut absolument qu’elle sorte!
ouf c’est bon ça y est tout le monde se calme, elle est là…on me la montre et on tend une paire de ciseaux à mon homme…houlà vous êtes sûres de ce que vous faites?oui c’est bon ça y est il a coupé le cordon…on la pose contre moi mais elle est un peu pâle alors on demande au papa de les suivre et ils amènent le bébé…on s’occupe des soins…je croyais que l’accouchement était le plus douloureux et qu’après les petites douleurs seraient de la gnognotte mais non j’ai mal.elle a terminé…mon homme revient avec quelque chose dans les bras…il me le pose dessus…c’est tout rose, et gris un peu aussi quand même, elle a un joli pyjama…elle bouge la tête et grimpe, tient mais que fait elle…oh elle a attrapé mon sein dis donc…tiens je vois trouble, je ne comprends pas…ah mais je pleure…des larmes de joie…je me sens bien, si détendue…ce bébé en fait, c’est mon bébé…dis donc il est tout ému le mâle…on est 3…faut prévenir tout le monde…elle est si belle…
elle a 2 ans aujourd’hui et je n’ai toujours pas cesser de passer mon temps à la regarder et à me dire que quand même on a vraiment la plus belle fille du monde.Parait que c’est normal c’est ma fille donc forcément la plus belle.
Le premier regard entre ma fille et moi ? Ça fait 5 mois qu’il dure… 5 mois que lorsque je plonge dans le lac chocolat de ses prunelles, l’émotion m’envahit. Elle est ma princesse, ma tant désirée, ma tant attendue, et ce premier regard, je le retrouve chaque matin quand elle se réveille, à chaque biberon, à chaque câlin. Dans ses yeux, la confiance, la curiosité, la pureté… Dans le mien, un mélange d’amour qui gonfle mon coeur à exploser, et de doute aussi… Suis-je vraiment aussi importante pour elle qu’elle l’est pour moi ? Je ne suis que moi, et elle est déjà tellement elle, à la fois unique et le mélange de tous nos ancêtres.
Son premier regard, et tous ceux qui suivent, m’accompagnent à chaque instant, à chaque minute. Ils sont ma force, ils sont ma vie.
Tiphenn,
Ca y est, je peux enfin mettre un prénom sur ta présence.
Depuis 7 jours, mon ventre est vide, mais mon cœur si plein…
9 mois pour en arriver là. 9 mois durant lesquels ces quelques microns, grammes, puis kilos m’ont fait grandir (oui, grossir, aussi !) à mesure qu’ils évoluaient en moi.
C’est un deuil à faire que ces 9 mois, ce temps de grossesse où tu habitais mon giron, qui, même si elle ne fut pas idyllique (tant je n’ai pas été epargnée par les gratouillis, œdème, hypertension, etc qui parasitent un peu) me laisse néanmoins un souvenir bouleversant et dense en émotions diverses.
9 mois à t’attendre, petit bout de nous, à se languir de toi, à t’imaginer… Fille ? Garçon ? Blond-e ? Brun-e ? etc
9 mois qui sont passés si vite, même si ce n’est pas ce que j’ai pensé du dernier mois…long, trop long… et tu es allé jusqu’au bout…. Même un jour plus loin ! Et pourtant ce 9ème mois a fait de toi ce que tu es, un grand bonhomme de 53cm et 4 kg avec une coiffure de rocker !
Je t’ai écrit avant ta naissance, mon bonhomme, pour t’expliquer d’où tu venais, pourquoi tu arrivais dans ce monde.
Maintenant que tu es là, il y a bien d’autres choses à dire autour de ton arrivée.
Il faut que tu saches que Mamalie a été merveilleuse pendant toute cette période où je t’abritais dans mon ventre, mais aussi, qu’elle l’a été encore bien d’avantage ce 3 janvier 2011, présente à mes côtés et aux tiens durant cette longue journée qui t’a mis au monde.
De notre arrivée le matin, pour un simple contrôle suite à quelques saignements au lendemain midi, elle n’a pas faibli pour m’accompagner d’abord, tentant de soulager mes contractions par des massages, des caresses, des mots d’empathie.
Ensuite, une fois venu le moment où ton petit corps cherchait la sortie alors que le mien luttait contre l’épuisement pour t’accompagner, elle était toujours là, avec des mots d’encouragement, des gestes tendres, revivant ces douleurs de l’enfantement que je ressentais. Elle a été là dans l’ultime poussée, qui, accompagnée par l’efficacité d’une équipe affairée à t’amener à la vie, a permis cette formidable rencontre.
Je n’ai pas pleuré quand on t’a posé sur mon ventre, j’étais trop soulagée. J’avais tant craint de ne pas parvenir à t’amener dans ce monde. Mais Mamalie, si. Tu es venu sur moi, peau contre peau, nous nous sommes alors rencontrés tous les trois… enfin…
Enfin te sentir, te voir, te découvrir, petit garçon… te donner enfin ton prénom, petit Tiphenn…
Et puis, des complications m’ont éloignée de toi. Mais tu n’es pas resté seul dans ce nouveau monde, à aucun moment, non… Mamalie a été là, avec toi, pour toi. Elle a veillé sur toi, t’a donné sa chaleur, son amour, quand moi, je ne pouvais pas.
Sa place, son statut, elle l’a trouvé, enfin et définitivement… Ni ta Maman, ni ton Papa, ta Mamalie… Une Mamalie qui n’a pas de statut légal mais est-ce que ça se voit quand tu la regardes de tes grands yeux ouverts sur le monde ?
A jamais et en dehors de tout cadre, toute loi, elle est ta Mamalie à toi…
Moi, je t’ai rencontré vraiment le 4 janvier, une fois revenue du bloc, revenue à moi, à toi, à vous. Et alors j’ai rencontré le plus beau bébé du monde… Une bouille à croquer avec sa coupe de cheveux à faire craquer les filles. Et chaque jour qui passe, j’apprends à te connaitre et à découvrir tous tes charmes d’adorable bébé… Oui, c’est un fait acquis : j’ai complètement craqué ! Et crois moi, t’es le premier mec qui me fait cet effet là ! Tu es le plus beau, le plus gentil, bref le plus adorable bébé du monde et ça n’est même pas discutable !
Dormir ensemble, t’allaiter sont surement des facteurs qui ont favorisé notre rencontre et le lien qui nous unit, c’est une chance de pouvoir connaitre ça…
Il faut parler aussi de l’haptonomie que nous avons pratiquée dés mon 4eme mois de grossesse, par laquelle nous entrions déjà en contact avec toi par le biais du toucher. Ta Mamalie t’emmenait promener dans mon giron d’abord, et nous te parlions, t’expliquions notre vie, le déroulement de la grossesse quand elle s’est compliquée, te racontions à quel point on avait hâte de te rencontrer. Le lien était déjà là, tu réagissais à nos sollicitations, Mamalie t’invitait à te promener et tu suivais de très bonne grâce, je faisais un mot croisé et tu t’amusais à dégommer mon magazine… Une complicité s’était déjà installée mon Doudou et ta présence complice m’a bien souvent aidée à relativiser quand ma grossesse m’épuisait de toutes ses petites complications… Tu venais te nicher sous ma main que je posais sur mon ventre et mes tracas disparaissaient… je savais pourquoi je vivais tout ça… 5 mois avant de te voir « en vrai », on te connaissait déjà…
Depuis 7 jours, je suis mère et j’espère de tout cœur me montrer à la hauteur, tout le temps, de cette lourde responsabilité.
Je ne remercierai jamais assez Nath, la femme de ma vie, ta Mamalie, grâce à qui l’idée de toi a pris forme, grâce à qui je me suis sentie la confiance nécessaire pour devenir mère.
Je ne remercierai jamais assez Eric, ton Papa, d’avoir partagé cette envie de te donner la vie.
Grace à eux deux, je suis mère d’un adorable bonhomme que je ne me lasse pas de regarder s’éveiller à la vie depuis 7 jours.
Quel plus beau cadeau aurait-on pu me faire ?
Je ne remercierais jamais assez, non plus, le Dr A. et Corinne, la sage-femme qui ont su accompagner ma grossesse avec tant d’empathie, de générosité, de temps, d’écoute et de soutien…
Je ne remercierais jamais assez, non plus, l’équipe médicale de la maternité qui a respecté nos vœux quant à ta naissance en nous accompagnant avec énormément de chaleur humaine, de professionnalisme et de respect.
Quant à toi, mon doudou, quel bonheur que de t’avoir rencontré et de t’avoir porté à la vie.
Tu es un chouette petit bonhomme et compte sur moi pour faire tout ce qui me sera possible pour être à la hauteur.
Je t’aime, mon petit Tiphenn.
3 h du matin, à 3 jours du terme, tiens elle est bizarre cette espèce de crampe qui a l’air de revenir toutes les 20 minutes ! mais ça s’rait pas une contraction ?
bah, ça va, ça tire mais ça fait pas mal.
contractions toute la journée, anarchiques alors je me prends pas la tête et je prends même le temps d’aller acheter un paquet de gâteaux pour mon chéri, des fois qu’on doive passer la soirée à la maternité !
18h45 : perte des eaux dans le salon, moi j’appelle ça les chutes du niagara !
et là, les voilà les Contractions, les vraies, celle qui me déchirent le bas du dos et qui reviennent toutes les 3 minutes ! branle-bas de combat, et zou on part à la mat’, c’est pour ce soir a priori !
19h30 : salle d’examen, « vous êtes à 2, madame, va falloir attendre encore un petit peu pour la péri ! »
j’ai donc attendu une bonne heure, assise sur mon ballon, broyant les avant-bras de mon cher mari (qui n’en menait pas large) avant que mon sauveur (l’anesthésiste) ne me délivre !
et la soirée a passé bon an, mal an, avec les bip-bip des machines et mon pauvre chéri qui s’endormait sur son tabouret en salle de travail. vers minuit, il s’est enfin décidé à demander s’il pouvait aller se reposer un peu dans ma chambre et une demi-heure plus tard la sage-femme est venue le rechercher « allez, monsieur, c’est pour maintenant ! »
« poussez, madame, poussez, fâchez-vous, fâchez-vous, fâchez-vous ! » j’avais beau me fâcher tout ce que je voulais, il ne voulait pas sortir le bougre. il avait décidé de regarder les étoiles pour sortir et sa tête ne voulait pas passer ! alors mon deuxième sauveur (le gynéco) est arrivé : « il va falloir passer aux forceps, madame, mais petits les forceps, il est tout juste là votre bébé, ne vous inquiétez pas, d’ailleurs le papa peut rester ! »
1h44 : en deux coups de cuillères à pot, il était sorti, la sage-femme me le posait sur la poitrine. et là, le croirez-vous, la première pensée qui m’est venue ne fut pas « ça y est, je suis maman » mais « oh, mais c’est lourd ! »
et oui, ces 3kgs910 de bonheur, c’était mon petit Benjamin !
Je me retourne dans mon lit, tant bien que mal avec ma sciatique….poc….flopppp…. »non , non, non, ce n’est pas possible !!!! pas aujourd’hui !!! » . Il est 3h du matin, un jeudi 4 novembre 2011 , je suis à 1 mois du terme, je tremble, j’ai réalisé ce qu’il venait de se passer, mais une floppée de questions se chamboulent dans ma tête, je n’ai pas eu mon dernier cours celui sur la poussée, je ne suis donc pas prête !! .
« Chéri…. »
« Moui ?? »
« J’ai perdu les eaux !!! »
« quoi?? t’es sure ?? »
« voui regarde le lit !! »
« Qu’est ce qu’on fait?? »
« Ben on part à la maternite !!! »
En bonne future mère prevoyante que je suis, le sac de bébé était pret mais pas le mien !!! mais j’ai geré ça zen, en fait j’avais des fou rire !!
On arrive à la maternité, pépère ….
Le travail avance doucement, chéri est là pour me distraire , on parle de tout, on se mets d’accord sur le prénom, oui oui mieux vaut tard que jamais !!
Je finis par demander la péri, on me l’a pose, parfait je n’ai rien senti, je suis soulagée. Le temps passe , le travail avance….et là, j’ai envie de pousser, mais ce n’est pas encore le moment, on me diminue la péri, pour que ça aille plus vite…je commence à ressentir les contractions aie aie aie…chéri me réconforte « allez ma choupinette, tu es forte , tu va y arriver » , ça me motive oui oui !!!! pendant 30 min je pousse pour rien , mais ça me soulage!
Et là viens ce moment tant attendu…il va falloir pousser madame !! « heu oui mais j’ai pas eu le cours sur la poussée, je ne sais pas !! » on m’explique, je mets en oeuvre, c’est dur, il ne passe pas, j’ai mal, on décide de prendre la ventouse, » poussez quand vous avez une contraction » et moi « mais j’ai envie de pousser tout le temps !!!!! ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh!!! » » et ben poussez !!!!!!!! » et voilà je pousse une, deux, trois fois et là on me pose ma crevette sur moi !!!! rooooo il est trop beau, propre, la douleur s’efface instantanément….c’était bien vrai alors, la douleur est vite oubliée !!!
Et là ce sentiment indescriptible, mélange de joie, de bonheur, de fierté, je suis émue, on a reussi à faire un bébé !!! c’est tout simplement magnifique !!
Il est là posé contre moi et il me regarde, il a de beaux yeux bleus, il tient le doigt de son papa….la grande aventure commence…
C’était un jour et surtout un moment inoubliable, je me suis sentie mère au moment où il m’a regardé, on était fiers !!! Il remplit notre vie de bonheur, on l’aime, c’est notre raison d’être !!
Que de souvenirs…cette rencontre vécue par 3 fois, inoubliable pour chacun….et différente aussi.
Mon premier, mon bébé, celui qui m’a révélé à moi même….né un 31 aout, après une nuit difficile, une journée pénible, des rebondissements, un bb coincé qui DOIT sortir….puis tu es là, sur moi et je ne vois que toi, ta bouille que j’aime déja plus que tout, ton regard intense qui semble dire, ça y est enfin, me voilà…..et moi je me (re) trouve, je suis Moi, enfin!
mon 2ème bébé est né un 14 août (oui j’aime l’été)….une veille de jour férié, une maternité surchargée mais qui au moins me laisse tranquille, je gère comme je veux, pose de péri au bon moment, un bébé qui descend vite, bien, une naissance en douceur, sans chaos…dans la plénitude….on te pose sur moi, 1ere remarque: ouhhh comme tu ressembles à ton frère….puis le monde n’existe plus, toi contre moi, nos regards se croisent, ta chaleur contre la mienne, je me sens si vivante……j’ai l’impression que tu as toujours fait parti de ma vie.
ma petite 3ème est née rapidement mais dans la violence.
une petite demoiselle pressée, pas le tps de quoi que ce soit, à peine arrivée que bébé veut déjà pointer son nez. je ne suis pas prête, je ne m’en sens pas capable, je perds pied….Puis cet instinct primaire, animal prend le dessus, je ne contrôle plus rien, c’est la vie, impétueuse,violente, rapide, qui arrive.
Ces quelques minutes où j’ai cotoyé l’origine de monde m’ont changé à jamais. T u es là, tu ne cris pas, j’ai peur, puis le son attendu, merveilleux se fait entendre, on te pose sur moi, je te contemple, nous nous découvrons…
Toi ma douceur, si avide de découvrir le monde…je ne te trouve pas aussi jolie ( cela changera rapidement) que tes frères mais je t’aime déjà plus que moi même, plus que ma vie, le coeur d’une maman n’a aucune limite , aucune frontière.
merci de m’avoir permis ce petit voyage dans mes souvenirs.
Septembre 2010, pour la troisième fois, et très certainement la dernière, je me retrouve dans cette petite alcôve, antichambre du service. Ici, on ausculte, on regarde, on évalue, on « monitoringue », on écoute, on rassure.
J’attends le verdict, et tout regardant ces quatre murs étriqués, tout en écoutant ton petit cœur battre, je laisse les souvenirs m’envahir.
Septembre 2006. Les larmes montent. C’était trop tôt, à peine quatre mois. Ton papa et moi ne comprenions pas ce qui nous arrivait, nous échangions des regards désespérés pendant que le personnel s’affairait autour de mon ventre. Triste nuit, tristes journées.
Décembre 2007. Le sourire me revient. J’ai tenu bon, 8 mois et demi, et trois mois d’hôpital. J’ai réussi à terminer cette grossesse miraculeuse à la maison. Les premières contractions m’ont surprise vers 22h30. Très vite, je sais que c’est le bon jour, ou plutôt la bonne nuit. Vers minuit nous sommes sur le parking de la maternité, heureux. Un dernier regard, bientôt nous serons trois. Nous entrons dans cette pièce, où je suis couchée à présent, confiants et sereins. La sage-femme confirme : « c’est parti ». Ces trois mots nous semblent magiques. Quelques heures douloureuses plus tard, nous sommes émerveillés, notre petit garçon est là dans nos bras et en pleine santé. La vie nous semble plus douce. Enfin …
Aujourd’hui, après 9 mois et deux jours d’attente, tu n’es toujours pas là. Col cerclé, puis décerclé, attente, décollage des membranes, dernières nuits difficiles, j’ai hâte de te tenir dans mes bras. La porte s’ouvre, la sage-femme me sourit : « c’est bon ».
J’appelle ton papa, il est ému comme la première fois. « Il faudra faire vite » je lui souffle.
Effectivement, deux heures plus tard, dans un brouillard diffus, une voix me parvient : « Attrapez votre bébé ». Je cherche, tâtonne puis sens ton corps tout chaud venir se blottir contre moi. Ton regard m’accroche. Je pleure, je ris, ton père est fier de moi, de nous. Ton frère arrive, te regarde interloqué. Et toi, indifférent à nos émotions, tu tètes avidement, puis te rendors.
Dors mon petit garçon, ta sœur veille de là-haut. Je suis apaisée, ma famille est réunie autour de moi.
Je l’avais souvent imaginé ce moment.
28 heures de travail…
Et cet instant magique tellement rapide…léger tiraillement, chaleur, humidité, léger poids sur mon ventre et ma poitrine…
Ma première impression : comme il est vigoureux cet enfant, comme il est potelé ! J’entends quelques cris, mi-miaulements, mi-vagissements. En cœur, mon amoureux et moi nous nous exclamons : « comme il est beau !».
J’ignore s’il s’agit d’un petit garçon ou d’une petite fille, et à cet instant cette pensée ne m’effleure même pas l’esprit…
Puis nos regards se croisent et le monde s’arrête. Ce regard profond, sérieux, sage…il a l’air d’avoir mille ans.
Et soudain, ce sentiment violent, une bouffée animale, comme un vertige, cet instinct de protection, ce besoin de le sentir…: mon enfant ! Je prends conscience du lien qui me liera éternellement à ce petit être. Est-il possible d’aimer à ce point quelqu’un que l’on ne connait pas ?
Nous réalisons que nous ignorons toujours son sexe, la sage-femme rit : « regardez ! ». Un fils, notre fils, mon fils…
Il restera blotti contre moi pendant 2h, trouvant rapidement le chemin de mon sein. Nous resterons là à l’observer, sereins, émerveillés…parents !
Il est environ minuit lorsque de violentes contractions me prennent. Heureusement nous sommes à la maternité depuis 01h au vu de ces mêmes contractions quasi régulières, fortes mais que je ne sentais pas. Maintenant je crois que je vais mourir, je sue à grosse goutte… Cette douleur ne s’arrête pas, elle irradie dans tout mon corps et je ne la supporte plus, entre deux souffles je demande à Chéri d’appeler quelqu’un, qu’on me pose la péridurale, qu’on sorte mon Bébé, je veux que ca cesse !
Il faudra un quart d’heure de plus pour que ma demande soit prise en compte. Le service est plein à craquer, nous avons toutes décidé d’accoucher cette nuit… Le personnel ne sait même plus où nous caser car il n’y a plus de chambre de libre…
Enfin je suis sur la table d’accouchement, on s’occupe de moi, on me dit de pousser, je demande très angoissée à ne pas avoir une episiotomie, je la redoute… On me propose de toucher la tête de mon Bébé, c’est mou, c’est gluant, c’est chaud. Puis il sort et on me propose de ramener mon Fils à moi, ce que je fais. Je l’embrasse, il n’est pas très gracieux mais c’est le mien, c’est mon Fils, le nôtre…
On me le prend pour lui mettre une couche puis on me le met en peau à peau, nous resterons comme ca jusqu’au lendemain, très tard dans la matinée.
Je ne peux pas dormir, mes yeux ne peuvent pas se fermer devant ce petit visage, devant ce petit être auquel je vient de donner la vie, je veux le regarder encore et encore…
Je suis si heureuse de pouvoir l’avoir si près de moi, de pouvoir lui dire tous les mots d’amour que je souhaite, qu’il soit encore à moi seule pour ces quelques heures à venir…
Bienvenue dans notre monde ma Lùciole…
La péridurale, je n’en veux pas.
Des heures que je suis à 2 doigts et que les contractions toutes les 5 minutes ne me font pas souffrir.
Mon sage-femme décide de percer la poche des eaux mais un truc le chiffonne…
« Je devais vous dire quelque chose mais je ne sais plus quoi… Tant pis, on va vous percer la poche des eaux ça me reviendra peut-être… »
Il perce et…
» Ah oui! Je voulais vous dire que vous avez des selles dans le scrotum et qu’elles sortiront avant le bébé. »
Gloups…
« Ne me dites pas ça, ça me traumatise… »
Mauvaise idée, il me donne un microlax. Je fais un malaise sur la cuvette des toilettes.
On me ramène en salle de travail et je me met en position du foetus.
Trop intense je ne gère plus les contractions. Je panique.
« Je n’y arriverai pas, je veux la péridurale… »
Je sens un truc et je panique encore plus:
« En plus je suis entrain de faire caca… » dis-je en chouinant.
Bah non, c’est la tête du bébé.
J’accouche comme ça, comme à la maison, sans perf, sans pieds dans les étriers.
J’attrape mon bébé sans le faire tomber. Il est visqueux et glissant. Je le regarde.
« Encore un qui ressemble à belle-maman! »
Je l’aime quand même.
Apres un petit repas entre amis le soir, et aussi la perte du bouchon muqueux…quelques contractions se font sentir. Retour a la maison vers 23h00, les contractions sont régulières mais encore bien espacées.
Arrivée à 1h00 du matin, les contractions sont de plus en plus fortes, et de plus en plus régulières.
Apres une bonne douche, et 1 heure de douleur intense, nous décidons d’aller à la maternité, il est maintenant à peu près 3h00.
Nous voila arrivés, et la, ouvert à 2…une longue nuit m attends…
Nous repartons à la maison, mais pas moyen de dormir…(en même temps essayer de dormir avec des contractions toutes les 5 minutes, chapeau !!!) Je dis à chéri de dormir un peu, moi je fais les 100 pas chez nous, et me retrouve à 4 pattes toutes les 5 minutes, accoudée à mon canapé…
Lendemain 8h00, j’appelle ma maman, qui m’attendait de bonne heure car nous devions aller au mariage de mon cousin…
« Maman je ne viendrais pas aujourd’hui…aiiiieeeee, j’ai pas mal de contractions et je crois que c est pour aujourd’hui »
« Oh c’est vrai ???!!! je ne vais pas au mariage j’arrive… »
« Nan maman, je suis avec chéri, il vous tiendra au courant de l’avancé du travail dans la journée »
« Ok, nan mais t’es sure hein ??? »
« Oui maman c’est bon, jte laisse j’ai trop mal la !!! »
Vers 12h00 départ pour la maternité, et cette fois je ne reviendrais plus a la maison !!!
Arrivée la bas, ouvert à 4 ppffff !!!!
La sage femme me dit d’aller marcher un peu, et à mon retour on me fera la péri.
Direction un petit parc a cote de la mat, j’ai réussi à faire le tour du parc en m arrêtant sur chaques bancs !!!!
Retour a la mat, on m’installe en salle d’accouchement, l’anesthésiste se fais désirer… il arrive enfin après 1/2h d’attente, et me fais la péri, et la BONHEUR !!!!! Mais de courte durée…au bout de 10 minutes, le rythme du bébé descend, et assez rapidement… La en l’espace de 30 secondes, ils étaient 10 autour de moi, me badigeonnant de bétadine, et en me disant qu’ils ne savaient pas ce qu’il se passait, donc qu’on m’emmène au bloc pour une césarienne d’urgence.
Je regarde mon mari en pleurant, ne comprenant pas tout ce qui se passe.
Au bloc, ils m’installent vite fait sur la table, les bras en croix, me réinjecte un produit, et m’ouvre…
J’ai l’impression que je vais mourir !!! Je tremble de partout, je ne contrôle plus rien, et je n’arrête pas de demander comment va mon bébé, personne ne me répond…jusqu’à cette heure 19h44 ou je vais l’entendre pleurer pour la première fois !!! Une sage femme me l’amène prés de mon visage pour que je puisse le voir. Je pleure, l’embrasse, et lui dis qu’il est magnifique et elle repart avec dans la salle d’à coté.
Ils finissent leur travail, et je pars dans une autre salle retrouvé mon mari et mon bébé.
Les larmes montent toutes seules des l’instant ou j’aperçois mon mari, et je le vois pleurer pour la première fois en 7 ans de vie commune !!!
On n’y restera pendant 2 heures, et pendant tout se temps, je regarde mon petit cœur, il est magnifique….
Voila le récit de la naissance de mon fils, je suis maintenant MAMAN !!! je t’aime mon p’tit loup !!!!
l infirmiere » elle arrive »
»
moi: euh non le papa est parti faire les papiers »
l infirmiere » on l appelle »
coup de fil…
papa qui arrive en courant et l equipe morte de rire de le voir arrive tout essouflé
la sage femme : » mince vous arrivez trop tard »
le papa: » hein? quoi? non
la sage femme : » je blague »
la tete du papa soulagé hihi
quelques minutes apres…
l infirmiere: » vous avez prevu des barrettes? »
moi: » hein? quoi? c est quoi cet instrument medicale je connais pas? »
la sage femme : » je parle de la barrette a cheveux !! votre petite puce est tout plein de cheveux »
moi pliée de rire: » desole j etais concentreé sur la pousée »
et la Lola est née , un regard , un bisous et deux heures posee sur moi a sechanger de longs regards qui en disent long, a l embrasser a tout va en lui expliquant qu avec sa grande soeur Emma elle va être gater de calins
mes filles c est ma raison dêtre , sans elle je n existe pas, sans elles je ne vis plus, sans elles je ne respire plus
c est les chair de mon sang
je vous aime mes girly’s <3
heuuu ….. alors nous ça a été un long avant de voir sa bouille … bon ok ok je vais me contenter d’aller à l’essentiel.
Alors début de contraction en milieu d’après midi … moi : » chéri … j’ai mal au dos je vais m allonger » je prends du spasfon au passage … un heure apres heu … j ai toujours mal … rooo ca va le spasfon n a pas fait effet c’est tout pfffff et hop 2 de plus … je ne dit toujours rien à mon homme pfff pourquoi s inquièter après tout je ne suis qu ‘à 4 jours du terme et j ai juste perdu le bouchon le matin et l’obstétricien m a dit ca va il est encore haut ( j avais eu mon dernier RDV le matin meme).
Bref fin de soirée, Aïe aïe heu … là ca fait mal oui là ca fait mal alors bébé arrete de me faire mal … et là » CHERIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!!!!!! » il arrive comme un fou » quoiiiiiiiiiiii ca va pas????? » moi : » heuuu non c’est juste pour te dire que je pense que demain on va être trois alors appel la clinique on y va »
bref arrivée à la clinique, après 1 heure contraction ( aïe oui je me répete mais c’est vrai ca fait mal !) enfin la péridural oula quel soulagement.
et puis c’est pas fini 13h de travaille, entre quelques micro sieste ( oui j ai essayé de dormir un peu mais à la fin j avais tellement mal aux fesses et au dos que je ne trouvais plus la position adéquate et je ne parle pas de mon mari qui avait une pauvre chaise … mdr), 2 / 3 vomissements ( oui beurk ca va), un estomac vide ( ben oui on s’est pointé à la clinique à 20h30 … moi pas le droit de boire ni manger pour ma part… et mon mari … le pauvre les distributeurs étaient plein mais …. on n’avait que 80cents en monnaie et c’était minimum 1€10 la barre chocolaté – pffff il se font un fric ! – la prochaine fois on prévoit les sandwichs)
Bon 5h00 du matin le sage femme ( oui c’était un homme) prépare tout .. l’obtétricien enfin plein de monde arrive … et là mettez vous en position et c’est parti … MADAME POUSSEZ POUSSEZ POUSSEZ POUSSEZ …… arretez de poussez le bébé regarde les étoiles argggggggggggggg et voilà que l obtétricien trifougne il n arrive pas à tourner le bébé et là episio, forceps …. et POUSSEZ POUSSEZ POUSSEZ ….
Et là, rooooooooo on me pose un truc chaud et gluant sur mon ventre … j’ai meme pas eu le reflexe ( rooo quand j y repense … ) de le regarder ou le toucher tellement j’étais crevée … quand le sage femme le prend pour s en occuper et lui faire ses premiers soins là je réalise et je le cherche « bêtement ». Mais qu il est beau … ha non qu est ce qu il a … il a la tete bossu ha c’est pas beau il ne restera pas comme ca !!! non c’était les forceps on me dit » ne vous inquiètez pas il va dégonfler » ( mdr) mais il reste beau. On me le mets prets de moi et je le regarde … il gigote dans tous les sens on le scrute avec mon mari … regarde il a tes pieds … regarde il a tes yeux … pffff qu est qu on est gaga … on oublie tout en le regardant : les douleurs des contractions, la fatigue, que ca fait 13h qu on est là et qu on n a pas manger … une nouvelle aventure commence à 3 et plus à deux on regarde déjà les choses autrement en le voyant … pffff c’est genial !
Premier bébé, grossesse sans problèmes, départ à la maternité tranquillement… et là, tout s’accélère… le bébé ne va pas bien, départ au bloc pour une césarienne en urgence. La sage femme a pris 5 secondes pour me présenter mon fils, tout bleu tout sale, avant de partir en courant.
Nous l’avons revu près d’une heure plus tard, prêt pour son transfert à l’hôpital, tout petit, tout rose, tout fragile. L’équipe du SAMU a fait 5 minutes de pause pour que je puisse faire sa connaissance…
Pas facile de réaliser que l’on devient mère lorsque notre enfant part en réanimation et que l’on ne sait pas quelles seront ses chances de s’en sortir, que l’on est seule dans sa chambre… pas évident de gérer la culpabilité de ne pas pouvoir être présente auprès de lui… de ne pas pouvoir le prendre dans les bras – au bout de trois semaines seulement, et uniquement avec l’aide de l’infirmière, à cause des tuyaux.
Plus de deux ans après, et une petite soeur plus tard, je ne peux pas repenser sans émotion à la venue au monde de mon aîné, qui ne garde de cette mésaventure, Dieu merci, aucune séquelle.
Pendant environ un mois, nous avons vécu un peu comme si la grossesse se prolongeait, au jour le jour… et puis est venu le jour où Loulou a pu rentrer à la maison. Quelque part, ça a été une re-naissance.
maman petite, bébé doit venir en avance.
après des jours de stress a savoir si j’aurais un déclenchement ou une césarienne le jour J arrive, nous y allons tranquillement dans la voiture le silence n’est pas au rendez vous, j’espère qu’elle viendra vite, qu’elle n’a pas ton sens de l’humour …
nous ne le savons pas encore mais nous allons devoir attendre des heures de douleurs (enfin surtout pour moi !) avoir de voir l’objet de toute notre attention depuis deux ans de suivi médicale.
jeudi matin le verdict tombe, mon col est limite mais je vais avoir un déclenchement, a peine le tampon posé la poche des eaux éclate les douleurs sont horrible .. et la c’est le début juste les début de longues heures passe, mon corps ne ce décide pas a chaque moment je peux etre conduit au bloc opératoire, je veux passer par un accouchement normal, je veux vivre ce qu’on vécu d’autres je veux connaitre ce sentiment aussi !
les sages femmes sont a l’écoute monsieur au massage et aux mots doux
mon corps ce décide enfin, on est vendredi 8 heures après 24 heures de souffrances intense j’ai le droit a la péridurale
a peine posé je la dose juste ce qu’il faut pour etre complétement maitre de moi, sans aucunes autres aide mon corps se sent pret bébé arrive
je regarde une dernière fois l’homme a coté de moi, pas de stress dans ses yeux, je sens de la force en lui, rassuré je fini l’aventure.
quelques seconde après elle est la posé sur mon ventre toute petite toute rose, elle ne pleure pas mais rit, les sages femmes partent en fou rire c’est la première fois qu’un bébé rit a la naissance.
elle me regarde pas tourne sa petite tete vers ce grand homme impressionnant, mais n’est pas le moindre du monde impressionné elle le regarde de ses yeux ronds et noirs et lui sourit.
a ce moment la j’ai compris que j’aurais une vraie fille a papa.
un an est passé, un an de pleurs de rire de jeux et d’amour, et dans quelques mois nous allons revivre ce jour intense, la vie nous a donné un bébé sans stress sans médecin, belle revanche sur mère nature.
je ne ferai pas le récit de mes accouchements , ils étaient merveilleux à chaque fois , avec beaucoup d’émotions et des heures à contempler ces petits bouts en me demandant comment j’avais pu etre capable de faire de si beaux bébés …..
Mais c’est bientot la fete des mères et j’ai une pensée particulière pour celles qui ne peuvent pas ou attendent avec beaucoup de patience d’etre maman , cette fète doit aussi leur etre dédiée car il n’y a pas de mode d’emploi pour etre maman , ni de permis d’etre mère à la minute où l’on accouche , c’est viscéral , parfois inné mais pas toujours ….Lorsque j’étais enceinte , je ne pouvais pas etre comblée quand je l’annonçais à une amie qui attendait de l’etre depuis plusieurs mois, voire années , et que dire des mamans qui ont perdu un enfant , quel que soit son age ,mais qui resteront des mamans pour l’éternité …….
Une pensée aussi pour ma maman et ma grand mère, je me souviens de leurs larmes de bonheur lors de leur premier contact avec mes enfants , un moment à jamais gravé dans ma mémoire, une transmission magique …..
Alors en ce dimanche 29 Mai j’aurai surement les larmes aux yeux en entendant ma fille me reciter un poème appris avec amour rien que pour moi , et en voyant les yeux remplis de joie de mon fils m’offrant un collier de nouilles, peu importe , c’est le geste qui compte et en ce jour, cette expression prend tout son sens , n’est ce pas ??!!!!
Alors merci à mes enfants, Solenn et Thomas , mes amours, de me prouver que meme si je ne suis pas une mère parfaite , je suis votre maman et que ce lien qui nous unit , si intime, si précieux, n’appartient qu’à nous , tout en étant universel et partagé par toutes les mamans du monde …..
C’est drôle, je ne me souviens pas de son premier regard.
J’ai eu un accouchement difficile.
Mes souvenirs sont brouillés et refoulés.
On l’a déposée sur moi mais j’ai préféré la confier à son père pendant qu’on me recousait.
Sur le moment, je me sens terriblement nulle de laisser la douleur et la fatigue prendre le pas sur le reste. J’ai peur d’être la pire des mères dès le commencement .
Mais en fait cela fait naître mon premier souvenir de total bonheur, mon premier émerveillement : les voir tous les deux à côté de moi serrés l’un contre l’autre dans une sécurité et une harmonie parfaite. Ma fille adorée est le portrait craché de son père avec juste deux globules bleus qui ressemblent beaucoup aux miens à la place des yeux noirs de son père.
Depuis, tous les matins et tous les soirs, elle prend son biberon (enfin après 2 mois où elle se jetait surtout sur mon sein) dans mes bras en me regardant dans les yeux. Et je ne trouve pas de mots pour décrire ce que je ressens à chaque fois. Tous les jours, c’est la même histoire, celle d’un amour sans condition.
9 Janvier 2009. 8h51. Un cri, toupetit. Et un tissu bleu qui m’empêche de te voir. J’aimerais tant te toucher, te tenir dans mes bras, mais j’ai les bras en croix sur une table de bloc opératoire. Césarienne.
Et puis soudain j’ai la tête qui tourne, la nausée, je t’entends mais tu es loin. Premiers soins. On me dit que tu n’as pas trop supporté l’intervention. J’ai peur et je ne peux rien faire.
Je vomis. Je pleure. Ma gynéco me rassure, que souvent les bébés ont un moment un peu difficile après la césarienne. Et puis la sage-femme t’emmène vers moi:
-Oh vous êtes en train de vomir!!
- … (non sans blague…)
-voilà votre bébé, il a le crâne en « casque de vélo » mais c’est pas grave…
Je te fais un bisou entre deux vomissements et tu es parti.
Je t’ai revu quatre heures après mon Léo, tu étais là dans ton berceau, avec ton pyjama cow-boy et ton petit bonnet blanc. Tu as ouvert tes petits yeux et il y a eu ce regard si bref mais si intense…Comme pour me dire « je vais bien maman ».
Et notre vie à trois a commencé.
Je t’aime.
Chez moi, la rencontre était programmée. Une césarienne prévue à un jour bien précis. Comme toutes les mamans j’étais très impatiente de LES rencontrer, mes 3 bébés…
Et après l’opération, nue sur mon brancard, je ne savais vraiment plus où donner de la tête !
Tous mes bébés étaient là, sur 3 tables différentes. Chacun entouré de 2 sage-femmes. Avec des petit bonnet blanc de lutin, sur lesquels ils avaient écrit T1, T2 et T3, pour ne pas se mélanger les pinceaux, dans notre triplé-gagnant !
Puis, rapidement, j’ai eu droit à ma petite séance toucher… D’abord 1… Ma MissAndy. Puis 2… Ma MissLili, si petitoune, à côté de sa sœur. Je suis restée un moment comme ça, avec les 2 puces sur la poitrine, les yeux humides. Le temps semblait s’être arrêté. On nous a pris en photo. Nos premiers souvenirs.
Puis ensuite, j’ai pu prendre le troisième, mon petit fiston qui était sous assistance respiratoire, et qui semblait plus paisible à mon approche.
5 minutes à peine pour cette première rencontre, avant de m’emmener en salle de réveil, et eux en Soins intensifs de Néonatalogie… il nous aura fallu ensuite patienter jusqu’au lendemain, avant de nous revoir, tous les 4…
L’accouchement : rien que le mot m’a angoissé pendant presque 9 mois !!! Comment un petit être de plus de 3,5 kg peut il sortir par un trou aussi petit ? Le dernier mois j’ai aussi angoissé de ne pas accoucher finallement. J’ai echappé de peu à la cesarienne et à ce moment là, je me suis rendue compte que je tenais à vivre un accouchement par voie basse.
Donc nous y voilà, le 26 janvier 2011. C’est le jour de l’anniversaire de la fille ainée de mon homme. C’est le jour où ça serait trop la loose d’accoucher. J’espère secretement (enfin plus ou moins secretement vu que j’arrête pas de le dire LOL) accoucher le 29 janvier vu que c’est le jour de l’anniversaire de la mère de mon homme. Elle est decedée il y a 13 ans. je trouve que ce serait un bel hommage.
Vu que je me surnomme moi même « le Pierre Richard de la maternité », je sens plutôt le 26 comme date ! En plus, j’ai des grosses contractions toutes la journée… Mais minuit arrive et je n’ai pas accouché, ni même de contractions, d’ailleurs bébé ne bouge plus beaucoup. Je suis HS. En mode « baleine echouée » sur le canapé. Je regarde la TV sans la regarder, j’écoute sans écouter. Je n’arrive même plus à répondre à mes sms et mails que je ne lis plus d’ailleurs : j’en ai marre de dire que non, je n’ai « toujours pas accoucher » (bordel !!!)
Je me console en me disant que on a jamais vu un enfant rester 20 ans dans le ventre de sa mère, que ça va bien finir par arriver. Et je continue de végéter.
28 janvier soir : maternité ou pas ? Je me sens pas bien du tout. J’ai pas vraiment de contractions, juste des douleurs comme des règles. Juste l’impression que mon corps est trop petit pour deux. Je me dis que j’en ai surtout ras le bol et que je ne vais pas aller aux urgences pour dire « non j’ai pas de contractions, j’ai pas perdu les eaux, j’en ai juste marre… » donc je vais me coucher.
29 janvier, 08H00 : je suis reveillée, je sens du liquide couler entre mes jambes. Je me lève en sursaut, j’ai trop peur que ce soit encore du sang. Ben non c’est pas du sang, c’est du liquide transparent. C’est les chutes du niagara, j’en fout partout. Je suis en train de perdre les eaux !!!!
Bizarrement, je ne me suis jamais sentie aussi sereine. Je me sens confiante et heureuse : on va bientôt faire connaissance avec notre petit bout !!! Je commence à sentir des contractions mais c’est très gérable.
Une petite douche, un petit dej léger et hop on file à la maternité. Je me sens bien. Je suis avec mon homme et on va avoir notre bébé.
On arrive à la maternité. Il y a un autre couple dans la salle d’attente. La femme a perdu les eaux et attend une chambre depuis 5H30 du matin … il n’y a plus de chambre de libre, ça promet. C’est l’heure du changement d’équipe, je suis contente, je reconnais mon infirmière préférée (et oui je connais un peu tout le monde, je suis restée hospitalisée 3 jours aux urgences et 2 dans le service des grossesses à haut risque). Je reconnais la sage femme aussi, je suis soulagée, elle est très pro, très patiente, très douce : bref, j’ai totalement confiance.
Elle m’examine et confirme : rupture de la poche des eaux. En même temps vu que j’avais eu la bonne idée de mettre un legging gris, ça se voyait même sans examen !!! j’innonde la table d’examen. La sage femme me dit que je suis ouverte à 1 et que ce n’est pas parce que la poche des eaux est rompue que le travail commence mais elle a bon espoir pour moi.
On me fait un monito, j’innonde une nouvelle table. Je fais rire tout le monde parce que j’arrête pas de dire que je suis desolée d’innonder les tables où je passe.
Vers 10H, les vrais contractions commencent. La première vraiment douloureuse m’a vraiment surprise. je n’avais jamais ressenti une telle douleur. Ok, bon ben on peut VRAIMENT PAS les louper en fait. Dès que la contraction passe, la douleur passe mais ça revient. On me dis d’aller marcher pour accélérer les choses. Donc on va marcher. Mon homme est un soutien physique et moral de chaque instant. Je m’appui sur lui quand j’ai mal et il me rappelle que ça va passer.
A un moment, je n’arrive plus à marcher, on retourne dans la salle d’examen et re-monito. J’ai une contraction que je n’oublierais pas : elle monte super haut sur le monito et dure très longtemps. Oublié la mine radieuse de « super, on va avoir notre enfant » : je pleure, je me bave dessus, je reperd encore du liquide et je gueule « ça fait trop mal » (on est pas très original dans ces cas là).
ça passe. Je demande quand même à l’infirmière si je peux avoir la peridurale même si je suis à 1.
La sage femme revient, m’examine : ouverte à 4 ! Youpi ! les contractions sont efficaces. Elle me dit « on va passer en salle d’accouchement et je bipe l’anesthésiste pour la péridurale ». Déjà ?????? Elle est serieuse là ??? J’ai vraiment eu mal qu’une fois en fait. Bon ben c’est partit alors.
La salle d’accouchement est super accueillante. ça ne fait pas « bloc opératoire » comme je le craignais. Mon homme est là dans sa blouse bleue, il me fait rigoler et m’aide pendant les contractions. L’anesthésiste arrive vite. Je pensais que la douleur m’aiderait à ne pas avoir peur de la peridurale mais en fait, j’ai peur quand même. Je ne regarde pas l’aiguille, je regarde rien du tout. Finallement j’ai rien senti. Il me dit que c’est posé, me donne le petit boitier sur lequel je dois appuyer et il reçoit un appel pour partir au bloc …
Putain, j’ai encore super mal pendant les contractions, c’est quoi ce délire ??? Je suis degoutée et en plus j’ai bien compris que l’anesthesiste n’allait plus être disponible avant un bout de temps.
La douleur finit par passer et je fais un super malaise. Je me sens partir, j’essaye de vomir mais rien ne sors. ça finit par passer. L’infirmière me dit que ça arrive avec la péri, c’est la perf qui est chargée de m’hydrater qui ne fonctionne pas. Elle me repique. Je remarque que je n’ai plus mal pendant les contractions. Je les sens mais je n’ai plus mal du tout. J’arrive à bouger les jambes normalement. C’est cool !!!
A 14H la sage femme revient. Le travail n’avance pas assez vite, elle me propose une perf d’ocytocine. J’accepte. Je sens toujours ce qui se passe sans avoir mal, c’est le top. Moi qui ait constemment mal au ventre depuis des années (le stress parait il) je m’eclate à ne pas avoir mal du tout. C’est génial.
Le temps passe. On parle et on rigole avec mon homme. Il est tout beau dans sa blouse bleue. Me vient des grosses envies de lui mais bon, c’est pas trop le moment ni l’endroit.
Le travail continue. ça s’accélère. Vers 17 HOO, l’horreur. je pense que je me suis fait dessus. La honte !!! Je savais que j’aurais du faire un lavement. La sage femme revient. je demande à mon homme de sortir et je lui dit que je pense m’être fait dessus… Elle sourit, vérifie, me dit que non, que c’est une sensation normale quand bébé est dans le bassin. Elle vérifie, je suis dilatée presque completement et bébé est effectivement bien descendu. Elle me fait prendre des positions bizarres pour qu’il descende encore plus.
17H45 : ça y est ça va être le moment. L’equipe au grand complet arrive. Il y a la sage femme et la jeune externe, mon infirmière préférée et une puericultrice. Elles mettent leur blouse. La sage femme demande un kit pour épiso. On me sors des poignées du lit. Il faudra que je m’y accroche pour pousser. Je suis terrorisée. je termble comme une feuille. Je me retiens pour ne pas pleurer. Je repense à mon placenta qui est peut être trop près du col et à toutes les histoires d’accouchement qui se passent mal, forceps, ventouse, episo, cesarienne en urgence… je flippe.
A la prochaine contraction faut que je pousse. La sage femme me montre : expiration, inspiration, bloquage et on pousse. OK, j’y suis.
C’est parti, je pousse de toutes mes forces. J’entend plein d’encouragements de la part de l’equipe. Comme je suis un peu bête, je suis persuadée qu’elles m’encouragent comme ça parce que je n’y arrive pas. J’ai mis trop de force dans la permière poussée. Je refais un petit malaise. Mon homme me met du brumisateur, ça passe. On laisse passer une contrax. A la prochaine c’est repartit. je pousse de toute mes forces. Encore une autre contraction. J’entend toujours les encouragements. Quelqu’un dit « mais elle est faite pour accoucher, c’est sur que c’est un premier ? ».
Je sens toujours tout mais je n’ai pas mal. Je sens alors que les pieds de mon bébé quittent mon estomac. J’entend quelqu’un qui dit « ça y est, il est là ». La tête est sortie. La sage femme le tourne un peu et me demande de pousser tout doucement.
J’entend un cri, je vois deux bras tout violacés tendus vers le ciel. je le crois pas, j’ai vraiment un bébé qui sors de mon ventre !!! je me jette pour l’attraper, on me le met sur le ventre. je me rappelle avoir dit ou pensé « alors c’est toi ! » et j’ai regardé son père qui était aussi ému que moi. Et j’ai pleuré. L’externe et l’infirmière étaient toutes émues aussi. je comprend que l’infirmière a finit son travail plus tard pour rester, c’est vraiment trop gentil.
Après les premiers soins et les tests,on repose mon bibou sur mon ventre. je comprend que j’ai une dechirure du périnée. La sage femme est en train de me recoudre mais j’en ai rien à faire, surtout qu’avec la peri, je ne sens rien du tout. Je répond « oui oui » quand on me pose une question. Je suis scotchée sur notre merveille. je trouve qu’il sent trop bon. Il ressemble un peu à moi et un peu à son père. C’est énorme. J’ai l’impression que ça ne pouvait être que lui, que je le connais déjà. Je le reconnais. C’est mon fils.
2 mars 2010 : Celà fait 9 mois que nous t’attendons avec papa ! Plus que 2 jours et tu seras en retard !
La journée passe et malgré de fortes contractions tu finiras pas te coincer dans mon bassin…
Les médecins décideront de nous sauver tous les 2 grâce à une césarienne. Je n’aurai pas l’accouchement calme et serein espéré, on ne te posera pas sur mon ventre, papa ne te verra pas naître mais nous serons en vie tous les 2 !
On n’annonce à ton papa que nous serons de retour dans une demie-heure.
En salle d’opération, je discute, on te sort de là-dedans et on te montre très, trop, vite. Puis on te lave, on te fait quelques soins et tu reviens vers moi. Mais je commence à ne plus aller très bien. On t’amène donc vers ton papa et on m’endort complétement. Il est alors 22h30.
A 2h30 je me réveille dans une pièce très froide, seule. On m’explique que j’ai fait une très grosse hémorragie, que j’ai failli mourir. Je pleure, je ne peux pas imaginer que j’ai failli t’abandonner si vite. Je m’en veux. Les infirmières sont émues par mon cas, elles iront te chercher à la nurserie pour t’amener en salle de réveil auprès de moi. Papa n’est plus là, il a été renvoyé à la maison, mais je te découvre enfin pour de vrai. Je te mets tout contre moi, tu es calme, beau, costaud et grand.
Avec papa nous serons tous les 3 réunis pour de vrai le 3 mars à 10h42 ! je m’en souviens comme si c’était hier, finalement, tu es né le 2 mars mais notre famille est née le 3.
Il est 14h30.
ELLE est là.
Posée sur mon ventre.
J’ai attendu ce grand jour de la naissance, avide de ressentir que cette petite Princesse était ma Fille, j’ai attendu ce moment magique de ressentir l’intense frisson dont tout le monde parle, cet instinct maternel qui fait vibrer les ventres et les tripes de milliers de femmes dans le monde, mais après l’accouchement, rien n’est venu…
Ma fille, je t’ai tenu contre moi, toi la petite chose fragile, je t’ai chanté du Piaf, je t’ai embrassé, je t’ai touché … mais je n’ai rien ressenti de grand, de fort ou d’émouvant.
Je me sentais vidée et anéantie, mon ventre a disparu dès le lendemain avec les ptits coups et les mouvements internes qui rythmait ma petite vie depuis quelques mois. Je n’était plus enceinte et je me sentais extrêmement malheureuse…
Je ne savais pas comment gerer cette petite bouille aux yeux bien ouverts qui plongeait son regard dans le mien. C’était toi mais je ne te connaissais pas. Toi qui mettais déjà toute sa confiance en moi et moi, effondrée, je ne pouvais rien garantir de mes capacités à m’occuper de toi. Parce que je ne te connaissais pas…
Et puis ma fille, tu m’a été enlevée, pour quelque heure sous une lampe violette.
Mon enfant, mon amour, mon soleil, mes tripes …
On m’arrachait ma Fille pour quelques soins non graves et j’étais anéantie, effondrée, j’ai cru mourir d’être séparée de toi !!!!
C’est là, ce jour là, quatre jours après ta naissance ma Princesse, que j’ai senti en moi cette chose intense qu’est l’Amour maternel. Cette puissance d’amour qui vous ennivre, qui brûle toute raison et dévore le cœur. Quand enfin, nous nous sommes retrouvées, reconnues, rencontrées. Nous nous sommes aimées. Ma fille, mon ptit Amour, ma jolie Princesse que j’aime de toutes mes tripes, jamais je ne te laisserai.
Son premier regard je l’ai croisé dès que je l’ai attrapée sous ses petites aisselles chaudes et humides. Déjà ses yeux étaient ouverts. Un peu froncés de découvrir cette luminosité inconnue, mais déjà bien ouverts.
Je l’ai immédiatement posée sur ma poitrine et son petit visage était un peu tourné vers moi. Elle était calme, comme une vague silencieuse qui venait chambouler ma vie d’une caresse. Je n’ai pas eu de sentiments violents, pas de brutalité ni de frayeur. Juste l’évidence de nous deux, d’elle et de moi. L’évidence de notre rencontre, l’évidence de sa confiance innée et mon amour incommensurable. L’évidence de ma maternité et de notre union éternelle. Car sa naissance nous a unis bien plus fort que ma grossesse.
Ce regard je l’ai dans mes tripes, gravé à jamais comme un sceau dans ma vie, comme un sceau sur mon cœur.
Trois ans, ça fait exactement trois ans qu’ils m’attendent ces deux-là. Trois ans de pleurs, d’incertitude, de colère. Je les regarde de « là-bas » ou « là-haut » peu importe, et je me dis qu’ils ont assez attendu. Et puis je les aime bien, ils ont l’air plutôt sympa !
Je me fais un nid douillet au creux de Elle. Quand elle apprend la nouvelle en ce matin de septembre, j’entends les pleurs, les rires, ça remue là-dedans ! S’en suivent 9 mois durant lesquels on apprend à cohabiter tous les 3. Pas toujours roses, mais les moments passés ensemble sont gravés à jamais pour Eux. Le dernier mois arrive et l’attente, toujours cette attente… Interminable. C’est que je suis ponctuel moi ! Mais c’est en l’entendant pleurer ce matin-là, désespérée à l’idée que je n’ai pas envie de les rencontrer, que j’ai décidé qu’une journée d’avance après tout, ce n’est rien !
Le ventre devient dur, très dur. Je sens que je descends petit à petit. Les heures passent, ça se précise de plus en plus. Le paysage change, je suis à chaque minute un peu plus à l’étroit. Je reste même bloqué dans son bassin, ça lui fait mal à Elle, mais aussi à moi, ma tête est toute déformée… Et puis j’aperçois la lumière… Je sors ma tête « Bonjour madame ! » Elle a un masque et déclare à Elle que j’ai les yeux grand ouverts. Je ne pleure pas, je suis juste curieux de tout ce que j’ai à découvrir dans ce monde-là. Je sens qu’Elle m’attrape et je glisse sur son ventre. Et c’est à ce moment que je le vois, Lui, le visage tout mouillé et le sourire jusqu’aux oreilles. Je sens que l’aventure avec Eux sera belle, j’ai bien fait de les avoir choisi… Aujourd’hui quasiment jour pour jour, cela fait quatre ans que cette aventure a commencé.
Le 18 décembre 2008, après une énième nuit blanche, je perds du sang! On décide donc d’aller à la mat.Après examen, le col est ramolli, centré, court et ouvert à 1 doigt large donc on rentre à la maison.
Je passe l’aprem en ayant super mal et c’est de pire en pire…Un suppo de Spasfon, j’attends…aucun effet! 21h grosse contraction! Instinctivement, je sens que c’est le moment, qu’il faut que j’accouche. Je décide de faire les 100 pas et de monter/descendre les escaliers pdt 40′. Minuit contraction, 1h, 2h, 2h30, 3h, 3h20, 3h40, 4h, 4h05… Je me décide à descendre en prévenant Chéri que le travail commence très certainement…Il décide d’aller travailler la matinée. Les contractions sont toujours anarchiques puis viennent toutes les 10′. Je décide de prendre une douche… J’y fonds en larmes en réalisant d’un coup que notre bataille va officiellement prendre fin, que même si ceci est un faux travail, notre fille, le fruit de notre amour sera bientôt là. C’est tellement fort ce que je ressens!!
Les contractions sont très douloureuses et me broient les reins. Je sens ma fille qui pousse, j’ai sans arrêt envie d’uriner quelques gouttes et de pousser. Chéri rentre vers 13h, je suis en pyjama et la situation n’a pas évolué. Il part faire quelques courses et les contractions se rapprochent. 17h, on décide d’aller aux urgences, contractions toutes les 5 à 7′ depuis plus d’1h. 17h30, on arrive. 18h, une sf s’occupe de nous. TV : col ouvert à 2 : le travail a commencé. Elle dit alors qu’elle va me décoller les membranes. Enervée, je lui dis que je refuse, que c’est exactement ce que je ne veux pas. Choquée, elle me demande pourquoi. Je lui réponds qu’il n’est pas question que les choses commencent comme ça, que c’est mon choix. Elle me demande alors si elle a vraiment l’air d’un monstre et je réponds que ds le cas présent : oui… Chéri me fusille du regard et ne comprend pas mon refus…
Monito pdt 30′ : contractions anarchiques…Re TV : le col a encore changé donc elle nous envoie marcher pdt 30′ et me précise qu’elle transmet mon dossier à la sf de nuit.
Pendant la balade dans l’hopital, les contractions augmentent et sont très régulières : 5′, je m’arrête pour souffler en m’agrippant aux murs…
On remonte aux urgences vers 19h45 et comme personne n’arrive, je continue de marcher.
20h15, une sf arrive et m’examine : col quasi effacé ouvert à 3… »On vous emmène en salle de travail… » Je me déshabille et je bois le gobelet que me donne la sf. Je m’installe sur le lit, stressée et apeurée… Chéri est doux et rassurant.
Un peu avant 21h, l’anesthésiste arrive avec une sf. Ils font sortir mon mari. Je leur fais part de ma peur. L’anesthésiste est très gentil et m’explique tout en détail. 1ère piqûre anesthésiante : aie! Vient ensuite la péri… On me dit qu’elle fera effet ds 4-5 contractions… Chez moi, l’effet est immédiat et là, bonheur! Je ne sens plus rien: ni douleur ni utérus qui se contracte ni même mes jambes.
22h col ouvert à 5. On me perce la poche des eaux. Je demande comment est le liquide et la sf me répond, mal à l’aise, qu’il est teinté mais que ma fille va bien.
La nuit se poursuit, le col s’ouvre mais au ralentit. On me met sous ocytocine pour accélérer les choses… Chaque heure, la sf revient. Le travail se poursuit très lentement. La fatigue est très pesante ainsi que la soif.
5h, on m’installe sur le côté gauche pour que ma fille se mette dans le bon axe.
6h, toujours pas mieux… Le col est effacé et quasi totalement ouvert.
7h, la sf prépare la salle, le stress monte…Elle me demande de pousser. J’y mets toutes mes forces mais je sens qu’elle ne descend pas. Chaque poussée me donne la nausée. 7h15, on appelle un gynécologue en urgence, il y a besoin d’aide.
Je panique, je ne comprends pas ce qu’il se passe… Je ne sais pas ce qu’on va me faire ni comment va ma fille. On m’explique qu’il va falloir les forceps, qu’il faut que ma fille sorte au plus vite et qu’il va falloir que je pousse très fort. Je suis terrorisée quand je les vois m’enfoncer les forceps. J’ai l’impression d’assister à la scène sans rien y comprendre, j’ai peur, j’ai si peur…
Il faut pousser et j’y mets toutes mes tripes. Je sens son pieds coincé entre les côtes, j’ai l’impression d’étouffer. On me dit que je pousse par à-coups alors que je n’arrive pas à pousser autrement même en y mettant tout mon coeur. Je me sens si nulle, je n’arrive même pas à mettre mon enfant au monde. Je m’en veux tellement.
La sf me rassure et me dit que vu mon état de fatigue et le fait que la péridurale m’empêche de sentir les contractions, je ne pourrais pas mieux faire mais malgré tout, je me sens vraiment mal vis à vis de mon enfant. Le gynécologue, lui, me culpabilise non stop.
Tout ceci dure quelques secondes et je continue de pousser. Tout le monde me hurle de pousser plus fort mais je ne peux plus, je sens que je me déchire, je hurle et cette sensation est insupportable. Je continue pour mon enfant, je dois le faire.
Ca se déchire encore et encore… »La tête est sortie, il va falloir pousser encore plus »
Et là, tout se précipite : les 4 personnes présentes se retrouvent entre mes jambes, 3 me soulèvent les jambes comme pour un poirier pendant que je les sens tirer ma fille en me secouant violemment. Je suis secouée, je me sens me déchirer encore plus, je la sens glisser en moi, la scène est impressionnante…
Tout à coup, elle est là…Nous sommes le 20 décembre à 7h38. Ils me la jettent sur le ventre et la frictionnent rapidement. Je n’ai pas le temps de la voir ni de la toucher qu’ils me l’arrachent en me disant qu’elle a respiré du méconium et qu’il faut rapidement lui nettoyer les voies respiratoires. Chéri l’accompagne et ça me rassure de savoir qu’il va veiller sur elle.
Je suis en manque de mon enfant, je ne sais pas comment elle va et j’ai peur pour elle.
Pendant ce temps, le gynécologue me recoud. J’ai une varice vulvaire donc je perds beaucoup de sang et la déchirure est importante. Pdt qu’il fait ça, j’ai droit à ses petites blagues mysogynes que je n’ai pas envie d’entendre. Je veux juste voir ma fille, la serrer dans mes bras et être sûre que tout va bien. Au bout d’1h, mon homme revient et m’annonce qu’il a une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est qu’elle n’a rien aux voies respiratoires… La mauvaise, c’est qu’elle a un problème au pied droit : un pied varus. D’après le pédiatre, un peu de kiné suffira à remettre son pied à la normale. Je pleure, je suis effondrée et je m’en veux à nouveau…Il me dit qu’elle a mes yeux en amande et qu’elle est magnifique et très sage.J’apprends qu’elle a fusillé du regard chaque femme qui approchait son père lorsqu’il veillait sur elle. Je demande à la voir, c’est ma chair, il faut que je la voie, elle a besoin de moi. Je lui demande de retourner auprès d’elle , je ne veux pas qu’elle soit seule. Pendant ce temps, j’appelle mes parents en pleurant. Je pleure tellement qu’ils ne comprennent rien à ce que je dis, je hurle presque, j’ai besoin d’évacuer tout ce que je viens de vivre et la peur pour ma fille. Au bout de 2 longues heures, on me l’amène enfin et je fonds en larmes. Elle est si belle!!! Je ne sais pas comment me comporter avec elle donc je la laisse dans son lit et je la regarde. Je suis toujours sous le choc…
Le lendemain, 4 pédiatres sont entrés dans notre chambre pour voir le petit pied de ma fille… J’ai trouvé ça inquiétant, j’avais peur. Ils l’examinent chacun à leur tour, elle pleure, ils lui font mal!! Ils nous annoncent qu’elle a un pied bot varus équin.Le choc est immense, je hurle, je pleure. Ma mère entre précipitamment de m’entendre hurler de la sorte. Il nous promettent qu’elle marchera, pourra courir et faire du sport comme n’importe quel enfant. L’une des pédiatres me prend dans ses bras. Je m’en veux tellement d’infliger un handicap à mon enfant. Comment ai-je pu lui faire ça??? Elle n’a pas mérité ça, elle est si belle, si innocente!! Mon coeur saigne et je passe ma journée à pleurer. Ce sera notre 1ère nuit toutes les deux. Elle ne veut pas être ailleurs que dans mes bras. Je la couche tout contre moi dans le lit, mon regard se plonge dans le sien et on fait connaissance toutes les deux. Je lui ai longuement parlé de notre combat pour l’avoir, de ma culpabilité face à son handicap, de l’amour entre son Papa et moi, de notre symbiose à toutes les deux pendant ces 9 mois,… et un amour immense m’a envahi. C’était inexplicable et magique mais c’était le début de notre relation fusionnelle!
La naissance de mon fils fut le plus bel instant de notre vie,
Cédric est né le 6/08/2008 en seine et marne, il est né le même jour que son père Florent (qui ne peut rêver mieux comme cadeau d’anniversaire)
Le jour de l’accouchement fut très hilarant : Florent recevait des appels pour son anniversaire et lui en même temps annoncer qu’il était enfin heureux papa (Cédric est arrivé plut tôt que la date prévu)
être nouveau parent c’est assumé beaucoup de responsabilités, on se demande si on va être à la hauteur, et malgré toutes nos interrogations, le quotidien se déroule sereinement, Cédric évolue dans un milieu sociable, il est souvent en contact avec ses grands parents que se soit maternel que paternels,
voilà presque 3 ans bientôt que notre vie à changer grace à lui notre petit bonheur , depuis cette magnifique naissance qui fut rapide et matinale
(Cédric est né à 7h30 par voie naturelle et je n’ai pas eu de péridurale parfait pour une 1ere naissance)
Cédric est très proche de moi, nous sommes très complices
les garçons sont généralement fils à maman !
Pauline ce nom était une évidence du jour où nous avons appris que tu serais une petite fille.
Tellement attendue et déjà chérie avant ton arrivée.
Jour J, après un accouchement rapide et sans douleur la sage femme te pose sur moi et ton premier regard fut pour moi.
J’en ai oublié qui j’étais tellement cette émotion fut forte, tu as changé ma vie à jamais.
Un regard doux et intense, à ce moment j’ai su que toi et moi c’est pour la vie, que je donnerais la mienne pour la tienne.
Maintenant c’est une certitude ce premier regard je ne l’oublierais jamais.
De te voir grandir, évoluer, rire c’est mon cadeau.
J’ai toujours cette étincelle dans les yeux quand je te regarde MA FILLE, MA PRINCESSE.
Nous avons encore tant de choses à partager !
Une arrivée délicate et éprouvante… tout comme les mois qui ont suivie …
Nous sommes à J -17 de la date prévu d’accouchement mais je sent depuis quelques jours que…ça sera pour bientôt…
Tout à commencé a 6h30, moment où une énorme crampe dans le dos me réveil… je me tourne mais ça ne passe pas… Je me prépare doucement et fini par réveiller le papa.
On prend notre temps, c’est notre premier…. on sait qu’en moyenne le travail est long alors, je gère mes contractions du mieux possible….
N’y tenant plus, on arrive pour 9h/9h30 à la maternité… je ne me suis pas trompé, c’est le jour J… le grand jour, celui tant redouté et aimé en même temps…
Deux sensation m’envahissent subitement quand j’arrive dans le hall de l hôpital… je ne sais plus si je dois rire ou pleurer… perdu d’un coup sans trop savoir pourquoi…tout se mélange dans ma tête !
C’est pas pour tout de suite, alors, on nous permet de sortir marcher près de l’hôpital… mais, j’ai mal… je ne peux m’asseoir nul part… Les fumeurs sont sur tout les bancs a me regarder avec leur yeux de némo genre « Oh elle va accoucher « … Je leur en veux, j’ai envie de leur dire de se pousser, de me laisser respirer et m’asseoir quand j’ai mal… mais je n’ose pas, je ne veux pas gâcher ce jour si merveilleux, je ne veux pas me prendre la tête même si la douleur me rend agressive !
[J'ai arrêtais de fumé pendant ma grossesse]
On fini par remonté après a peine 30 min de marche, là on me branche, tensiommètre toute les 5 minutes… je fini par avoir l’impression que l’on va m’emputer le bras, il devient violet à cause de la rétention d’eau ça me sert , ça me fait mal !
Des heures et des heures d’attente en douleur, 3 appels aux SF pour que l’anestésiste arrive…..
13h30, enfin, le voilà… D’un coup, je me sent mieux, je me dis OUF, je vais pouvoir être soulagée…
On m’installe, me prépare… C’est un interne qui trifouille mon dos, son résident lui explique les manipulations …
1 piqûre, du sang…
2 piqûre, du sang encore…
3 piqûre, un os …
Le résident se résout a prendre la place et explique…comme si tout était évident qu’il faut faire comme ça, comme ça etc…
4 piqûre, du sang…
5 piqûre, du sang…
Le résident devient blanc, se disant que finalement, c’était pas aussi facile que ce qu’il le disait avant, j’essaie de détendre l’atmosphère, la position m’a un peu soulagé et je tente un « Je suis un cas à la Dr House, le cas d’école…. » Mais personne ne rit… Tout le monde est blanc… rassurant -_-
6 piqûre, du sang…
7 piqûre, du sang…
8 piqûre, un os …
Il pique plus haut, à la limite du tatouage… là il réussi et arrive à me passer une mini dose… Le nirvana!!! Mais de courte durée…
Une ancienne résidente arrive, appellé en renfort vu que l’endroit n’est pas normal… elle décide que c’est trop haut,qu’il faut refaire et prend les commandes…
9 piqûre, du sang…
10 piqûre, du sang…
11piqûre, du sang… J’ai de plus en plus de mal a respirer tellement il me plie en deux…On abandonne….
Voyant ma douleur recommencer dès que je réintégre la position allongé, on veut accélerer le travail… on perce la poche des eaux et outch… c’est teintée… j’ai beaucoup lu, la grossesse étant un sujet passionnant pour moi, alors je sais ce que cela signifie…
On me pose un monito, sont coeur fait des dents de scie, descend à 70…. il est 17h30, après avoir poussée et re-poussée sans succès la gynéco me dit que si d’ici 30minutes si il n’est pas sortie seul, il faudra l’aider… qu’il est en souffrance…
Elle revient 30 minutes plus tard armée des forceps… j’ai peur, je ne veux pas les voirs, je tourne la tête…c’est ma hantise, j’ai tellement peur pour mon bébé!!! Je veux pas qu’elle lui déforme la tête ou qu’il lui arrive quelques chose , j’ai si peur…
De 5 personnes, on est passé à 20 dans la chambre, je ne sais pas qui sont ces gens, je ne sais même pas comment ils sont rentrés… mais ça me fait peur, mon chéri voyant tout se monde est inquiet, il comprend tout comme moi qu’il y’a un problème…
Je pousse, elle installe ses pinces et à 18h19 je le vois… tout violet et recroquevillé…
A peine le temps de souffler « il est beau » qu’elle cuope le cordon et l’emmène dans la pièce adjascente… Le papa et moi on se regarder, j’attend… pas de pleure.. 1 minutes…toujours rien… puis 2 min et ouf il pleure et moi aussi… je suis rassurée…. papa aussi…
Elles ouvre la pièce, il les rejoint pour faire les « 1ères soins ».
La gynéco s’occupe de moi, elle m’explique qu’elle doit recoudre l’épisio et la déchirure après que le placenta soit totalement sortie… Moi qui commençait juste a ne plus souffrir des contractions, voilà que je sent l’aiguille s’enfoncer dans ma chair … je hurle que j’en ai marre, qu’on me foute la paix, je veux voir mon fils !!!!!!!
Un anestésite attiré par la lumière (ou mes cri) commence a dire « on va l’endormir » , je hurle de plus belle, que NON, je n’ai pas vu mon fils, qu’il est hors de question qu’on m’endorme, que je veux allaiter ! Je demande qu’on me laisse respirer juste 5 minutes pour me déteindre, la gynéco compréhensive me laisse et reprend quelques minutes plus tard… ça va mieux…
21h, on me donne enfin mon fils, on m’explique la mise au sein et on nous laisse quelques heures profiter de lui tranquillement… il va bien, n’a pas trop de marques de forceps (elles s’estomperont sous 24h , ouf ! ), je suis heureuse de l’avoir contre moi et aussi tellement fatiguée… De temps en temps, il ouvre un oeil fatigué vers nous… il s’aggripe à moi avec sa petite main… mon coeur s’emballe, je l’aime, je le sait…
Dans les jours qui ont suivit, j’ai eu du mal a me dire que « j’étais maman » , j’aimais mon fils plus que tout au monde, je le savais et pourtant… impossible de réaliser ce bonheur !
Par la suite, mon fils à eu un RGO… il souffrait enormement et pleurait donc constamment… il dormait par tranche de 20 min et se reveillait en hurlant… il a fallu que je gueule chez le pédiatre après 1 journée de jeun de mon fils pour être écouté… lui me disait toujours « c’est que des coliques »
Il avait 2 mois 1/2 environ quand il a eu son traitements, en 48h, j’ai découvert un bébé souriant… et enfin, les vrais liens d’amour fusionnel on put être crééé avec bonheur… alors qu’avant, j’avais juste la sensation de l’aimer mais d être dans un gouffre de pleure sans sommeil, déprime post partum comme on dit,, surtout que mon mari était souvent en déplacement, je me retrouvé seul avec notre fils…douleur de ne pas avoir su correctement accoucher, douleur de me dire que ce jour n’a pas été le plus beau pour moi, que je ne retenais que la peur de le perdre et la douleur , cette impréssion qu’on m’arrachait le bas du dos au pic à glace…
Jusqu’a ses 5 /6 mois il a dormi dans notre chambre, parfois en co-dodo, on en avait besoin pour créer ce lien d’amour…
Aujourd’hui, il à 18 mois, on est complice sans être trop fusionnel, on s’aime, se câline, joue ensemble, s’embrasse… il y’a un vrai lien d’amour et heureusement mais la rencontre n’a pas été celle dont nous aurions pu rêver et les premiers mois non plus… Heureusement, on a su s’en sortir lui et moi et avancer avec l’amour !
Voilà mon récits…. J’espère qu’il sera pas trop long et que vous arriverait à le lire sans vous ennuiyez… bonne journée
Bras en croix sur une table, un grand drap bleu devant les yeux, une quasi-jaunisse des pieds à la tête, un chirurgien et une anesthésiste adeptes des blagues salaces, on rigole, on picole (ah non pas ce coup-ic!!!) et après quelques trifouillis dans mon ventre, te voilà… « C’est à moi, ce petit truc tout bleu, tout gris, tout sale, tout moche, tout ridé, tout fripé, tout recroquevillé, qui semble miauler ? » SNIF SNIF : J’avais pourtant promis de ne pas pleurer devant mon E.T… Mais c’est bien le mien, pas de doute, pas d’autre femme allongée avec le bide ouvert et les tripes à l’air dans le coin… Voilà c’est ce petit bout de truc un peu poilu, un peu visqueux qui va changer ma vie et celle de son papa… Voilà MON fils, pour toujours… Ca parait si étrange de le dire tout haut.
Quelques heures plus tard, il me fixe avec ses grands yeux sombres très intenses, très curieux, on s’épie, on se parle, dans le regard:
« T’es qui toi ?
- Ta maman, j’espère que je te plais !!! Mon coiffeur était en vacances, désolée !!!
- Pourquoi tu m’as délogé ?
- Bien le studio commençait à être trop petit pour toi et puis 9 mois, c’est déjà bien assez long et assez lourd !!!! En plus, il fait chaud ici, tout comme dans chez moi !!!!
- Je vais rester avec toi ?
- Bien oui, désolé mon petit, on ne choisit pas sa famille mais t’inquiète, on est sympa avec ton papa !!!
- Pour toujours ?
- Ah ben non, à un moment donné, j’arrêterai de te faire les lessives et repasser tes chemises mais on en est pas encore là.
- Tu vas m’aimer ?
- Oui évidemment, on va apprendre à s’aimer, on va s’apprivoiser, se découvrir, te fais pas de souci, pas besoin d’y réfléchir, ça vient tout seul l’Amour, c’est comme ça…
- Tu me nourris, j’ai faim ?
- Et ça commence !!!!! »
Un an plus tard, les mêmes yeux sombres, intenses, curieux, me regardent et prononcent:
« Maaaman, caaalins »
Ma première rencontre avec ma fille… MES premières rencontres avec ma fille. Deux dates de naissance pour moi. la première le 17 juin 2009. Perdu les eaux à 3h du mat, arrivée a la maternité. Péri, salle de travail, rien ne se passe pendant toute la journée. 18h, j’en peux plus. On envisage la cesa. Ou pas. Deux heures plus tard, on part pour la cesa. Derniers mots de mon homme: tu déconnes pas, hein, tu reviens… Je suis en larmes, heureuse de bientôt découvrir celle que je porte depuis 7 mois 1/2 et angoissée, je suis pas prête. pas du tout. Ça devait pas se passer comme ça.
Au bloc. J’angoisse: ils vont m ouvrir le bide. « ne nous inquiétez pas, vous sentirez juste qu on vous touche, que des choses bougent, mais vous n aurez pas mal »… Oh mon dieu, je vais devenir folle. la péri n a pas fonctionné. anesthésie générale. Soulagement. Temporaire. A cause de la suite.
Réveil dans la salle de travail, je suis décalquée, j ai du mal à parler. Je veux qu on me mette ma fille sur le ventre, lui donner une tétée de bienvenue, la serrer contre moi… Pas possible me dit on, légère détresse respiratoire… son père m aide à passer la main dans la couveuse, à toucher sa petite main. Je suis tiraillée entre mon envie de dormir et celle d avoir ma fille contre mon cœur… Au bout d un moment elle est emmenée la nursery de l unité kangourou. Pas de place de maman. Son père l accompagne et moi je vais rester seule aux urgences, sans une seule photo d elle a regarder, juste avec la douleur, son papa est reparti avec l’appareil photo. fin de la première naissance.
Le lendemain après midi, le papa revient me voir, m aide a monter dans un fauteil roulant et m emmene a l unité kangourou, je vais enfin pouvoir la voir en vrai. Elle est si petite… On me la met au sein. Difficile. Deuxième naissance, je deviens enfin maman. Des larmes coulent le long de mes joues. Je l aime! Au bout d un moment il faut la laisser et retourner seule dans ma chambre aux urgences. Maudite cesa qui m empêche de me déplacer, je ne peux pas aller voir ma fille seule. Le soir un adorable brancardier m emmene la regarder dormir et me dit de lui téléphoner pour venir me rechercher. Dans la pouponnière les bebes dorment. Je mitraille ma fille avec mon portable à 2 balles. Les photos sont pourries mais je passerai la nuit a les regarder.
Le lendemain encore, une place de maman s est libérée en unité kangourou. j ai le droit de me doucher. Si j y arrive, si je suis assez autonome, la place est pour moi… Pour nous deux. La motivation est de taille à ma faire soulever des montagnes. Je pleure en enfilant mon magnifique slip en filet après la douche. J ai mal mais je mets un point d honneur a ne pas demander d aide. Cette place est pour moi. Et pour ma fille. Et effectivement, à 14h ce vendredi 19 juin 2009 nous sommes enfin réunies. Troisième naissance en fait. Etonamment (ou pas), je confonds régulièrement la date de naissance de Gabrielle 17 ou 19 juin… J hésite toujours… Bientôt deux ans.
Je limais en profiter pour remercier toute l unité kangourou de l hôpital intercommunal de Créteil, dont ce fameux brancardier des urgences pourtant surchargé qui a pris 10 minutes sur lui ce fameux deuxième soir pour m émonde voir Gabrielle. 10 minutes c est rien mais pour moi c’était toute ma vie.
Je me souviendrai toujours aussi de cette puéricultrice arménienne qui s est occupée de Gabrielle quand nous étions séparées, puis de nous deux lorsque nous avons enfin été réunies. Sans elle je n y serais jamais parvenue.
voici un petit texte que j’avais écrit il y a 3 ans, juste après la naissance de mon premier enfant:
—-
« Sur mon ventre, enfin. Douleur et bonheur. Les angoisses de la grossesse disparues. Plus de questions, de tourments. Maintenant, on vit, on est deux. Mes seins qui saignent. Je m’accroche.
Le regard de ma fille sur moi. Et le papa.
Est-ce que je l’aime déjà? En tous cas, je suis heureuse. Heureuse qu’elle soit là. Si elle mourrait, qu’est ce que ça me ferait? Je ne sais pas encore trop. Je suis tellement fatiguée. Puis les jours passent. Et la perspective d’une éventuelle disparition devient de plus en plus inenvisageable. Je l’aime, je crois.
J’ai pris une confiance en moi que je n’aurai pas imaginée. Je m’inquiète moins qu’avant, je gère le quotidien, je n’éprouve pas vraiment de culpabilité. Je sens que je serai la meilleure des mères ! Louve. Animale, toujours.
Je viens de reprendre le travail. Je croyais que je n’y arriverai pas. Comment quitter mon bébé, avec qui j’ai fait corps pendant ces 9 mois, puis pendant tout le temps de mon congé maternité ? Comment accepter qu’une autre femme s’occupe d’elle ? Pourquoi tout ça ? Quelle logique à faire un enfant si c’est pour l’abandonner 10 heures par jour ?
Et finalement, j’y arrive. Comme toutes les femmes qui travaillent. Assumer.
Je viens de faire un bébé, chose à la fois banale et magique. Si vous saviez comme je suis fière ! »
18 Août 2006
Après une semaine de contractions et d’aller retours à la maternité, après une semaine à entendre que NON ce n’était pas le moment….après 2h à avoir envie de pousser et à entendre NON bébé n’est pas assez descendu….CE 18 août à 16h55 je t’ai enfin donné la vie, en 3 poussées tu étais là.
Quand on t’as posé sur moi, un énorme soulagement…puis je t’ai regardé : une pure merveille, tu étais tout simplement PARFAIT, de parfaites petites mains, de parfaits petits doigts, un parfait petit nez…là enfin j’ai pu me laisser aller à mes émotions et j’ai pleuré…tout me parraissait tellement évident maintenant que étais là à me regarder, mes angoisses se sont envolées tu es devenu ma vie…pendant 9 mois je t’ai aimé et je n’aurais pas penser vivre d’amour plus fort mais en cet instant si je me rends compte qu’ne te voyant mon amour c’est multiplié ar 1000(0000000000000). Tu as l’air si fragile et même un peu effrayé par cette aventure que tu viens de vivre….alors je te serre fort, je t’embrasse, je laisse mes larmes couler et savoure cet instant magique, cette rencontre…LA rencontre la plus belle que l’on puisse imaginer…le début d’une nouvelle vie, je dirait même le début de la vie…quelques minutes marquées à jamais.
Je suis dans la salle d’accouchement on m’a mis un masque qui diffuse un gaz pour calmer la douleur en attendant la péridurale. L’anesthésiste arrive, fait sortir mon mari, et me demande de me détendre. Autant me demander d’avaler de la cervelle d’agneau au petit déj’. Impossible!
J’avais vu un reportage sur la péridurale, 2 semaines avant, une erreur fondamentale car j’ai vu l’aiguille. Cette aiguille m’a angoissé pendant 2 semaine et lorsque l’anesthésiste m’a demandé de faire le dos rond, je l’ai vu en chevalier avec armure et épée… surtout épée.
Dur comme du roc, le dos de la VIB. Résultat il s’y est pris à 2 fois. Autant vous dire que ca n’a pas été du pur bonheur.
Ceci étant fait je m’allonge de nouveau, mon homme revient et une infirmière qui ne savais pas que j’avais déjà eu la préidurale me remet le masque avec ce fameux gaz.
J’étais stone!!!!! ou presque. La sage femme regarde le moniteur et m’annonce une contraction énorme, elle me tient la main et me dit ca va passé. Mon homme est débité, il est effrayé, blème et me demande « ca va t’es sure? ».
Je le regarde d’un air niais et lui dis « super géniale et toi?!!!!! »
C’est à ce moment que la sage femme se rend compte qu’il serais mieux de me retirer mon masque… qu’elle dommage, c’était sympa!!!!!
J’ai très vite était confronté à la réalité, j’ai poussé 4 fois et mon gyneco m’a pausé ma merveille sur moi.
A ce moment là j’ai senti comme un tsunami d’amour envahir la pièce, une sensation très étrange. Plus rien ne comptait à ce moment là!
Moi qui avait si peur d’être une bonne mère, de l’aimer comme il faut…
Je l’ai regardé et j’ai pleurer à chaude larme tout en souriant. je n’en revenais pas moi même de ce que je venais de faire.
Il était là dans mes bras, il était beau, c’était mon miracle.
Bonjour,
Mon fils n’aura que 10 mois ce 22 mai donc je me rapel tres bien le jour de notre rencontre
je voulais accouché dans l’eau comme une guerriere prette a affronter la douleur mais mon accouchement a etait provoqué puisque (salle gosse) adorable fils ne voulait pas sortir de lui même.
Donc le genicologue m’avait desja prevenu « madame les contraction sont plus longues et plus douleureuses quand elles sont provoqué donc a mon avie se sera difficile d’accoucher dans l’eau mais on fera tout pour que vous puissez y arriver »
Moi tetu comme une mule je me suis ramené a l’a maernité a 6h30 le 22 juillet 2010 bien determiné a accouché dans l’eau mais au bout de 10h de souffrance et seulement 5 cm d’ouverture malgré qu’on m’ai cassé la poche des eaux j’ai crier pour qu’on me face une peridural mdr
et 1h apres la peridural j’etais a 10 cm et la on m’a enfin dit de pousser Ouf !
apres avoir eu droit a une episiotomie j’ai enfin eu mon fils sur le vendre et la 1ere chose que je lui ai dit c’est… « t’es enfin la ptit monstre » mdr mais quand il a attrapé le doigt de son papa les larmes sont sortient j’ai realisé qu’on etait enfin 3 pour toujours <3
et depuis c'est le grand bonheur, loa est un garçon facile et tres calin je l'aime plus que tout biensur
Hello , alors comment décrire la joie de la naissance …
Je n’avais pas vraiment réalisé que j’allais avoir avec moi , pour toute ma vie , un petit être , que j’avais crée une vie de A à Z avec quasi rien , alors quand les docteurs te disent : « C’est la dernière poussée là » , tu réfléchie un instant mais pas trop , tu es sur le point de devenir mère! c’est pas rien quoi .
Tu es là , il y a un brouhaha de folie , tu as chaud, tu es moites , tu en veux au monde entier , tu détestes cette petite pièce , et surtout ta propre odeur , tu es à bout de nerf, de souffle , tu en peux plus.
Et en une fraction de seconde un petit crie , à peine audible mais qui surplombe tout les autre sons , comme si Dieu lui même t’avait adressé la parole. Tout bascule , tout ce que tu connaissais , tes priorités , tes propres règles, ton instinct , tout s’envole! Tu as l’impression d’être dans un endroit paradisiaque, limite tu flottes , tu as plus de bruit autour de toi , tu entends uniquement sa voix , tu AS un enfant. Il le pose sur toi , un petit bout de vie qui est a toi , et que tu aime déjà alors qu’il a pas vingt secondes ! même s’il est pas très propre tu l’embrasse , tu l’aime déjà ….
Il est là, il gigote un peu dans tes bras , tu sais que c’est partie pour la vie!! Tu es toute pleine de joie , tu as les larme aux yeux , tu es en train de te créer des souvenirs et quand ils te prennent le bébé pour lui faire les premiers soins , tu as pas envie , car il est a toi , tu l’aimes et tu veux pas le prêter!
Et quand il revient , tu as tout plein de joie qui t’envahis , comme si ca faisait 3 mois que tu l’avais pas vu !!
Puis il te demande de le nourrir , et là , tu le regarde sous tout les angles , tu l’observe de très près pendant de long moment , et tu pense même plus a respirer
Tu es la et il est là !!
Voila pourquoi je suis prête à endurer encore une fois le supplice de l’ accouchement rien que pour le moment où tu rencontres ton bébé !
Cela fait deux semaines que je m’agite dans la maison, que je fais le ménage du sol au plafond, que je nettoie les vitres… impatiente que mon bébé arrive enfin. En ce vendredi matin, je suis encore à deux semaines et un jour du terme, et je désespère de voir mon bébé arriver ! Chaque jour, je scrute les messages sur les forums, à la recherche d’informations sur les signes annonciateurs de l’accouchement.
Mais en ce vendredi matin, j’ai un déclic, j’en suis sûre, c’est pour ce week-end, tout comme je suis sûre depuis des mois que j’attends une fille (mon mari et moi ne connaissons pas le sexe du bébé, nous avons voulu garder la surprise pour la naissance). Je préviens mon mari, qui règle ses affaires à son travail, au cas où il ne reviendrait pas le lundi. Je termine les derniers préparatifs pour pouvoir partir à la maternité rapidement au cas où, et range bien la maison.
La nuit se passe normalement… et le samedi matin à 10 heures, je commence à ressentir des contractions. Elles sont très différentes de celles ressenties pendant la grossesse. Elles deviennent de plus en plus douloureuses, de plus en plus fréquentes, alors c’est le départ à la maternité, avec le futur papa.
Après le monitoring et l’examen du col, on décide de me garder, l’arrivée du bébé, ce sera pour cette nuit ! Nous sommes tout contents, nous allons être parents ! Quelques heures plus tard, je demande la péridurale. Ensuite c’est le nirvana… je ne ressens plus la douleur des contractions, je les vois seulement arriver sur le moniteur. Changement de tour de garde, une sage-femme remplace le sage-homme super sympa qui s’était occupé de moi jusque là. Et là, les choses changent… la dame est beaucoup moins sympathique, et malheureusement aussi beaucoup moins compétente.
Rapidement, la péridurale ne fait plus d’effet, malgré deux nouvelles injections. La sage-femme ne sait pas bien manipuler la perfusion, et m’injecte trop de produits accélérants. Les contractions deviennent très très douloureuses, et je commence à avoir peur. Je comprends que je vais devoir accoucher sans péridurale, je n’avais pas prévu ça ! Pendant une heure, je vis un véritable calvaire. Les contractions ne s’interrompent pratiquement pas, et sont extrêmement douloureuses. Mon mari me soutient de son mieux. Il me confiera plus tard qu’il avait mal au ventre à force de respirer avec moi, et plus tard de m’accompagner pendant la poussée !
Au bout de cette heure de souffrance, la sage-femme m’explique que si j’ai eu tellement mal, c’est que mon col s’est dilaté de 3 à 10 cm en une heure ! Merci pour l’information, mais ça n’enlève rien à la douleur… Par contre, cela signifie que mon bébé va enfin arriver ! On m’avait annoncé la naissance pour 4 heures du matin, et là il est 11 heures du soir. Mon bébé va naître encore aujourd’hui !
Je continue à subir les contractions douloureuses, jusqu’à ce que l’on me demande de pousser. Et là c’est le soulagement… le fait de pousser soulage la douleur des contractions. Par contre, qu’est-ce que c’est dur… tout le monde m’encourage, et après un dernier effort, à 23h52, mon bébé est sorti ! Je l’entends crier, tout va bien !
Je ne sais toujours pas si c’est un garçon ou une fille, alors je me penche pour attraper mon bébé. J’écarte le cordon ombilical, et là je dis : « oh c’est une petite fille ! ». Et là, mon amour pour elle me submerge. Qu’est-ce qu’elle est jolie … On dirait qu’elle s’est faite belle pour rencontrer ses parents, ses petits ongles minuscules sont tout roses, comme si elle avait mis du vernis.
Je garderai toujours ce souvenir du moment où j’ai vu ma petite Elodie pour la première fois et où j’ai découvert que c’était une fille. Mon mari, quant à lui, se souvient avec émotion du moment où il a vu la tête du bébé sortir, en train de cligner des yeux et se demandant sans doute ce qui lui arrivait.
Un dernier mot : lorsque je me suis retrouvée dans la salle de réveil avec ma petite famille, une autre maman qui venait d’accoucher a été amenée. Mais cette maman avait accouché d’un grand prématuré, et on le lui avait enlevé pour l’emmener dans un autre hôpital. Elle était toute seule et pleurait. A un moment, le personnel médical lui a apporté une photo de son bébé. Je pense encore souvent à cette maman, et j’espère de tout coeur que son bébé va bien. Je lui dédicace ce récit.
Un certain 5 septembre 2010 a 03H00 du matin une enorme douleur me reveil!!!Oulala j’ai mal j’essaie de me calmé et je constate que la douleurs augmente de minutes en minutes contractions tres rapprochées je prend un coussin pour evité de crié et de reveillé tout le monde chez moi!!!J’ai reussis a attendre 6H30 quand j’ai du reveillé ma mere en lui disant que c’etais le moment je file prendre une douche me trainant a moitié et la ma mere me dit tu es sur que c’est le moment????Oui apres 2 faux travail hein…loool!!Je lui dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii je vais mourrir la j’ai trop mal!!!Bon elle reveille mon pere!!!Bon depart pour la maternité a 7H30 je n’oublie pas d’appelé mon infirmiere pour la prevenir de pas venir me piqué(grossesse sous anticoagulant)Et la on arrive a l’hopital biensur le garde nous dit de ne pas entré dans l’hopital avec la voiture la c’est pas possible je me met a crié mais je vais accouché pauvre C**!!!Bref on entre l’entré de la maternité etant fermé a cette heure ci il faut traversé tout l’hopital a pied avec mes contractions horrible je pleuré a chaque pas!!!Ensuite on me fais rentré et on m’osculte dilaté a 2 !!!Quoi depuis 3 semaines je suis dilaté a 2 apres 5H de contractions ca a pas bougé!!!Et la on me met le monitoring je ne tiens pas plus de 10 minutes je leurs dit que je peu pas resté allongé ca me fais trop mal!!!Bon la sage femme me dit on va vous examiné et la surprise j’etais a 4!!!Elle appelle l’anesthesiste super je vais avoir ma peridural!!!L’anesthesiste refuse de me faire ma peridural je me met a hurlé que je vais mourrir ayant eu des angoisses de mort pendant toute ma grossesse je compte sur ma peridural pour mourrir sans souffrir!!mdrrr!!!Et la j’ai de plus en plus mal donc je demande qu’on m’examine encore dilaté a 7!!!!La on me dit on va allé en salle d’accouchement!!!J’arrive en sallle je m’allonge et surprise la poche des eaux exploses ouiiiii explose comme un ballon de bodruche!!!loool!!Tout va tres vite je suis dans un autre monde plus rien n’existe la sge femme me met des claques pour que je revienne a moi!!!On me laisse quelques minutes cela a suffi pour que je sorte ma puce seule meme pas les pieds sur les etriers sans prolongement de lit rien!! comme un chien j’aurais mieux fait d’accouché chez moi!!!Ma puce a etais rattrapé de justesse est a faillis tombé par terre je crois que j’en aurais tué un la!!!La j’entend un grand crie son crie le crie de la vie de notre victoire contre tout les medecins qui mon dit que j’allais mourrir si je n’avorté pas cette enfant .Personne ne me parle et on me met quelques choses sur le ventre sans felicitation ni rien…..Et la je vois mon magnifique bébé on me dit on dirai un bébé cesarienne tellement elle est pas abimée et on me la prend car elle a trop froid il faut qu’elle soit en couveuse bon comme je n’ai pas confiance j’envoie ma mere les suivre en lui disant repere la bien qu’il aye pas ma la volé!!loool!!Et je lui dit comment s’ecrie son prenom pour pas qu’elle se trompe!!Ah oui je veux pas qu’elle s’appelle Emma comme le voudrais ma mere!!!loool
Ensuite on me dit allé poussé le placenta je pousse une fois il sort et la la sage femme me dit c’est un vrai chantier faut appelé un medecin pour recoudre moi je peu pas!!!!Bande de naze y’en aurais une qui m’aurais aidé ca serai pas arrivé!!!Bref apres 6 piqures anesthesiante a hurlé de douleurs couture durant 45 minutes moi qui est peur des points de sutures je suis servie et en plus fallais que je la ferme elles ont tellement l’habitude que les femmes soit sous peridurale qu’elle oublie qu’on souffre!!!grrr!!
Ensuite on m’as apporté ma merveille enfin tu es la ma chérie maman t’aime tellement c’etais tout simplement magique que je ne fesait que pleuré de bonheur!!Le plus beau moment de ma vie et depuis on est inseparable jamais sans ma fille !!
Le 15 aout 2010, 2h du matin contractions soudaines bébé prévu pour le 22 aout, c est un deuxième enfant alors je regarde l heure je ne veux pas partir trop tot a la maternité. Impossible de m endormir les contractions étaient présentes toutes les 15 minutes, alors là tu penses bien évidemment a tes cours de préparations a l accouchemment j inspire j expire j inspire j expire…. 6h les contractions se rapprochent toutes les 10 minutes je décide d appeler maman pour qu elle se prépare a venir pour me garder la première. 6h30 mon chèr et tendre descend pour … déjeuner, pensez vous bien que c est un homme qu’il en oubli de demander si moi ca va (rires) je lui dis tu sais tu vas commencer a te dépecher les contractions sont bien présentes je faisais les 100 pas dans la maison je sentais cette contractions montée j inspirais et soufflais pendant qu elle était bien la, quand elle était passé un soulagement total, 7h contractions toutes les 5 minutes je dis a mon mari on va peut ètre partir la il me répond « attend je vais fumer une cigarette et en meme temps je met un sac poubelle sur les cuirs de la voiture pas que tu me pètes la poche des eaux » sympa le mari je prend sur moi (rires). Sayé monsieur se sent d attaque pour partir et là il me dit « dis je peux aller chercher une baguette » nan mais vous y croyez « UNE BAGUETTE » là STOP la rage me monte et les douleurs se font ressentir bien proches et bien forte je gueule « MAINTENANT ON Y VA M***** j ai mal j en peux plus elle va arriver » oulà enfin soulagement il a compris (rires). 8h j arrive maternité ouvert a 4 doigts descendu de suite en salle de travail. Je me suis dit enfin on y est dans quelques heures je vais rencontrer ma ptite poule mon bébé je vai enfin découvrir sa bouille. Péridurale faîte beaucoup d appréhension mais super tout c est bien passé un bonheur plus de douleurs je me suis dit sayé plus qu a attendre 12h30 une sage femme vient voir me dit elle descend la puce mais passage dans bassin ca peut prendre 2h je lui dis je me sent pas très bien j ai l impression qu elle arrive elle me dit non vous en faites pas elle me remet sur le coté avec un coussin d alaitement entre les jambre elle part et là l enfer commence. J entend comme un miaulement qui sort de quelque part mon mari me regarde et me dis « c est quoi ce bordél » là je comprend… j attrape la sonnette et me met a appuyer dessus comme une folle sans cesse avec une prise de panique mon mari lève le drap et se met a hurler dans les couloirs MA FEMME ACCOUCHE MA FEMME ACCOUCHE m**** Y A QUELQU UN MA FEMME LE BEBE EST LA j entendais a sa voix de la peur, du désarroi je me suis mis a hurler j ai vu des cheveux une petite lueur noire entre mes jambes qui ne pleurait plus, qui ne bougeait pas j’hurlais « NON PAS CA NON PAS CA » mon mari criait toujours et personne était là pas une sage femme rien personne meme pas un signe de vie il était dans un couloir vide. Il revient me regarde me dit on est seul faut que tu pousses j hurlais NON je veux quelqu un la peur me montait est elle morte, le cordon s est il enoulait autour du cou, pourquoi ne pleure t elle pas. Tant pis je pousse, mon mari l’a couragement sorti et me l a posé sur moi j osais meme pas la regarder j avais peur et la toute une équipe arive en meme temps en panique j hurlais je pleurais comme jamais j ai pu pleurer ELLE VA BIEN? ELLE VA BIEN? oui madame rassurez vous elle est en pleine forme je l ai regardé son regard ne se détachait pas de moi, je l ai embrassé je ne voulais plu m en séparer, son regard effrayé je ne l oublierais jamais mais mon bébé était la en pleine santé. on était le 15 aout et la maternité était en sous effectif c est pour cela que personne était présent ils accouchaient une femme a coté, il n avait jamais connu ca en salle de travail alors mon bébé de 3.450kg s est retrouvé dans le courrier de notre région. Une belle frayeur, mais une maman comblée et un bébé en pleine santé …
Nous avons tant rêvé notre boule de nous, imaginé qu’avec mes yeux et sa bouche, ce petit être pourrait être une merveille, fantasmé son futur niveau universitaire. Ma garde robe de grossesse était prête dans mon dressing virtuel, je serai une femme enceinte chic ! Celle toute minuscule de ce petit être, en taille naissance, prenait forme également dans mon esprit, du blanc, du tout doux.
Une petite princesse ? Un petit prince ? Forcément une princesse, je regarde les photos de nous bébés et je sais qui tu seras, embellie par notre amour et cette magie qu’est la naissance.
Quelques mois ont passé…vous attendez un petit prince !!!!
Alors je t’ai révé, en rouge, et avec les cheveux dressés sur la tête. Je ne voyais pas les traits de ton visage, juste cette couleur et ces cheveux de petit hérisson.
Nous avons préparé les valises, la tienne, la mienne et celle de papa. Nous savions que le nombre d’heures qui nous séparaient de toi allait être important, mais ça y est, nous allions être ensemble, nous allions pouvoir serrer notre fils sur notre coeur.
Je tenais à peine debout, je serrais ton doudou entre mes mains, j’avais froid malgré la chaleur et le manque de sommeil, papa, à mes côtés, ne savait plus comment m’épauler. La douleur de cette attente était tellement vive que je ne me souviens plus des sons, des personnes autour de moi, des odeurs.
Et tu es arrivé, avec un petit gilet rouge et des cheveux bien droits sur ta tête, exactement comme dans mon rêve, tu étais tellement en moi que je t’ai vu, mon bébé.
Je t’ai porté dans mon coeur pendant quatre ans, et tu avais 7 mois quand je t’ai porté sur mon coeur, à Hanoï, là où tu es né.
Noël 2009. Bébé a été sympa et nous a laissé tranquillement déguster saumon fumé, fois gras et autres mets non recommandés aux femmes enceintes consciencieuses!
4h, je suis dans le bain, Papa se lève, petits yeux, me voit et me demande si ça contracte et si cette fois c’est la bonne, et à ma réponse très ambigue « oui », il tourne les talons et retourne se coucher…
5h, on part, bien équipés, on n’oublie surtout pas la bâche en plastique et les couvertures au cas où je perdrais les eaux dans la voiture (surtout pas salir la voiture du futur papa!!!
22 lapins au bord de la route…..
aie, au moins autant de trous et de bouches d’égoûts!!!!!
Après plusieurs heures de marche, d’examens, de tensions, de douleur (foutue péridurale)…mon accouchement naturel tant désiré se transforme en césarienne .
La gentille anesthésiste aux lunettes colorées me tient compagnie…on attend…
Et soudain je te vois, la tête en bas, tenue par les pieds par l’obstétricien, et là, je pense aux lapins, et cette image me restera à vie!
On t’amène à moi, pour que je te fasse un bisou, et ensuite déjà, on me prive de toi.
J’ai dû attendre une heure pour que tu viennes enfin faire ma connaissance. Et à l’instant même où ton papa te pose sur moi, je comprends que les bébés sont magiques et permettent aux mamans d’oublier le stress et la souffrance!
Et tu restes là, à mon sein, contre ma peau, comme si nous ne faisions encore qu’une, partageant encore un moment ce lien si spécial, si intime, si émouvant, qui existe entre une mère et son enfant.
Je me souviendrai toute ma vie de ce moment, cet amour qui éclot, cette peau qui parfume, ces yeux qui cherchent, qui découvrent, qui aiment déjà. Ce moment que je ne voulais pas voir se terminer, refusant de dormir pour ne pas en perdre une miette, t’examinant sous toutes tes coutures (le portrait craché de ton père…vexant!), mémorisant le moindre trait, le moindre geste…
Ces moments à nous, nous deux, toi et moi, mère et fille, dans notre bulle.
L’Amour
Romane n’a que 1 mois, il est bien difficile pour moi de prendre du recul sur ce que je vis depuis.
Ma grossesse a été « idyllique », je n’ai pas été malade, je ne travaillais pas, j’adorais mon ventre et ce tête-à-tête entre nous. Elle était à moi, je ne me sentais pas prête à la partager, je ne voulais pas accoucher.
Puis à 32 semaines, Romane a manifesté l’envie de sortir.
Panique, pleurs, angoisse. Je me suis sentie mère dès cet instant où tout est devenu plus concret, où tout allait plus loin qu’une brève écho digne de canal+. J’avais tellement peur de la perdre, peur de ne jamais partager plus que ces coups donnés furtivement.
Mais l’équipe médicale a fait un super boulot, Maman a été sage et CouetteCouette patiente.
Elle a donc decidé de rentrer dans nos vies le vendredi 15 avril à 38 sa.
Minuit : Mon chien sur les talons, j’ai mal au ventre, je quitte le lit, le canapé est mon meilleur ami.
1h30 perte des eaux. J’entends un craquement, oui oui un craquement je vous assure, je file aux toilettes, tremblante, le coeur plein d’espoir. Le liquide est rosé, ça coule mais pas régulièrement. J’attends un peu, je marche voir si ça continue de couler.
Pas de doute, c’est le grand jour. Elle arrive, ayé j’ai envie d’accoucher, de te faire découvrir le monde, de voir les yeux briller autour de moi.
Je suis calme, sereine, je vais réveiller Roméo. Il est complétement perdu le pauvre. Vite une douche, un café pour se remettre les idées en place, pour appréhender ce qui va se passer … pour prendre un peu de courage aussi …
3h : on arrive à la mater (oui on a pris notre temps, j’avais du linge à étendre, le lave vaisselle à lancer, des sms à envoyer hum). On m’installe pour un monito, on m’examine. J’ai bien perdu les eaux, je suis dilatée à 2 mais sans contractions douloureuses.
La SF nous laisse tranquille, on va attendre calmement le gynéco qui devrait arriver à 8h.
4h : les contractions débutent. Dans les reins. Les exercices de respiration ne me servent à rien, je reste debout, je bouge le bassin pour me soulager. Même le ballon restera inefficace.
6h : je ne tiens plus, je n’y arriverai pas. J’appelle la SF, j’ai faim, j’ai mal, je veux qu’elle m’aide. Elle me parle péri, je trouve qu’il est trop tôt. Elle me parle calmant, c’est parti, je suis à 3.
Pause de la perf. Les minutes passent, je suis droguée, je plane mais les contractions restent douloureuses. On se dit qu’il faut attendre que le calmant fasse effet.
6h20 : Je sens une pression dans vagin. Surprenant. Je me tortille, je crie, Roméo panique. Une fois, deux fois, il appelle une SF. Elle m’examine, je suis à 10, la tête est là!
HopHopHop on y va!
A partir de là tout est flou. Je suis une junkie de l’accouchement ^^ je délire complétement, je leur dis que je ne veux plus, que j’ai mal, que je suis fatiguée et que je n’y arriverai pas.
« Allez Madame.S, vous vous débrouillez très bien, vous poussez bien continuez! je vois sa tête, elle a pleins de cheveux! »
Roméo sort, nauséeux. Le gynéco entre. Je recommence mon monologue de droguée.
« Va bien falloir qu’elle sorte de toute façon alors poussez »
Les hommes et leur logique imparable.
Quelques poussées et elle est là. On me la pose sur la poitrine. Une de plus et le placenta est expulsé.
Je la regarde, je la sens, je l’embrasse. Elle est là! j’y suis arrivée, nous y sommes arrivées! Mais il faut recoudre madame, sans bouger, ça va durer 20minutes, épisio et déchirure. Profitez de votre bébé en attendant.
Oui mais non, je n’me sens pas, ça me fait mal rien qu’en passant de l’eau. J’ai peur de la faire tomber, de trop bouger, je ne suis pas moi-même. Je la confie à la SF qui la ramène au Papa malgrè son étonnement.
Et oui je suis Maman maintenant, je dois la protéger même si cela signifie la protéger de moi.
On a eu tout le temps de se découvrir, de s’appréhender pendant ces 5 jours. Elle contre moi ou moi contre elle je ne sais pas, on se blottit, on se réchauffe. Malgrè ses yeux clôs, elle me serre, on continue de ne faire qu’un. La tétée est instinctive entre nous, sans aucun problème.
Les SF sont ravis, c’est un BébéZen, sûrement parce que les parents sont zen, elle se sent en sécurité dira-t-on.
Chaque jour une évolution, un changement, un sourire, un regard, une caresse font de moi une Maman.
Chaque angoisse, inquiètude, questionnement, doute font aussi de moi une Maman.
J’accepte tout, je relativise. C’est l’jeu ma pov’ Lucette!
Puis je m’en sors pas si mal finalement, on recommencera c’est sûr ;p
C’est mon premier bébé, il arrive, je le sais, il a 3 semaines d’avance mais peu importe j’étais de toute façon si pressée de le voir, de l’accueillir.
« Penchez-vous madame, penchez-vous… Voilà, attrapez le, attrapez le, il est là ».
Et je l’attrape, je le sors, je l’extirpe de mon ventre, de mes entrailles.
Il est tout rouge, limite violet, il a de grands yeux noirs qui me regardent, tout en ne me voyant pas.
Je le tiens contre moi, je le câline. Je le regarde.
Et je ne sais pas qui c’est.
En remontant dans ma chambre, je pleure.
Je dis à mon amoureux que je préfère le chat à mon bébé, à notre bébé. Et je (re) pleure
Mon mari me rassure, il me console, il me berce et me dit que tout va bien se passer.
Il quitte la maternité et me laisse seule, en tête à tête avec ce petit bonhomme, cet inconnu dont je ne me sens pas très proche.
Je le sors de son berceau en verre, je le pose sur mon lit et je le regarde.
Je détaille chacun de ses plis. Je contemple ses petits cheveux, et je me dis que c’est exactement comme ça qu’ils devaient être.
Je pose mes lèvres sur sa joue, elle est si douce, si moëlleuse.
Je lui masse ses petits pieds, si petits, tout petits.
Je prends ses petites mains dans les miennes, je les regarde, elles sont parfaites.
Je l’attire à moi… Je le palpe, je le respire, je le caresse, je le hume, je le laisse se blottir dans mon cou…
J’écoute sa respiration, ses petits bruits… Et je lentement, tout doucement, je laisse mon coeur s’ouvrir, s’épanouir. Et quand le jour pointe le bout de son nez, ça y est, je suis une maman, sa maman
Mon mari arrive et il nous trouve blottis l’un contre l’autre. Il se fait tout petit, il a compris.
Je suis raide dingue amoureuse de mon bébé. Il aura suffit d’une nuit, il aura fallut cette nuit.
Un simple battement d’ailes d’un papillon peut-il déclencher une tornade à l’autre bout du monde ? Il paraît…La seule chose dont je suis sûre, c’est qu’il a suffi que tu battes une fois des cils pour faire voler en éclats le monde qui était le mien jusqu’à ce jour ensoleillé…J’avais à peine eu le temps de réaliser que tu étais sortie de moi, que tu étais un être à part entière, distinct de moi, que tu as rivé ton regard dans le mien. Pas un cri, pas un pleur, tu t’es tue dès que je t’ai posée contre moi, plus rien n’existait autour de nous, on se découvrait enfin. Tes grands yeux noirs ont troublé les miens d’une rivière de larmes chaudes et bénies, toi, mon bébé tant attendu, ma fille, mon espoir, mon avenir. Tout en prenant conscience de la responsabilité écrasante que j’avais maintenant, j’ai réalisé que je venais de gagner un privilège inestimable, celui d’être ta maman, de veiller sur toi, de t’aider à grandir. J’ai soutenu ton regard, comme pour répondre à ta question muette, et je t’ai serrée contre mon coeur, parce qu’il n’y avait pas besoin de mots pour te dire que désormais, je n’aurais qu’un but, te voir rire, sourire, pour te voir aussi heureuse que je l’étais enfin. Merci ma poulette, pour les rires, les larmes, les cris de joie, les engueulades, les câlins, les mots d’amour. Je te remercie moins pour les nuits hachées, mais je t’aime quand même comme tu peux pas l’imaginer encore, tu sauras ça dans quelques années. Au moins 16, sinon ça va barder hein…
J’ai porté une enclume 9 mois, mes pieds se sont effondrés, mon ventre s’est strié, puis au milieu de la nuit, ma vie a changé.
J’ai souffert 13 heures, j’ai poussé 3h et il a crié. On me l’a posé sur le ventre pendant qu’on réparait les dégâts en bas. Il était bleu, il pleurait ce petit cri fébrile et je me disais que quand même… Il est drôlement bleu. Puis il ressemble à un vieux monsieur. Mais à qui ressemble-t-il vraiment? Léo? Moi? Je regarde autour de moi, les gens s’agitent comme des abeilles autour de leur ruche. Je suis perdue, mon mari pleure en coeur avec le petit et moi? Pourquoi je ne pleure pas? Pourquoi je suis autant perdue?
Mon regard redescend sur lui et ses cris s’arrêtent. Il me regarde, je le regarde. Le monde s’arrête autour de nous, le silence, il n’y a plus que nous deux. Je l’aime. Je l’aime déjà. Je l’aime tellement ! Mon coeur s’arrête… Et une larme coule le long de ma joue.
Les premiers instants, les premières secondes où j’ai tenu mon ange dans mes bras, je ne l’ai pas « détaillé ». Il respirait, allait bien. Je l’ai embrassé, senti, serré… Puis, je l’ai observé et là : oh ! Oh ! OH ! Beuh ! Beurk ! Panique totale ! Je regarde l’heureux papa et bégaie : « il n’est pas fini », « il va changer hein, Hein, HEIN ? » !!!
Ensuite, durant mon séjour à la maternité, j’ai adoré voir famille et amis s’enthousiasmer sur la soi-disant beauté de mon fiston : « il est mimi », « qu’il est beau » ! Et moi, finir par lancer « mais non, il est moche » !!!
Je vous rassure : mon fils, ma fierté, mon Loulou aura 8 ans ce 24 mai et il est parfait !
Dis petit ange tu viens nous voir ?
Vendredi 27 Aout 2010, 40 semaines et on est en pleine “formes” toute les deux ! Avec papa on a eu le temps de t imaginer et je crois qu´il est temps de montrer le bout de ton nez parce que les fesses et les pieds on les connait déjà !
Mais toujours rien et pourtant on prend soin de nous dans une clinique 5 étoiles dans un pays ou on ne parle pas notre langue mais la il faut prendre une décision : super-gyneco nous dit “si elle ne vient pas naturellement c est qu il y a un problème quelques part, je veux bien déclencher mais a la moindre alerte je coupe !” l idée ne m enchante pas du tout et puis on en discute avec ton père, réflexion faite c est plutôt logique alors on se lance et puis tes grands parents arrivent dans 2 jours: c est gentil de les avoir attendus !
Le rendez vous est pris, demain a 5h00 on rentre au bloc, les émotions montent entre la peur et l envie de te voir et le pourquoi ça marche pas normalement ? On a réussi a dormir coller contre ton père dans le lit d hôpital et réveille brutal la tension monte et oui la peur du bistouri: tu sais maman est forte mais faut pas pousser rien ne prouve pour le moment que tu n as pas envie de faire un petit extra ! Et puis la machine est en marche et ton papa est avec nous il ne peut rien nous arriver de mal !
Ce sera drôle pour ton arrivée il y a de la musique et ils sont tous déguisé pour te souhaiter la bienvenue et on a même le temps discuter, d accord j ai un peu embêter ton père mais ça les a fait rire de savoir qu´une française était capable d enquiquiner un homme aussi bien qu´une mexicaine ! Et a 5h55 ils me disent que tu es la: je m arrête de respirer pour être sur de t écouter mais de ce coté là pas de souci des le début tu nous a annoncé que tu avais de la voix et les larmes coulent toute seule, ton père est déjà derrière toi et a droit a tous les honneurs, la pédiatre vient te poser sur moi 3 kg 200, 49 cm et pourtant tu parais si petite je crois qu´ils me parlent mais tes yeux sont si profonds que je m y suis perdue et puis tu disparais j ai pas eu le temps …
j avais oublier que j étais ouverte et que toi tu dois aller te réchauffer la dessus pas le choix les normes de l hôpital avant on m enseigne ton bracelet et le mien avec un code barre: c est beau la technologie !
Quelques heures toute seule plongée dans le souvenir de ton regard, je retrouve ton papa qui saute partout et tu arrives enfin, presque … il faut signer les papiers, vérifier le code barre et que ton garde du corps armé te laisse partir, et oui un peu choquant mais au moins on ne peut pas dire que tu n est pas a nous ou qu´ils t on perdue dans les couloirs pour rentrer sur le marché de l adoption illégale aux USA, mais tu sais je ne m en suis rendue compte que le lendemain a ce moment là tu étais si belle si petite et si endormie !!
Nous n´osions pas te toucher a peine respirer juste te regarder et réaliser que tu étais enfin avec nous !
Et les commentaires commencent:
-Qu est ce qu´elle est jolie, elle est blanche elle ressemble a sa mère elle va avoir les fesses irritées tout le temps c est moins résistant qu´une peu brune et puis qu est ce qu elle pleure ! Bonne chance a la maison !
Les infirmières sont très agreables, heureusement la famille arrive, le verdict tombe:
-les cheveux de son papa, la peau de sa maman, les yeux de son papa, le menton de sa maman, les pieds de son papa,les oreilles de maman et les mains aussi …
et puis ça va plus loin:
ah ! elle ressemble a son cousin Eduardo qui ressemble a sa grand mère qui a tout donné a son fils et oui on retombe sur le papa !
Video-conference avec la France et un grand père très humble:
Elle est belle ! c est fou, c´est mon portrait craché !
Et oui petit ange pour moi tu as hérité d´un peu de chacun et la famille est grande mais avec tout ça tu seras toi et seulement toi !
Panique un cri ! Petit coeur tu as faim mais maman n a pas de lait. Pas de lait et je ne t ais pas mis au monde, je dois avouer que je suis un peu vexer …pas si grave après tout ? Une femme de la ligue du lait arrive a la rescousse te manipule comme une poupée de plastique et t envoie directement t étouffer sur mon sein, toujours pas de lait mais tu es contre moi c est tellement réconfortant !
La gynéco passe, tu faisais des acrobaties dans le ventre et tu avais laisser trainer ton bras, oui oui celui qui bouge tout le temps pour attraper ce qui est a ta portée ou non, dans la foulée je vais bien ( ou presque) et 48h00 après on rentrait a la maison (un peu forcée ) mais tes 2 grands mères ne seront pas loin ce soir il n y a pas de quoi t en faire , heureusement car pour être honnête je ne suis pas sur d avoir compris tout ce qui se passait !
…Bientôt 9 mois, je ne cherche plus a comprendre, je remercie ton père de prendre les nuits ta voix retentis toujours dans mes rêves comme la première fois ! Je sais juste que de petite crevette tu es devenue un beau crabe ( et oui marcher droit c est difficile ! ) et que je ne sais pas comment j ai fais pour vivre sans toi …
Ce jour restera a jamais en moi, cette peur terrible d’avoir tout perdu ..
Tout a commencer le 10 octobre 2008, un simple rendez vous chez la sage femme car j’etais arrivé a terme .. Rien d’alarmant, juste mes plaquettes qui sont dans les chaussettes donc peridural deconseillée mais comme de toute façon je veux accoucher le plus naturellement possible pour ma tite fée number 3, je m’en fiche un peu .. La sage femme me fait un petit decollement de membrane parce que faut qu’elle sorte quand même un jour ou l’autre cette crevette !! Deux heures aprés les contractions arrivent, ouille ça fait hyper mal d’ailleur, j’avais oublié ;o).. Je ne mange rien car l’estomac me fait signe qu’il ne vaut mieux rien avaler là tout de suite maintenant sinon le sol goutera a mon repas :s … Au bout de 4 heures je sonne a la sage femme qui me trouve assise sur les toilettes et pliée en 4 .. Elle me dit qu’on va tout de suite en salle d’accouchement, mais moi je ne peux pas me lever tellement j’ai mal donc elle m’aide car la salle est juste en face de ma chambre ..
Elle m’allonge , se retourne pour mettre ses gants et là …. Et ben je lui dit ça pousse et je pousse car s’est terrible mais impossible a retenir .. Elle me dit stop stop, ELYNA a le cordon autour du coup, elle est etranglée !!!
Elle sonne à sa collegue, coupe le cordon et plus rien, pas de pleurs, pas de regard, pas de sensation de chaleur sur mon ventre mais au lieu de ça un « merde elle n’est pas avec nous » .. Massage cardiaque, aspiration dans tout les trous, rechauffage avec eau chaude ..Ca semble une eternité, s’est horrible .Je n’ai pas arreté de lui parler, de lui dire que maman voulait qu’elle respire, que je ne pouvais pas vivre une telle epreuve ..Mes larmes ont coulé coulé .. Et enfin, le cri … A ce moment là j’ai pensé a toutes les mamans qui n’ont jamais eu la joie d’entendre ce cri .. Quelle douleur, impossible de poser des mots dessus !!!
Puis la sage femme l’a emmener pour faire des petits examens et me l’a redonne pour ce fameux premier regards … Le miens etait rempli de larmes de soulagement, de bonheur, de tristesse et le siens etait rempli de tout ce qu’un bébé peut dire à sa maman pendant ses moments de partages intenses .
Papa est arrivé a ce moment là car la maternité est a une heure de notre nid d’amour ..Je lui est tout raconté bien sur !!! Maintenant a chaque fois que mes yeux se pose sur elle, je pense a ses minutes ou le temps s’est arreté, ou mon coeur de maman a eu si peur de la perdre avant même d’avoir partagé ce premier regard si doux, si beau ..
Je me suis sentie maman le jour de l’écho quand le gynéco nous a dit « vous les voyez là tous les 2″, mon mari a éclaté de rire et j’étais stupéfaite, des années d’attente, de traitement et cette FIV qui nous avait déçu, qui ne nous avait donné que 2 embryons, le pire de nos « scores », 2 embryons qui nous ont fait fait l’immense honneur de s’accrocher tous les deux. Depuis ce jour j’ai eu à coeur de les garder au chaud le plus longtemps possible, j’ai passé une grossesse angoissée, angoissante, la césarienne était programmée à 39 SA mais à 38SA+5 jours, j’avais mal au ventre, j’étais tendue, j’ai passé un coup de fil à la mater qui m’a demandé de passer pour un contrôle.
Nous sommes partis vers 18h30, les volets de la maison ouverts pensant que nous serions de retour un peu plus tard. A l’arrivée, une sage femme qui me dit « on vous attendait, venez on va faire un contrôle » et là dilatée à 3 doigts, elle sort pour revenir avec 6 personnes, le bloc était déjà prêt.
Mon mari m’a rejoint, la césarienne à démarré et rapidement un premier cri, on me présente un bébé et il s’en va puis un second cri, on me le présente et il s’en va aussi, mon mari les rejoint et moi je pleure, j’ai froid, je fais un malaise, puis on me rassure, on me dit que les bébés vont bien, ils sont nés à 1 min d’intervalle vers 20h, ils font 3 kg chacun.
20h30, on me sort du bloc, j’ai l’immense chance de ne pas aller en salle de réveil, on m’emmène dans une pièce et là je vois mon mari chapeau vert sur la tête en peau à peau avec les petits et il me dit « j’aurais peut être du m’épiler le torse ! »
Je n’ai pas pu les prendre dans les bras avant 2 bonnes heures, mais je suis restée là, à les contempler tous les 3, à me dire que j’avais une chance incroyable et j’ai été envahie d’une espèce de sérénité qui ne me quitte plus. Ils sont devenus ma force et pour eux je suis prête à tout.
mes yeux… ils ont pleuré plus d’une fois, se refermant sur un nouveau test negatif, se sont usés à fixer cette fameuse bandelette, se sont fermé pour esperer enfin voir le fameux +. et le voila. ils ont à nouveau pleuré quand je l’ai vu, quand je l’ai annoncé au futur papa, aux futurs grands parents. je n’en croyait pas mes yeux à la premiere echo, deja la, deja formé…et la deuxieme, deja grande et deja fille. j’en ai passé des heures à regarder ce ventre s’arrondir, se tordre au fil des mouvements. difficile à present d’avoir les yeux plus gros que le ventre. la famille disposant d’un large spectre de couleur, on se demandait de quelle couleur seraient ses yeux. la reponse arriva en octobre. je n’ai pas vu la lumiere du jour, il fesait nuit quand nous sommes partis, nuit quand nous sommes arrivés dans la chambre. mes yeux rivés sur l’horloge, je t’ai attendu, longtemps, trop pour l’equipe qui decide d’une cesarienne. on me cache la vue, je ferme les yeux… et te voila. je pleure, encore, toi aussi. on se regarde droit dans les yeux, derriere les larmes et deja, on se ressemble.
Ce samedi, Samuel aura 2 ans et pour la fête des mères cette année, c’est-à-dire le 29 mai, je vais avoir 30 ans…….. Mai est donc depuis deux ans un mois tout à fait particulier, surtout que Samuel est né en 2009 quelques semaines après le décès de ma grand-mère maternelle et il est du 21 mai tout comme elle…
Samuel, mon petit homme adorable… tout n’a pas toujours été facile et pourtant tout avait si bien commencé. Grossesse que je n’ai pas vue passer, accouchement mémorable plein de rires et de joie partagés avec la sage-femme… et tout allait tellement bien que nous avons souhaité, ton papa et moi t’aider à venir jusqu’à nous et nous t’avons donc saisi tous les deux en même temps… pour être bien choqués… Les larmes me montent toujours malgré le temps qui s’est écoulé. Ton petit visage était marqué par une malformation, une fente labiale… et le diagnostic n’était pas terminé, tu avais aussi une fente palatine. Je crois que la Terre a alors arrêté de tourner. Comme nous avons pleuré… nous ne nous y attendions tellement pas. Tellement pas que nous avons même oublié de regarder si tu étais un petit garçon ou une petite fille… et cela me fait rire maintenant. C’est là je crois que nous sommes devenus des Wonder-parents mais je crois que c’est parce que de suite tu as montré que tu étais un Super-Bébé. Je t’ai aimé de suite comme je n’avais jamais aimé auparavant et t’ai gardé tout contre moi des heures durant après ta naissance, nous nous sommes insufflé mutuellement je crois tout le courage dont nous avions besoin pour surmonter les deux opérations que tu as déjà subies et celles que tu auras encore prochainement. Alors pour moi, la fête des Mères c’est tous les jours. Chaque jour, je vois un petit être courageux, éveillé, dynamique, souriant grandir à nos côtés, devenir autonome et s’épanouir et ça c’est le plus cadeau que la vie pouvait me faire.
Ma première rencontre avec mon BB2, c’était il y a très peu de temps. Quand j’ai cru au pire !
Je suis tombée sur le ventre à la fin de ma 28ème semaine, et là j’ai vu ma vie basculer. Ma vie et celle de mon bébé que j’ai cru perdre.
Une hémorragie a été consécutive à cette chute. Plutôt importante. Les médecins ont tout de suite tout mis en oeuvre pour se préparer « au pire », à une naissance prématurée.
C’est à ce moment que j’ai pris pleinement conscience que ce bébé et moi on avait besoin l’un de l’autre. Moi j’avais besoin de lui, dans mon ventre encore 3 mois. Et lui avait besoin de moi, de ma force et de mon amour, pour tenir.
Nous avons affrontés ensemble de longs moments d’angoisse. D’attente. De doute.
Mais à chaque fois que je perdais espoir, que je m’inquiétais, bébé était là pour me rassurer.
Pour me dire qu’il était là et qu’il s’accrochait.
Une nuit j’ai vraiment paniqué. Alors comme à chaque fois, j’ai caressé mon ventre. Et bébé est venu me répondre. Il a tapé avec sa main. Et n’a plus arrêté de gigotter de toute la nuit
J’étais fatiguée, mais tellement heureuse.
Je crois que ce moment a été MA 1ère encontre avec mon BB2.
Depuis ce jour on communique à travers mon ventre. Un genre d’haptonomie à notre façon
Aujourd’hui mon bébé est presque tiré d’affaire. Les médecins hallucinent complètement de voir un bébé tenir aussi bien le choc sachant l’hémorragie qu’il a subi.
Mais au fond de moi je sais que c’est grâce à notre force à tous les deux tout ça. Parce qu’à deux on est toujours plus fort.
Et avec BB2 on fait une équipe de choc !
Pour encore de longues et belles semaines in utéro.
Et toute la vie après
Maintenant il me tarde de le prendre dans mes bras. Mais pas d’impatience surtout
2 heures que tu devrais déjà être là, mais quelque chose semble te bloquer.
La péridurale m’a insensibilisée jusqu’aux joues, je pousse comme je peux mais c’est si dur…
Les sages femmes me disent de me fâcher, de leurs voix si douces, ce serait presque drôle si ce n’était pas si dur !
Il est temps, ton coeur faiblit, je prend tout le courage qui me reste de mes 48h sans sommeil, et j’arrive enfin à te faire sortir, tu arrivais par le front, c’est pour ça que tu étais bloqué, tu en gardera un bel hématome pendant quelques jour.
Je t’attrape sous les épaules et te pose sur mon ventre, tu es si grand, tes mains, tes doigts, comme des araignées, et ton regard, quel regard ! Tes yeux sont écarquillés, ils sont si grands !
Tu trouves tout de suite mon regard, un échange qui me bouleverse, me capte, me trouble tellement tu es une évidence.
Tiens, papa a une poussière dans l’oeil, c’est malin, moi aussi maintenant…
Le regard de ton papa me chavire également, un tsunami d’amour semble s’être emparé de la pièce…
Mais on te reprend à moi au bout de 2min , pour des contrôles,… 20 min plus tard, on vient chercher ton papa, tu es sous couveuse et surveillé, celà durera 2h sans que je ne puisse te voir.
Mais heureusement papa a le camescope. Et grâce à lui et aux allez retour de ton papa, je peux continuer à me noyer dans tes grands yeux noirs, qui deviendront pourtant si bleus dans peu de temps…
Ton premier regard est le phénomène le plus merveilleux que j’ai vécu jusqu’à présent.
Je t’aime mon fils !
Je pourrais raconter pour la 150ème fois cette fin de césarienne où après 48 heures de douleur, j’ai regardé mon mini dans les yeux en lui disant « salut toi…On a bien galéré, hein? »…mais bon, pour l’originalité, on repassera…je voudrais donc raconter ma rencontre avec Niafette.
J’avais 30 ans et un jour. Elle avait 2 ans et 4 mois. Pour la rencontre officielle, on avait prévu, avec son papa de se voir dans un petit parc avec animaux, châteaux gonflables, pédalo et poney…meuh nan, je ne voulai spas l’acheter…Quand on s’est retrouvé sur le parking, elle dormait dans la voiture. Ses grands yeux foncés se sont ouverts, encore tout ensommeillés…elle m’a lancé un regard interrogateur, est descendue de voiture, dans les bras de son papa, me matant en coin, genre c’est qui celle là? Son regard est descendu jusqu’à mes tongs roses, puis est allé vers ses mini tongs blanches. Elle me les a présenté: « T’as vu mes tongs? »Je lui ai dit qu’elles étaient magnifiques…elle m’ a souri, a mis sa menotte dans ma paluche, et m’a demandé « tu t’appelles qui, toi?! » J’ai été conquise. ça a été réciproque. Une évidence, que j’allais l’aimer toute ma vie.Un coup de foudre pour une mini miss qui n’avait plus de maman, un coup de foudre d’une mini miss pour une grande crâneuse qui n’avait pas d’enfant. 2 ans d’amour et un bébé/ptit frère plus tard, je peux le dire…je ne l’ai pas mise au monde ma niafette, mais je ne pourrais pas l’aimer plus, même si ça avait été le cas.
Déjà maman, je ne m’attendais a rien de nouveau dans le merveilleux monde des salles d’accouchement…
Déclenchée pour la 2ème fois, nous avions prévus l’ordi avec lecteur DVD histoire de passer tranquillement le temps ! Complètement zen…
Puis des douleurs différentes, une inquiétude, hum étonnement… Bon après tout, j’ai rien senti sans péri la premiere fois, au moins je me dis que je sens ce qu’est une contraction!
Mon adorable sage femme, Angelique, la même que pour notre fille, vient pour vérifier l’avance du travail. Je regarde son visage normalement si doux se stresser sous nos yeux et partir en catastrophe téléphoner au gyneco. Le stress monte…
D’un coup, la chambre se remplit… Mon doc arrive, osculte, et angoisse… Heu, quid? Nous osons enfin
demander..
Alors, votre bebe a décide de naitre de façon original… Le siège, impossible je me dis mais alors COMMENT?
Et bien par la face… Près nous assistons a une grande discussion entre les sages femmes et les gynecos présents dans la clinique dans une position si intime, n’est ce pas? Passera, passera pas, les dicussions font monter notre stress.. Comment ça passera pas!.!!.!. Puis mon doc tranche, allez on tente…
Heu… Vous êtes surs?
Enfin, avant, madame, je vous préviens votre enfant ne sera pas beau… Bon mais après, cela va se remettre petit a petit… Soit mais passera?
Bon allez go, en 3 min, on me donne mon bebe, je le regarde et véridique je me dis:
Mon dieu qu’il est laid… Heureusement, c’est un garçon, c’est moins grave!
Une tete de boxer qui s’est pris un round en pleine tete sans riposter…Le Front bascule en avant. Le nez avec une cassure, bref Laid, et je suis sa mère !
Toute la clinique passait voir « la face » comme il disait!
Des SMS d’annonce de naissance pour les amis sans photos , étonnement, explication, visite et imencablement… Ah effectivement, il est pas très beau… Et la sourire entendu !
Heureusement , Notre Come a désormais 2 ans et est beau comme tout, et c’est pas moi qui le dis!
Mais mon petit Come a désormais 2 ans et est beau comme tout avec sa petite frimousse
Puis l’annonce de
Alors les explications arrivent… Le bebe est engage ( merci je le sens un peu)
Pendant toute ma grossesse la nature a bien fait les choses mais la doyenne est partie fumer sa clope au moment des contractions, j’ai mal!! mon homme hurle comme un entraineur de rudby a chaque poussées et le coeur du bébé s’affole dans une grosse machine… je suis où déjà?? puis plus un bruit… j’ai plus mal, de toute manière je sens plus rien. le papa a rejoins le groupe des sage femme et du medecin?? et c’est quelle machine qui fait ce nouveau cri?? et puis il est où mon bébé d’abord!! amusés on me fait signe qu’il est lové contre ma peau…. rôoo!!! non pas un mot… juste rôoo. juste après un « il est trop chou!!! » d’un air completement niais, ôde d’une histoire d’amour naissante.
je sourie a mon amour, je voie dans ses yeux milles scintillements et ensemble on plonge de nouveau dans le regard de notre « nous ». tout frêle, tout petit, tout calme, si serain à se réchauffer doucement… prenons le temps… moi je suis ta maman, le monsieur qui pique (sauf aujourd’hui) c’est ton papa!! bien joué mon fils t’es sorti de maman, le plus dur est derrière toi, soit le bienvenu…
pour moi tous c’est joue en octobre 2008 quand on m’a annonce gentillement que j’attendais des jumeaux, l’echographe m’a laisser seule avec la boite de mouchoir, j’etais sous le choc j’avais un bébé d’à peine 2 ans, direction la gyneco qui a bien confirme les jumeaux mais que l’un des 2 n’etait pas fiable car le coeur trop faible et du coup m’a dit de ne pas m’inquieter que la grossesse finirais en enfants simple mais un mois plus tard pour le controle que bébé etait bien « mort » la stupeur la gyneco entends tres bien le coeur des 2 bébés donc j’etais bien enceinte de jumeaux la gyneco n’en croyais son moniteur le bébé etait en pleine forme et avait grossit elle a pense que j’etais enceinte de triple mais elle a tout verifie mais il y a bien des jumeaux donc elle nous a envoye voir un specialiste de la gynecologie qui nous a bien confirme a son tour que les jumeaux etait bien vivant et que c’etais une erreur de m’avoir annoce la mort de l’un d’entre eux, j’etais en pleure je me retrouvais confronter a la nouvelle sans savoir ce que je devais faire sachant qu’il nous restait que 2 jours pour avorter puisque a la base un devait mourrir et du jour au lendemain plus de mourrant et 2 jours legal a l’avortement sur le retour de la gynecologue specialise il a fallu reflechir a la situation pour prendre la bonne decision pour la donner a l’equipe de mon hopital avec ma gyneco qui etait tres inquiete de sa faute mm si c’etais pas la sienne mais de son equipement qui est trop vieux et pas adapter pour les grossesse gemelaire on a discuter tous les 3 pour prendre la bonne decision moi je pensais a l’avortement car je me sentais pas capable et j’ai toujours voulu un fille et que 2 enfants et mon mari sous le choc mais pas plus que ca m’a dit je serais pour t’aider ma gyneco m’ a dit que si j’avortais je regretterais aussi un jour ou l’autre et que si je gardais j’aurais aussi des regret donc la desicion a ete dure a prendre et au fond de moi je savais que si j’avortais j’aurais eu des remords toute ma vie du coup on a garde mais cela a ete tres dure……………..9 mois plus tard mon grand avait 2ans et 3 mois et moi j’etais grosse comme une baleine, l’un des juju etait un garçon et l’autre ??? j’ai esperer une fille, j’ai prier mais je crois pas en dieu mais j’ai prier quand mm des fois que!! et puis les bébé etaient mal place du coup cesarienne obligatoire ce que je ne voulais pas j’avais peur tres peur, du coup ma sage femme m’attendais a l’ascenseur aisni que ma gyneco pour me soutenir j’etais en pleur mon mari m’attendais dejà ds la salle d’accouchement et puis on m’a pratique peridurale et l’ambaince etait mauvaise a cause de l’infirmier anesthesiste et je me suis sentie mal, la gyneco sort le bébé que l’on savait pas le sexe et la elle me dit d’etre forte et j’ai compris que c’etais aussi un garçon, j’ai pleure, craque en sanglot , j’ai senti mon coeur qui partait trop vite ca me faisait tres mal, je me suis senti partir et j’ai vite dis a l’anesthesiste et heureusement qu’il etait la a cote de moi car sur son moniteur il l’avait vu et m’a donn ce qu’il fallait pour rester « en vie » et bébé 2 sort et aussi garcon et moi toujours en pleure et mon coeur qui me faisait souffrir mon mari ne voyait rien il entend juste que j’avais un probleme et depuis ce jour j’ai des probleme cardiaque et dans tou ce malheur est né 2 beaux bébés nolan et tony qui ont 2 ans dimanche et moi j’aurais 35 le diamnche qui suit et je peux vous dire que j’ai souffert pendant la grossesse , pendant ces 2 annees mais qu’au final j’ai une jolie famille de 3 enfants que j’aime tres fort et je vous cacherais pas que je pense a quoi serais ma vie si j’avais avorter et ca resteras un mystere pour nous , mes enfants sont en bonne sante , nous somme heureux avec le peu de moyen que nous avons, ils ne manquent de rien et je donne de l’amour pour tous et ils me le rendent bien, je vous aime mes 3 amours, votre maman
Notre histoire a commencé au tout début, lorsque je l’ai senti bouger pour la première fois dans mon ventre.
Je l’ai imaginé fort, tel un roi mongole qui se réveille réincarné dans mon ventre.
Il était une fois, un roi mongole vivant très loin dans la montagne. Voilà longtemps qu’il avait disparu. Sa famille avait beaucoup pleuré ainsi que toute sa tribu. Il était parti glorieux, après la grande bataille.
Désormais, il reposait paisiblement dans la terre et vivait dans le cœur de tous ceux qui l’avait aimé.
Puis un jour, à sa grande surprise, il ouvrit les yeux.
« Où suis-je ? », se demanda-t-il. Il regardait autour de lui. Que voyait-il ? Rien. Il faisait tout sombre et tout était humide.
« Je sais. Je suis dans un grand bassin rempli d’eau », il dit. Après mûres réflexions, il pensa : Grand bassin, grand bassin. Il ne semble pas si grand que ça, remarque.
Il devenait de plus en plus perplexe.
Il continuait à s’interroger de la sorte : Voyons, voyons, si je bouge le pied, si je bouge le pied, ….., je touche le côté du bassin. Voyons, si je bouge l’autre pied, je touche l’autre côté du bassin. Hummmm, et si je bouge les bras, je touche les côtés aussi. Non, il n’est pas grand du tout, ce bassin. Il n’est pas digne de la grandeur du roi mongole que je suis. Je vais y remédier à tout ça, et sur le champ !
« Serviteurs », cria-t-il. « Serviteurs, présentez vous immédiatement devant votre grand roi », cria-t-il encore.
Personne ne répondait. Le silence était encore plus grand.
« Comment osez-vous ? Votre châtiment sera mortel », gronda-t-il.
Il gronda si fort que tout le bassin trembla avec lui.
Malgré toute sa grande colère, il était seul. Personne ne venait se prosterner devant lui et recueillir ainsi le terrible châtiment promis. Personne, aucun serviteur, aucun membre de sa famille.
Le silence était lourd. Notre grand roi était maintenant inquiet.
Mais que se passe-t-il ?, se demanda-t-il. Je suis seul, dans un petit bassin tout étroit. Et aucun serviteur n’accourt à moi pour subir le châtiment qu’il mérite. Ne suis-je donc plus craint ? Ne suis plus le grand roi mongole ? C’est impossible ! J’ai gagné la bataille contre notre pire ennemi. Oui, c’est moi, grand roi mongole, le conquérant !
Ainsi rassuré, il gonfla son torse qu’il savait énorme et cria encore plus fort d’un ton des plus autoritaires : « A genoux devant votre grand roi ! A genoux vous dis-je ! »
A ces paroles, il ne vit toujours aucun serviteur, aucun membre de sa famille prosterné devant lui.
« Où êtes-vous ? Montrez-vous ? Ou alors, gare au châtiment mortel ».
Il s’était emporté à nouveau si fort, que le bruit de ses propres cris lui déchirèrent les oreilles, que l’eau était montée sur lui puis abattue à nouveau sur lui, créant ainsi une grosse vague.
« Ho, ho, ho », dit-il pris de terreur. « Je risque de quitter le bassin. Mais où vais-je atterrir ? Par tous les dieux, je vous implore, sauvez moi. »
Il eut à peine le temps de prononcer sa phrase que la vague revient encore de l’autre côté. Vite, peut-être par réflexe, le grand roi appuie son pied sur une paroie du bassin. Si fort, qu’il se sent projeter tête en bas toujours enfermé dans le bassin.
« Ouf », dit-il, « j’ai réussi à rester dans le bassin. Là au moins, je reste où je suis ».
Mais, alors, je peux nager. Oui, je nage. Je nage à l’intérieur de ce bassin.
Et tout d’un coup, le côté guerrier du roi réapparaît. Je vais faire une petite reconnaissance des lieux, se proposa-t-il.
Il réfléchit encore comme ceci :
Alors récapitulons. Je suis enfermé dans un bassin si étroit que ma tête, mes bras et mes pieds touchent sans effort ses paroies. A moi tout seul, je peux faire le tour du bassin. Hummm, cela ne devrait pas être très difficile de faire quelque chose pour sortir d’ici. Où donc se trouve la sortie ? Faisons encore un tour, peut être que quelque chose m’a échappé !
Et le voila maintenant habitué à bouger à l’intérieur du bassin. Les mains appuyées sur les paroies, il tâte les courbes, les coins, le haut, le bas, ici, là, là-bas. Il ne découvrit aucune porte, aucun trou, aucune brèche.
Mais il s’aperçut d’une chose : le bassin avait une forme ronde. C’est rond comme un œuf, songea-t-il.
A cette pensée, il se souvint de lui-même lorsqu’il était encore un petit garçon. Ce jour-là, sa mère, la reine, lui avait tendu un œuf.
Je le mange, mère ? lui avait-il demandé.
Non, mon roi, attend un peu, répondit-elle. Souffle dessus.
Il s’était exécuté. Puis, ne voyant rien se dérouler, il avait levé de grands yeux noirs interrogatifs à l’adresse de sa mère. Cette dernière le regardait maintenant avec un grand sourire, celui de la reine. Le plus beau sourire de toutes les reines. Et tout d’un coup, après un bruit à peine perceptible, il vit sortir de l’œuf un petit oiseau. D’abord le bec, puis sa petite tête toute jaune, puis ses ailes et tout son petit corps entier. Couicoui, faisait l’oiseau. Les coquilles de l’œuf étaient tombées sur le sol et le petit oiseau se tenait au creux des mains du grand roi mongole. L’enfant regardait à présent sa mère, la reine, avec un grand sourire et de grands yeux épatés.
Ho, ma reine. Comment je peux l’appeler ? Il est à moi ! C’est un cadeau, c’est pour moi ?!
- Pas si vite, mon roi, lui avait répondu la reine. Cet oiseau est un jeune coq, roi de notre poulailler. Grâce à lui et les autres poules, nous aurons beaucoup d’œufs à manger et d’autres poulets à manger pendant tout cet hiver. Prenez en grand soin car de lui comme de vous, mon roi, dépend notre survie.
A ces paroles, le roi avait pris un air grave. Il avait refermé ses mains chaudes sur l’oiseau. Le souvenir de la chaleur de sa main l’avait renvoyé à la chaleur douce qu’il ressentait à l’intérieur du bassin qui l’enfermait.
Maintenant, il était de retour dans le bassin étroit et le beau sourire de la reine, sa mère, avait disparu avec le petit oiseau. Il s’était peu à peu endormi. Puis il s’éveilla.
J’ai faim, dit-il. Que l’on me donne à manger, ordonna-t-il.
Rien ne fut servi. Aucun met délicieux, aucun grand banquet donné en son honneur. Aucune fête. Rien que le silence et l’eau tout partout.
Cette fois, s’en était trop. Haaaa, cria-t-il, enragé. Je vais tout déchiré. Où êtes vous, qui êtes-vous ? Venez vous battre contre le grand roi, montrez-vous, ennemi !
Il criait et gigotait dans tous les sens. Comme mouvement de protestation, il reçut à nouveau l’énorme vague meurtrière. Mais notre grand roi la confronta avec le courage d’un grand roi qu’il est. D’un pied, il traversa la vague. Elle revient, et hop, de l’autre pied, il la retraverse.
Je n’ai pas peur, je n’ai jamais eu peur. Montre-toi, ennemi, criait-il encore.
Il poussait à l’aide de ses pieds les paroies du bassin à plusieurs reprises avec force vigueur.
Puis il entendit un bruit. D’abord sourd, ce bruit se faisait plus distinct au fur et à mesure. Une femme, c’est la voix d’une femme, s’émerveilla-t-il.
Il ne s’était pas trompé. Il s’agissait bien d’une femme. Mais qui est-elle ?
« Femme », dit le roi, « tu me retiens captif depuis bien trop longtemps dans ce bassin étroit plein d’eau. Comment y es-tu parvenu ? De quels pouvoirs magiques disposes-tu donc ? Es-tu une sorcière ? Si c’est le cas, pourquoi me retiens-tu prisonnier ? De quel crime suis-je coupable pour mériter cela ? Réponds ! Réponds ou je te tue. »
La femme restait muette. Puis elle se mettait à émettre un petit son qui ressemblait un peu à une chanson. Oui, maintenant, il se souvenait. Cette femme chantait comme la reine, sa mère, lorsqu’il était petit garçon. « Dors, mon petit, je suis là. Chuchuttt, ne crains rien. Maman est là.»
Cette douce parole avait calmé le grand roi. Était-ce de la magie ? Le roi n’en savait rien.
Plus tard, il ressentit une caresse si chaude, si apaisante, qu’il s’endormit comme un beau petit garçon, le pouce entre les lèvres.
Des jours s’écoulèrent comme cela. Il entendait maintenant très bien le son de la voix de sa geôlière et il percevait ses douces caresses. Des jours, la dame lui offrait à manger. Devant tant de bonté, le roi se mit à l’aimer malgré sa captivité. Une pareille femme mérite un titre, pensa-t-il. Puis il décria devant une assemblée invisible : « Moi, grand roi mongole, je te déclare seconde reine du royaume ». Et d’un geste digne d’un roi, il fit semblant de déposer sur une tête visible que par lui une couronne qui elle aussi se trouvait dans son imagination.
Enfin, la seconde reine était née. Sans doute, la nouvelle reine l’avait-elle entendu car depuis ce jour, notre grand roi fut couvert de caresses, de baisers. En plus, elle le régalait de nourriture la plus délicieuse et la plus abondante. Il mangeait maintenant pour quatre. Le très grand Gargantua à côté de lui ne mangeait pas autant que lui, c’est sûr, pensait-il.
Toutes les volailles étaient cuisinées dans des sauces onctueuses sucrées salées étonnantes et savoureuses. Les gibiers étaient préparés de façon à conserver toutes leurs saveurs sauvages. Le poisson était fraîchement cuisiné. Tous les épices étaient délicatement associées, l’ail, le curry, les herbes, le piment fort ou doux. Et les fruits, et les desserts. L’ananas, la mangue, toutes les douceurs possibles et inimaginables étaient servies l’une à la suite de l’autre. Les crèmes glacées pleuvaient à profusion avec des parfums subtils et délicats. La nouvelle reine servait aussi de délicieuses pâtisseries, jusqu’au jour où il reconnut un parfait et savoureux gâteau au chocolat qu’elle nommait « forêt noire ».
C’est en chantant qu’elle s’adressait à lui. Comme il adorait le son de cette voix. Elle respirait le bonheur.
Pour autant, le grand roi n’oubliait pas qu’il restait enfermé dans un bassin étroit plein d’eau. Cette situation lui déplaisait fortement. Il décida un jour de lui dire ceci :
« Reine, ho ma reine. Je veux sortir. Je veux vous voir et courir près de vous. Je vous aime et vous m’avez choyé pendant un long moment. Le temps est venu pour vous de me délivrer de ce bassin. Votre roi vous l’ordonne. »
Il avait prononcé ces paroles d’un ton cérémonieux, comme un grand roi prêt à partir en guerre avec tous ses guerriers. Certain de leur portée, il attendait une réponse positive déclamée du même ton.
Mais il n’entendit aucune réponse. Il poursuivit alors comme ceci :
« Ma reine, je vous ordonne de me délivrer et sur le champ. Ne vous inquiétez pas, la gentillesse dont vous avez fait preuve à mon égard, ainsi que votre nouveau titre de reine vous protège d’aucun coup de colère de ma part. Laissez-moi sortir en paix ! »
Toujours aucune réponse. Sa colère commençait à se montrer. Il poursuivit encore comme ceci :
« C’est une marque de mépris de votre part ? Me serais-je trompé ? Dois-je vous retirer le titre ? »
Il commençait à crier de plus en plus fort et à taper sur les paroies du bassin à chaque question posée.
S’en est trop !, gronda-t-il.
Il tapa du pied si fort que tout d’un coup, il fit un trou dans le bassin. Tout étourdi de sa prouesse, il n’osait plus bouger.
Puis il entendit la reine pousser de grands cris.
Que fait-elle ? Que lui arrive-t-il ? se demandait-il.
Il imaginait une issue. Il avait compris. La reine menait le combat avec lui afin de le délivrer de sa prison.
Que des cris des douleurs, mugissait-il. Les assaillants seraient-ils si nombreux que ça ?, se demandait-il.
« Ma reine, soyez courageuse, j’arrive », il cria.
Poussé par son instinct, il entreprit de sortir rejoindre aider sa reine par l’unique sortie qui se présentait à lui. C’était un trou, pas très grand. L’eau était partie par là. Alors il décida d’en faire autant. Toujours tête en bas, il poussa à la force de sa tête afin de se frayer un chemin. Les bras le long du corps, il traversa un couloir étroit, tout juste prêt à laisser passer son corps violent.
Puis il vit la lumière. « Victoire », il s’écria.
Dégagé de son couloir, les mains et les pieds libres, il poussa un cri de guerre à l’adresse du premier assaillant qu’il crut reconnaître. Les autres n’avaient qu’à bien se tenir.
Puis il l’aperçu, sa reine.
Qu’elle était belle. Elle avait le sourire d’une reine, c’est sûr, c’était bien elle sa reine.
Elle était allongée, encore entourée de tous ces effroyables assaillants.
D’un bond prodigieux et à la surprise de tous, le petit roi mongole se tenait droit sur ses pieds déjà. C’est alors qu’il tendit sa main à sa reine. Celle-ci, accompagnée de son ineffable sourire, lui prit la main.
« Venez, ma reine. Nous retournons à la maison ».
Je vous suis mon roi, dit la reine.
Elle se leva.
Ils partirent tous les deux, là où le roi mongole les emmena.
Ce moment, du premier regard, je l’ai beaucoup imaginé avant de tomber enceinte.
J’idéalisais ce moment et pensais que cela devait être une emotion inexplicable.
Et lorsque ma gynécpologue m’annonce que je porte non pas une mais deux vies en moi, deux petits êtres, deux petits coeurs, j’en ai le souffle coupé…
Alors pendant 36 semaines j’ai idéalisé, pensé, imaginé leur regards, deux bébés signifie 4 petits yeux me scrutant, serais-je à la hauteur ?
Ce 18 octobre 2009 aprés de longues semaines, difficiles, je buvais un thé, je me suis levé et j’ai perdu les eaux. J’ai regardé mon chéri et lui ai dis : » ça y ‘est c’est le moment « , une larme m’echappe, lui me répond : « tu accouche? »! Alors fidèle à moi même je reprend mon calme comme si je devais ne pas flancher, ne pas pleurer, ne pas laisser l’emotion me submerger.
Arrivé à la maternité à 19h, pour des jumeaux, il y a beaucoup moins d’intimité, tout est trés surveillé, il y a dans la pièce la sage femme, le médecin, l’anesthesiste, une puéricultrice, un pédiatre et papa evidement.
A 2h17, la sage femme m’annonce : » vous voulez l’attraper ? » euh…pendant l’espace d’une seconde je me suis demandé de quoi pouvait elle bien parler ? Lorsque j’ai compris ma réponse fut OUI !
J’ai pris doucement vers moi ce petit corps, tout chaud, tout humide, MA fille, enfin, avec ses grands yeux noirs bien ouverts qui me fixait déja avec tant d’amour…
Pas le temps d’en profiter, le médecin exerce une pression sur mon ventre afin de diriger son frère dans la bonne « voie », à 2h23 je ramène à nouveau vers moi mon bébé, MON fils !!
Il est plus petit, ses yeux sont légerement ouverts mais il me « sent », me ressent !
Je les aimes inconditionnelement. A ce moment précis je vis le plus beau jour de ma vie, un instant si précieux qu’il est difficile de trouver les mots.
On me les retire rapidement, à mon grand regret, je ne les reverai que 12 heures aprés.
En leur donnant la vie, en me battant pour qu’ils vivent, qu’ils respirent j’ai failli y laisser la mienne, d’ou la séparation.
Mais croyez moi pour rien au monde je n’echangerai ma place et si je devais recommencer je le ferai car rien n’est plus magique que le premier regard de votre bébé, cet echange si evident qui fait de nous une MAMAN !
à mes jumeaux.
25 avril 00h36
Je n’arrive pas dormir alors j’écris.Ma fille, notre fille est venue au monde le 24 avril 2011 à 15h23.Je suis à côté d’elle, je l’observe, elle est si belle, si paisible.je sens que je vais passer la nuit entière à la regarder.C’est tellement irréel… je suis maman.
Le travail a commencé le 24 au matin, je me suis levée à 7h.J’ai commencé à ressentir des contractions différentes de celles que j’avais depuis plusieurs semaines.J’ai utilisé mon ballon d’accouchement, cela m’a bien aidé à gérer la douleur et vers 9h30 ,je me suis dit qu’il était grand temps de réveiller mon amoureux pour lui annoncer que le jour J était enfin arrivé!
Pendant qu’il déjeunait, j’ai pris une douche et me suis préparée…C’était assez sportif,j’ai quand même fini à quatre pattes pour me sécher les cheveux en vitesse tellement la douleur était forte!
Nous sommes arrivés à la maternité à 11h, la sage-femme m’apprend que je suis dilatée à 5.
La suite fut rude, l’accouchement aussi.
Quand ma brunette ouvre ses yeux sur le monde à 15h23, une poupée toute douce, si fragile, je sens que plus rien ne sera comme avant, qu’elle est là, et enfin, je suis maman..
C’est la nuit. Il est minuit et demi.Tout le monde dort. Ma salle de bain est rose, ce n’est pas nous qui l’avons faite ainsi . C’est ici, dans la pièce la plus petite de la maison que je me sens le mieux pour faire naître mon dernier bébé. Le travail à commencé depuis quelques heures. Je gravis le sommet des contractions de plus en plus difficilement. Mon homme est là, il se plie à mes demandes, m’accompagne, me soutient du mieux qu’il peut. Je doute. J’ai mal. J’ai peur. Je pleure.Je suis seule. Je voudrai tant que tout s’arrête , que je retourne me coucher, qu’on n’ en parle plus.
Je suis tantôt sage-femme en m’examinant , tantôt femme dans la douleur. Mon bébé est haut. Trop haut. Je ne sais plus où j’en suis. Je crie, je hurle, je m’impatiente. Bon sang, ce 4ème bébé, ce devrait être plus facile, je ne devrais pas souffrir comme ça ! L’heure n’avance plus sur ma montre.Je serre les fesses, me relève, me rassoit, bouge et bouge encore mon bassin. Tout ce que j’apprends aux futures mamans ne marche plus, je suis complètement déboussolée. Soudain, je m’accroupis, la poussée est là. Et je pousse de toutes mes forces, aggripée à mon lavabo, mon homme derrière. je sens la tête de mon bébé arriver. ça brûle, mais je ne peux pas m’arrêter… Sa tête sortie, mes jambes flageollent, je ne sais plus quoi faire, je crie à mon homme de m’aider. Et puis une contraction arrive et ma beauté glisse hors de moi. Je sens toutes les parties de son corps me traverser. Il est 2h43. Je la serre contre moi. Je m’assois par terre. Je l’essuie , je la masse . Elle est si belle, tellement belle. Je lui dis, les larmes dans la voix que jamais je n’aurai imaginé qu’elle puisse être si belle. Elle crie à pleins poumons. Visiblement, elle a été dérangée. Je ne la quitte pas des yeux, c’est ma fille, ma dernière née, le petite dernière de la famille. Elle a déjà deux frères et une soeur qu’elle ne réveillera pas malgré ses cris. ils la verront quelques heures plus tard au petit matin à leur réveil. Ils s’approcheront émerveillés les uns après les autres » oh, le bébé est né cette nuit ! ». Quel moment magique de pouvoir partager cette première rencontre avec eux ! Dans notre lit, dans notre maison. Leur petite soeur fraichement née qui dort auprès de moi, que je n’ai cessé de contempler , s’appelle Jeanne et elle aura 1 an dimanche, le 22 mai.
Un mouvement, un frôlement, un cri, le drap se baisse, « un beau bébé, il va bien », les larmes qui me brouillent la vue, mon fils s’en va rejoindre son papa. 2 heures plus tard, retour dans ma chambre, papa arrive avec bébé, mon bébé, au chaud contre sa peau, sous son pull, sous une couverture. Un baiser, un merci, et puis vient mon tour, la rencontre, mon bébé, mon fils contre ma peau, je le respire, mes mains parcourent son corps, mes yeux sont plongés dans les siens, d’un bleu si clair, un besoin irrépressible de le serrer contre moi m’envahit alors, de ne plus jamais lâcher ce petit bout de nous, de ne plus jamais le quitter des yeux et en une seule seconde une deuxième naissance s’accomplit, je deviens maman, sa maman……… à mon fiston, mon nain d’amour!!!
J’ai eu deux accouchement magnifique mais le deuxième a été encore plus génial car vraiment respecté, il s’est vraiment déroulé en intimité entre la sage femme, mon mari et moi. Je me sentais totalement libre et sereine, désinhibée à tel point, que lorsque la puce est arrivée j’ai ris au éclats en criant « Allahou akbar » (nous sommes musulmans, pis ben chai pas c’est venu comme ça) et la sage femme (qui elle n’est pas musulmane) s’est également mise à crier « Allahou akbar » dans la joie et l’allegresse, le truc pas commun quoi!
Sincérement c’était magnifique de serrer cet enfant au milieu de tant de joie et de bonheur partagé.
Mon témoignage est certes atypique, mais c’est un exemple de tolérance inoubliable, et tout cela je le dois à la venue mon petit amour.
Ah lalalala, l’arrivée des oursons dans notre vie, 2 naissances qui ont laissé des traces, physiques d’abord puisque j’ai gardé une cicatrice, forcément, 2 césariennes….pour 2 raisons différentes! Bizarre la nature, mais bon vous êtes là mes 2 oursons, que j’aime de manière inconditionnelle, même si vous me faites souvent tourner en bourrique!!
Ourson n°1, grossesse normale, pas le moindre souci particulier, juste 20kg dont pas mal de flote (qui avait des jambes d’éléphant à la fin? Et qui crevait de chaud et se baladait presque à poil dans l’appart au mois de Décembre????)…. Eh oui, enfin, après tout ça, nous y voilà, Décembre 2005…. J’ai du mal à vraiment réaliser, mon papa est décédé en février, tu as été conçu en mars, pile 1 mois après, toute athée que je suis, j’y vois quand même un signe…..
Donc voilà, tu es « prévu » pour le 13 décembre… Mouais, gros doute vu que mon col reste hermétiquement fermé à chaque visite…. Bref, 13 décembre 2005, un mardi, 1er monito de contrôle… Tout va bien mais tu n’es pas décidé à sortir… Pas grave, si vraiment tu ne viens pas avant, on déclenche en fin de semaine… WOW ce weekend j’aurai mon bébé!!!!… Mardi soir, mercredi, chaque jour je passe de « allez, aujourd’hui on y croit » à « bon tu vas sortir de là oui???? Non ça sert à rien de pousser mon nombril avec tes fesses, c’est pas par là que ça se passe, et en plus tu me fais maaaaaaal rogntitju!!!!!!! »….. Jeudi 15 Décembre, je prends la valise dans la voiture avec moi pour « conjurer le sort », m’ont bien dit qu’ils me déclencheraient en fin de semaine non!!!???
Monito, examen toussa, et là, la SF qui me lâche: « Bon vu comme c’est parti, déclenchement pas avant lundi!On ne déclenche pas le weekend! » HEIN? Quoi? Mais nononononon chuis pas d’accord moi!!!! Elle me laisse sous monito et tensiomètre, et là, je suis à moitié en larmes avec mon ours qui heureusement est près de moi….. Et là, mon corps répond à mon état psychologique: le tensiomètre s’affole, la SF revient et me dit qu’on va quand même voir un gynéco…. Quelle chance on tombe sur le mien, toujours aussi gentil, qui me fait faire une échographie… Tu es là, toujours à l’aise dans mon ventre, tu nages dans le bonheur….Littéralement!
Mais gygy voit ma tête, sent ma fatigue et tout ce que mes yeux doivent montrer, et il dit « pas la peine d’attendre plus longtemps, on déclenche »…. (j’ peux vous embrasser docteur????)…. Col toujours bien fermé (ça doit être un Tupperware, ça peut pas être autrement!), donc tampon de gel bizarre posé à 11h du matin… Tout va bien, on me met dans une salle de travail en attendant qu’une chambre soit prête. L’ours va chez nous manger un bout (pendant que moi aussi j’ai le droit d’avaler un truc dont je me rappelle pas!) et prévenir ma maman qui commençait à se poser des questions… Il revient, et là, tiens marrant ça doit travailler là-dedans, je contracte! Mais bon franchement si ce n’est que ça les contractions, c’est finger in ze nose!
L’après-midi passe, puis la soirée, rien de plus, je suis dans une méga grande chambre, c’est cool! Mon chérinours installe son lit de camp (qui fera l’admiration de tout le personnel!!!!!), et après une soirée à papoter et à regarder la télé, on s’endort……
5h …. réveil bizarre….PLOP…..Gnééééé c’est quoi çaaaaaaaaaaiiiiiiiiiilllllleeeeee!!!!!!!!!!!?????????? UUUUUPS j’ai des fuites, « réveil là-dedans je perds les eaux, appelle quelqu’un »!!! L’ours émerge d’un coup « hein, quoi? S’IL VOUS PLAIIIIT!! » (bon, la SF arrive, j’avais par réflexe actionné la sonnette).. Qu’est-ce qui se passe? Moi, du fond des toilettes « chuis làààà, j’ai perdu les eaux, ça ne s’arrête pas »….LOL….Moment de solitude là quand même!!!
Quand enfin ça s’arrête, je retourne sur mon lit et là, ça commence vraiment…. Là ça contracte, souvent, et ça fait vraiment mal…. Je gère avec les respirations de sophrologie, ça fonctionne bien je suis plutôt fière de moi… L’ours me soutient, m’encourage même s’il se sent inutile… 9h, on me fait une piqure de je ne sais quoi pour m’aider à supporter en attendant la péri…. ça me shoote, donc entre chaque contraction j’arrive à m’assoupir…. Apparemment le travail avance pas mal, ça se dilate tranquille… Je crois qu’on m’emmène en salle de travail vers 11h pour me poser la péri, je suis plus très sûre…
Soulagement, j’embrasserais l’anesthésiste…. Mon ours me laisse pour manger un bout, et revient avec ma maman… Ils se relaient près de moi (mon ours a besoin de prendre l’air souvent lol)…. J’ai des moments de sommeil, de rire, bref, tout se passe bien… 13h, « ah il va falloir appeler le papa, vous êtes à 8, ça ne va plus tarder vu l’avancée des choses »… Ok, il revient, moi je suis aux anges et en même temps incrédule, mon ourson n°1 va arriver….. Sauf que les contractions continuent dans le vide….. la dilatation s’arrête…. Après les SF, c’est mon gygy qui passe régulièrement… »Tant que bébé va bien, on laisse la nature faire, ça peut s’ouvrir d’un coup »…Mais mais moi j’en peux plus là, je suis fatiguée et ça commence à revenir la douleur!!!! OPEREZ-MOI!!! Oui oui, j’ai réclamé la césarienne sous les yeux ébahis de mon ours!!! Mais non, jusqu’à 15h30 on me fait attendre…. Et enfin « bon, le bébé commence à fatiguer » (euh enfin!? l’est résistant mon loulou!) « on va au bloc »… Je suis soulagée, vraiment, et je laisse mon homme tout pâle et inquiet…
Je passe les détails et là, 16h26, il est là, je l’entends…. La SF me le montre avant de l’emmener en salle de soin rejoindre son papa… Je n’ai vu que son visage, ses yeux fermés par ses joues bien rebondies, ce visage qui ressemble incroyablement au cliché de l’écho 3D!!!! Je pleure de bonheur, il est là il va bien… Je pleure aussi d’épuisement…. Et je commence à avoir mal quand on recoud, hop morphine, plus de Nat…. Je serai réveillée par la SF qui rentre 5 minutes plus tard pour annoncer le poids… Je dois être sous morphine encore, je rêve…. Et non, 4kg670 (et le lendemain je saurai qu’il ne fait pas si gros parce qu’il fait 56cm!!!! Un beau bébé de plus d’1 mois quoi!!!!)…. 2h à récupérer en salle de réveil, puis on fait rentrer mon ours et notre ourson, que je prends enfin dans mes bras, et je sens cet amour incroyable qui m’envahit….Loukian, tu es là, j’oublie tout le reste…
18 mois plus tard, mon ours rentre de 4 mois d’absence, on sait qu’on veut commencer à essayer de faire un 2ème ourson… On est juin, Loukian commence enfin à marcher, on se retrouve, bonheur…. En Août, vacances, j’ai pas mal de retard mais bon, mes cycles sont pourris donc ça ne me choque pas… Aucun symptôme de quoi que ce soit… Je ronchonne, sachant qu’on veut un bébé, va falloir que je consulte quand même pour voir si on peut réguler un peu les choses… Je fais un test par acquis de conscience, mais sans y croire…Et là surprise, ourson n°2 est déjà là!!!!!!Bien caché dans mon ventre!!!! C’est presque un choc pour moi, suivi d’une grande joie quand même! L’ours n’est même pas surpris, un comble (m’enfin l’est quand même bien content d’avoir un apéro ce soir là!!!!!!)…. Tout s’enchaine, et tout se passe bien… 1ère écho, bébé est un chouïa plus petit que Loukian à la même période, l’ours sait que c’est une fille, il le sent, il en est sûr, et il est déjà gaga!!!! 2ème écho, il avait raison, c’est une petite fille!!!!! Je suis surprise moi-même d’en être si heureuse! Moi qui me voyais bien avec 2 garçons, je vais avoir une mini-moi, le choix du roi, ma fille va vivre ce que j’aurais rêvé d’avoir: grandir avec un grand frère… 3ème écho, la peur s’installe, elle a des tumeurs cardiaques, est-ce bénin? Est-ce le signe d’une maladie orpheline? Seule une IRM dans mon ventre pourra lever en partie le doute….. L’angoisse jusqu’au résultat, puis le rdv chez le généticien, seule, mon ours est en manœuvre, mort d’angoisse lui aussi… Soulagement, normalement elle n’a rien….. La fin de la grossesse se déroule bien, naissance prévue le 9 avril….. Je croise les doigts pour qu’elle ne fasse pas comme son frère, pas envie d’attendre encore et encore….. Le 8 avril vers 4h je crois , envie d’aller aux toilettes, classique…Quoique c’est bizarre cette colique quand même!!??? Euh ben non c’est pas une colique, c’est une contraction!!!! Allez je vais m’enfermer dans la salle de bains, je vais éviter de réveiller tout le monde (l’ours, ma maman, et bien sûr ourson n°1!), je souffle, je râle, je tourne, je me mets dans tous les sens, et je gère, seule pendant plus de 2h…. L’ours se réveille pour le boulot, mais il voit très vite qu’il n’ira pas!!!!…. Il me masse, m’aide, et vers 7h direction la maternité… après avoir expliqué à l’ourson n°1 qu’on va « chercher » sa petite sœur….
Sur place, entre les contractions, j’atterris dans une salle de travail dont je fais le tour de nombreuses fois avec mon ours qui me masse les reins, je gère mais bon c’est pas non plus le pied! La péri est posée je sais plus du tout à quelle heure, elle marche moyen, surtout du coté droit en fait… j’appuie sur la gachette régulièrement, mais bon ça me soulage moins que pour Loukian… Mais ça va, en gros, ça va… Le travail avance bien….. La péri marche de moins en moins, ça devient dur, et là soudain, alors que je sais qu’on n’est pas loin (j’avais même le droit d’essayer de pousser pour aider le travail), ça fait très mal, elle est super méga longue cette contraction!!! Euh HELP ça ne s’arrête pas… Je fais une hypertonie, les SF doivent m’injecter un produit pour détendre tout ça, il m’en faudra triple dose pour que cette contraction s’arrête… Je suis pantelante… Et là « Bon on ne prend pas de risque, si ça recommence en pleine expulsion du bébé c’est dangereux pour tout le monde, on va au bloc »… Bon, ben je n’accoucherai décidément pas par voix basse, tant pis, j’ai trop peur pour ma puce, c’est la vie… Bon un peu les nerfs malgré tout, j’étais à dilatation complète!!!!! Je prends le bon coté des choses, au moins j’ai vécu un vrai travail à chaque fois!!! Là, au bloc, c’est reparti mon kiki, 11h30 un vrai grand OUIIIIN de fille, elle est là, ma Lily, ma petite puce me regarde déjà avec ses grands yeux ouverts, je pleure….. Elle part retrouver son papa, je pars en salle de réveil, mais j’y resterai moins longtemps cette fois, je suis moins fatiguée…. Je retrouve tout le monde dans ma chambre, ma magnifique puce est là, toute chevelue, pile dans la mode de 2008 puisque ses cheveux bruns sont coiffés en crète Tectonic!!!!!! 50 cm, 3kg370, elle me semble minuscule alors qu’elle est « normale », mais vu son frère, forcément ça nous change… Elle est magnifique, elle a de grands yeux ouverts, elle s’éveille très vite, je la soupçonne de vouloir prouver à tout le monde qu’elle est là, en pleine forme, sans aucun problème….. Je l’aime…. Mes oursons ne sont plus des bébés, mais cette émotion est toujours là, intacte…………..
Bon je ne gagnerai sans doute pas pour le meilleur récit, mais peut être pour le plus long!!!!Désolée, quand je suis lancée sur ce sujet, je suis intarissable!!!!
20 Mai 2010, 1 heure du mat!!! Ou la, c’est ca une contraction…..!!!!??? je me lève pour ne pas reveiller futur wonder papa qui dort (ronfle) paisiblement. Direction PC jusqu’à 5h je joue à élémentz, je bats mon record d’ailleurs aprés 96parties ca aurait fait mauvais genre…je vais me recoucher toujours avec des contractions (gérables celles ci), je me rendors.
« Vers 18H, tout le monde s’exite autour de moi, on va y aller madame, quand je vous dis poussez, vous y allez fort! et la je pousse, mes yeux sont pret à sortir de mon crane….mais rien y fait, cordon autour du coup…..Mr CISEAUX A LA MAIN et Mr FORCEPS s’invite et la le male dit OH non, moi je vois que dalle! je leur dit que je veux la réceptionner direct à la sortie, il la sort la met en hauteur, je vois un truc tout blanc, gras…je me demande ce que c’est si, si la verité, je croyais une palette de porc à la diable!!! et la j’appercois ces petites jambes et ptite mains…ah mais c’est mon bébé!!! je la prends, j’ai un gros sanglot, la pose tout contre moi et l’embrasse même toute grasse…..(moi jamais d’la vie j’embrasserais mon bébé s’il sort pas tout nikel) nulli à des principes et moi j’ai eu une naine!!! je regarde le male qui lui à la larme à l’oeil et là je me dis, que je suis la plus heureuse au monde…
6h21 gloupss …grosse contraction qui me réveille…je m’assoie dans le dodo (le male dort toujours) je respire fort à 6h41 le male se reveille car mon souffle l’a reveillé « qu’est ce qui t’arrive???, ba j’ai des contractions, le male me dit je peux rien faire pour toi…je finis ma nuit!!! » et se retourne dormir!!! SA NUIT??? il lui restait 4 minutes avant que le reveil ne sonne…
on se lève, je patiente…je me décide à tel a la maternité (et oui j’étais NULLI) je savais pas quoi faire!! on part à la mat tranquille, arrivé…col toujours à 2 comme 10 jours avant, allez vous promener madame en allez prendre un bain!! on rentre à la maison, je ne peux pas trop mangé…je prends mon bain, la sage femme m’avait donné un suppo pour dilater mon col…MAIS OU je me le carre ce suppo??? dans quel orrifice je dois le mettre??? 12.45 je retourne à la mat et là… salle de travail, ca sera partie pour 5h25 de souffrance….je me décide pour le gouter à me payer le luxe de la péri!!! Qui a du mal a arriver d’ailleur, mais qu’est ce qu’il fou ce p***** d’anesthesiste de m****!!!??? Huhuuu quel bonheur, 2 doses de péri je croyais etre au pays des merveilles!!! Ma seule préoccupation à ce moment et de savoir s’il compte me donner à manger car j’ai trop la dalle, je missione le male qui leur demande. Le male appercoit les cheveux sortir « tu veux que je prenne une photo pour te montrer??? Euh non ca ira
Dans 1 jour, sera fera 1 an que tout ca c’est passé…..
Je sais ce qui m’a plu et déplu pour ce premier accouchement. La première rencontre fut trop médicalisée à mon goût, je me suis vraiment sentie petite fille faisant ce que les adultes lui demandaient. Bébé n’a pas totalement tourné et je n’ai pas réussi à le sortir toute seule. De toutes façons, depuis la péridurale, le travail s’était ralenti, j’étais sous oxygène, le cœur de bébé s’était ralenti, bref, j’étais livrée au protocole médical… Bébé est tiré aux forceps, il sort, l’obstétricienne me le tend, il est chiffe molle, n’ouvre les yeux ni ne crie… Là je me dis « il y a un problème ». Ce que se disent aussi les autres, qui me le prennent et partent avec. J’ai juste le temps de voir que c’est un garçon. Puis là pendant quelques minutes, le temps s’arrête et j’attends. J’attends de savoir ce que je dois ressentir, joie, angoisse? Pour le moment rien, je ne ressens rien. L’anesthésiste revient, tout gentil (lui qui arborait habituellement son attitude de Cow Boy : « hello c’est Moi l’Anesthésiste, celui qui détient Le pouvoir magique sur ta douleur »). Finalement il m’explique qu’il a aspiré bébé qui va bien maintenant, qui est avec son papa, et qui est mis en couveuse pour se réchauffer un peu car il est trop fatigué pour le faire tout seul. Pendant ce temps je n’ai pas fait connaissance avec le bébé de mon ventre, mais avec la Chose : cette espèce de grande tranche de foie géante que l’élève sage femme examine scrupuleusement sous les yeux de son aînée, avant de se lancer dans un exercice ô combien intéressant : la couture de mon périnée!! Le plus : étant élève il (oui, vous avez bien lu IL : mon élève sage femme est un sage-homme!!!!) s’applique, et j’ose espérer que le résultat est probant vu le temps et l’attention qu’il y met… De toutes façons, je n’ai rien d’autre à faire! Au bout d’un long moment, le papa revient, tout chose de cette rencontre avec son fils… Puis au bout d’un autre long moment, l’obstétricienne s’étonne qu’on ne m’ait toujours pas amené mon bébé, et le fait enfin!! Il arrive donc, dans sa petite boîte transparente, nu avec une petite-grande couche, les yeux grand ouverts et surtout tout déplié, doigts en éventail tant des mains que des pieds. Ce qui confirme mon impression de fin de grossesse : il n’en pouvait plus d’être plié en 4 dans mon ventre, d’où son arrivée 17 jours en avance. Je le regarde, il me regarde…je suis épuisée et complètement interloquée en faisant sa connaissance… « Alors c’était toi!! ». Il est beau, il ressemble à son père. Et petit être fatigué ou pas, quand il est mis au sein, il se met à téter comme une ventouse!!! ça y est mission accomplie, bébé est né, je peux l’allaiter, et je vais devenir une maman! (parce que ça ne va pas du tout de soi en fait…).
Depuis ma première grossesse, j’ai mûri, j’ai changé, de l’eau a coulé sous les ponts. Maternité faisant, et au grès des rencontres, je m’ouvre spirituellement. C’est ainsi tout naturellement trois ans après, que je demande à ma bonne étoile de m’accompagner dans ce parcours n°2. Je restais un peu sur l’impression de n’avoir pas mis au monde mon enfant, que d’autres s’en étaient chargé. Bien gentiment, cette bonne étoile m’a permis de rencontrer MG, une sage femme pas comme les autres, qui m’a fait ressentir les tensions dans le périnée du précédent accouchement, et par conséquent renouer avec les sensations masquées par la péridurale. Donc deux objectifs en un : laisser le périnée reprendre sa souplesse, et connaître les sensations d’un passage normal afin de se laisser guider. Cette grossesse est différente sur plusieurs points, notamment je me sens plus sereine, et je suis « plus sucrée » (le signe d’une fille??!!je n’ose espérer de peur d’être déçue). Nous gardons cette fois encore la surprise et la primeur de l’annonce par bébé lui même. L’organisation d’un deuxième accouchement comporte une donnée supplémentaire non négligeable : quoi faire de l’aîné??!! Ainsi nous avons convenu d’une organisation avec maman, mais je serais tout de même bien embêtée de l’appeler en pleine nuit – en plein hiver ce n’est pas ce qu’il y a de plus sympa. Cette dernière s’impatiente d’ailleurs, elle aimerait bien connaître le dénouement sur cette question du sexe (on n’a pas idée de ne pas demander quand on a les moyens de savoir!!!). Finalement 15 jours avant le terme, à 6h30 précises, je tourne l’énorme baudruche qui me sert de ventre ces derniers temps, et je sens que quelque chose a lâché et que ça coule. Mon impression est la bonne : la poche des eaux est fissurée, pas de questions à se poser : il faut y aller!! Il faut savoir que 6h30 est l’heure exacte du réveil de maman, qui est donc levée quand je l’appelle. Nous nous préparons tranquillement, levons notre petit bonhomme, et partons au petit matin, sans aucune contraction (ce qui me rappelle l’HORRIBLE trajet pour le premier, accrochée à la poignée tellement chaque vibration et aspérité sur la route démultiplie les douleurs de contractions, qui en profitent d’ailleurs pour se rapprocher, sinon c’est un peu trop facile). A la maternité, j’ai un souhait en particulier : une sage femme sympa, de bon contact. Puis dès que nous sommes installés : que ça aille vite!! Allez, pas envie d’y passer la journée cette fois. A la sage femme (qui semble sympa) j’annonce que si ça va vite, j’aimerais accoucher sans péridurale, et au papa en aparté que je vise le plateau repas du midi (faut garder le sens de l’essentiel)!! Comme ça avance pas des masses, je me redresse pour activer un peu les contractions, ce qui commence doucement. Nous avons le droit d’aller nous installer dans la chambre, et de redescendre quand ça se précise. Là haut, ça monte crescendo, mais ça s’ouvre doucettement. Là, malgré les massages des reins (ô combien salutaires) de mon homme et l’homéopathie (ha!ha!ha!) je commence à dérouiller sévère et ne sais plus trop ce que je dois décider, gardant un bien mauvais souvenir du ralentissement dû à la péridurale. Finalement je décide que bon OK, on y va, et péridurale!! Et je me lance dans la redescente, m’arrêtant tous les 4 mètres pour m’accrocher où je peux, cogner les murs et juger contre ces put***ns de contractions de merde!!!!! A ce moment là c’est de la survie : je n’ai presque plus de répis entre les vagues, je ne sais pas comment j’arrive encore à marcher, et j’ai envie de taper sur le premier qui me parlerait de travers!! Je croise d’un oeil l’équipe d’en bas, qui arrive tranquillement, je me retrouve en chemise d’accouchement, et seule dans la pièce quand je sens que « ça crie » tout seul par ma bouche. Pour continuer de gérer la douleur, je grimpe sur la table d’accouchement et je m’accroche au dossier qui est relevé. Et là, le charme agit : la sage femme, qui non contente d’être sympa et de sentir merveilleusement bon, a aussi de l’expérience. Elle réalise que c’est en route là maintenant, elle active les préparatifs et elle me laisse faire. Je ne suis plus que douleur et oreilles, je n’arrive plus vraiment à communiquer. Je trouve tout de même le temps de me dire que c’est une bonne idée qu’ils m’enlèvent mes chaussettes, et j’entends mon homme qui demande quand même si je peux accoucher comme ça, accrochée au dossier. A mon grand soulagement la sage femme répond oui, puis elle me guide dans cet incroyable descente de mon bébé dans mon bassin. Je les entends autour qui m’encouragent à pousser. Je reconnais les sensations douloureuses expérimentées dans les séances préparatoires, je suis le mouvement, je laisse faire, mais … « là j’ai VRAIMENT mal!! » (comme si avant c’était du chiqué!). « C’est normal ce sont les épaules! » Dans ma tête revient une phrase de maman : « une fois les épaules passées, la douleur s’arrête, c’est instantané ». Alors j’ai juste le temps de me le dire et hop! C’est la naissance! Je rouvre les yeux, totalement ahurie de mon effort, me sentant comme (j’imagine) le vainqueur d’une étape de montagne du Tour De France…je respire, je récupère et une voix me dit « tendez les bras »… Ah oui!! c’est vrai! Il y a un bébé à la clef dans cette étape… je tends les bras…j’attrape un bébé tout rond, avec de bonnes joues, je descends mon regard le long de son corps, le long du cordon… le cordon, plus de cordon : c’est une fille!!!!!! Incroyable! C’est une fille…
Il est 10h05, je fais connaissance avec elle – et avec le reste de l’équipe arrivée en cours de route. Chacun est dans cette ambiance particulière, quand on sait que l’on vient de vivre un instant de grâce. La sage femme a des paillettes dans les yeux et ajoute « j’adore ces naissances! ». A ce moment j’ai entrevu le chef de l’Agence tout risque (oui bah chacun ses références!!) et son éternel « j’aime qu’un plan se déroule sans accroc! ». Moi aussi chef!!
La puéricultrice s’occupe de bébé, puis me la donne, on m’installe les coussins. Après quelques regards profonds avec la demoiselle (une fille…c’est dingue!), cette dernière se ventouse au sein (parce que quand même il y a des priorités!!).
Quand je pense aujourd’hui encore à ce moment, j’ai les poils qui se dressent… merci à toi mon Etoile et à ceux que tu as mis sur ma route pour ce magnifique moment, et ces magnifiques enfants!!
Je l’avais imaginé tant de fois notre première rencontre : ton premier cri, ton petit corps chaud et gluant posé sur mon ventre, la première tétée, tes yeux dans les miens, ton papa qui me donne la main, quelques larmes…
Je n’avais pas imaginé que notre première rencontre puisse être seulement une heure et demie après ta naissance. Tu étais dans les bras de ton papa, assis dans un coin de la salle de réveil dans laquelle on m’a emmenée, lui habillé en blouse bleue d’hôpital, toi dans un pyjama trop grand de la maternité, le sac contenant la première tenue que l’on t’avait choisie s’étant perdu entre la salle d’accouchement et le bloc opératoire. Moi, j’étais un peu cotonneuse après l’anesthésie et culpabilisée de ne pas avoir su faire comme tout le monde.
Ton papa t’a mis dans mes bras, on n’était pas très à l’aise ni l’un ni l’autre pour te faire passer de ses bras aux miens. J’ai voulu tout de suite te mettre au sein, tout contre moi, je caressais tes petites mains. Tu n’étais pas du tout fripé, un bien joli bébé.
Je les avais imaginés nos premiers jours tous les trois, ensemble à la maternité dans la même chambre apprenant à nous connaître, tout prêt les uns des autres.
Je n’avais pas imaginé ces cinq premiers jours à se voir en pointillés, je n’avais pas imaginé ne pas pouvoir t’allaiter.
J’avais imaginé bien sûr que j’allais aimer mon bébé.
Je n’avais pas imaginé que j’allais ressentir un tel amour immense et inconditionnel, et une telle joie quand tu plonges tes yeux dans les miens.
J’avais imaginé un chemin tout tracé, fait d’amour, de câlins et de douceur.
Je n’avais pas imaginé qu’il allait falloir qu’on trace notre chemin ensemble. Des premières rencontres nous en fait on a eu plusieurs, le jour où j’ai pu te regarder dormir, celui où plus en forme j’ai pu te prendre dans mes bras, puis te donner le biberon, te changer quand j’ai pu tenir debout, te porter dans mes bras, te bercer et puis finalement t’allaiter deux semaines après. Je suis devenue ta maman doucement au fil des jours.
Rien ne s’est pas passé comme je l’attendais, il y a beaucoup de choses dont je me serais bien passée mais je n’aurai jamais pu imaginer une plus belle rencontre que la notre mon petit bonhomme.
Il était 2 heures du matin ce 7 Septembre 2007 quand j’ai perdu les eaux. Panique, course … surtout pour le futur Papa qui manquait de s’écrouler de peur ! Arrivée à la maternité, travail jusqu’à 9h30, puis est venu le moment de m’installer dans la salle d’accouchement. J’y suis allée seule, sans mon mari sans ma maman, je ne voulais pas de leur stress pour ne pas m’en contaminer.
Le col n’était pas tout à fait ouvert, et on m’a dit d’attendre, encore et encore … Puis soudain, en regardant le monitoring, la sage-femme m’annonce de pousser très vite ! Je n’ai pas compris, il se passe sûrement quelque chose !
J’ai poussé de toutes mes forces : rien. J’ai continué à pousser : rien. La sage-femme, l’air clairement inquiet m’intime d’y mettre toutes mes forces. Puis elle a du me mettre la ventouse pour m’aider.
Nathan est enfin arrivé. On me l’apporte, il ne pleure pas. Je l’embrasse quand même et le prend dans mes bras. Il était étonnamment bleu. Puis, la sage-femme me l’arrache des bras et l’emmène dans une autre pièce. Je demande ce qui se passe, personne ne veut me dire.
C’est seulement après d’interminables minutes que j’entends un bébé pleurer. Je demande si c’est bien le mien. On me répond que oui.
C’est seulement à ce moment-là qu’on m’a confirmé que le bébé commençait à suffoquer dans le ventre, et que quand il est né, il ne respirait presque plus.
C’était mon plus grand combat, ma plus grande peur, mais en définitive mon plus grand bonheur ! Il a maintenant 3 ans et demie et se porte comme un charme.
546 jours
Précisément 78 semaines
13 104 heures
786 240 minutes
47 174 400 secondes
Et environ 66 830 400 battements de ton coeur .
18 mois que tu es là mon petit garçon, 18 mois que tu as fait de moi une maman.
D’abord, j’ai été étonnée de toi, étonnée d’être devenue ta maman, dans cette salle, dans cet hôpital, après ces heures si particulières et cette douleur si intense, j’avais oubliée pourquoi j’étais là. On m’a dit, « il est là, on voit sa tête, poussez ». Et moi j’ai juste pu dire « Non ? C’est pas vrai ? ».
S’ensuit ce moment court, mais terrifiant, cet instant où tu es là, mais pas vraiment, encore…. puis ton cri, comme une victoire, comme une révolution.Tout groggy, ton papa hésite entre rire et larmes afin de finalement choisir la première option: ton caractère déjà bien trempé l’enchante.
Tout de suite, je suis tombée folle amoureuse de toi, dès le premier instant. J’ai été émerveillée par ta force, la combativité qui émanait de ton petit corps pourtant exténué par ses longues heures de lutte pour « venir au monde » et devenir enfin toi. Tout de suite, j’ai connu la peur viscérale de te perdre, que quelqu’un ou quelque chose me sépare de toi.
Lorsqu’il s’approche, ce grand homme à l’air perdu, tu le renifles pour bien t’assurer qu’il est ton papa, avant de nicher ton museau dans son cou. Nous sommes là, tous les trois, liés par quelque chose qui nous dépasse: ça y est, nous sommes une famille.
Ta première nuit, je l’ai vécue à te veiller, à écouter ta respiration si précieuse, à craindre que tout cela ne soit qu’un rêve, que tout s’arrête. Dès lors, j’ai été incapable de te laisser dormir ailleurs que contre moi. Je m’imprégnais de toi, de ton odeur si délicieuse et unique. Les infirmières et sages-femmes m’ont grondée parce que je ne voulais pas pour toi d’autre berceau que ma poitrine.
Tu n’ouvres pas encore les yeux.
Tes premiers instants terrestres ont été semblables aux premiers instants de ta vie « dans ma tête ». Tu es ma surprise, le cadeau auquel je ne croyais plus, moi à qui l’on avait dit « votre corps ne supportera jamais de porter un enfant ».
En magnifique imprévu, tu manifestes ta présence envers et contre tout. Depuis cet instant, je sais que tu es capable de l’impossible.
Puisque tu es là.
Aujourd’hui, 546 jours plus tard, tu me parais immense du haut de tes 83 cm, mais aussi si fragile….. Tu aimes te balader avec moi ou ton papa, tu nous montre les objets que tu souhaites que l’on nomme, tu ris beaucoup, souris souvent, nous fais savoir que tu aimes les câlins, tu chantonnes parfois, tu nous imites, nous taquines, tu as un énorme sens de l’humour. Tu veux écouter de la musique, tu danses et te dandines sans cesse, tu nous fais craquer. Tu es beau, mon chérubin.
Parfois tu m’agaces, tu m’énerves, tu me tapes sur le système.
Mais quelques heures sans toi, et tu me manques horriblement, je me retiens de ne pas courir te rejoindre. Je suis si fière d’être ta maman.
Je t’aime. Comment j’ai fait, avant, sans toi ?
Il me sera très difficile de parler d’un premier regard…. Puisqu’en réalité, il s’agit de 4 premiers regards…. 4 premières fois, 4 moments d’une pure et intense émotion, 4 grands bouleversements dans ma vie… Tous les contes de fée commencent par « il était une fois…. » j’aurais pu écrire… « il était quatre fois…. » Chaque enfant nous émerveille, nous chamboule, chaque rencontre nous propulse dans un temps… hors du temps…. J’ai voyagé une première fois en 2002, après une naissance difficile, subie, mais quand mes yeux ont croisé ceux de ce tout petit être que j’ai porté 8 mois, plus rien n’avait d’importance. Je me rappelle le gris, le bleu, ses pupilles me fixant avec interrogation, puis soulagement. Un baiser plein de larmes déposé sur ton front et me voilà maman…. Cet instant unique, nous l’avons revécu, 3 ans plus tard, mais cette fois, après une naissance magique dans ce monde. Tu t’es glissée hors de moi, dans mes bras, trouvant sans peine le réconfort de mon sein et là, tu as ouverts tes petits yeux sur moi, ma fille, mon amour… Nous venions de remporter une grande bataille sur la vie toutes les deux, et dans ces yeux, j’y ais déposé toute ma fierté et ma reconnaissance… Puis 2 ans plus tard, la vie m’offre à nouveau la chance de revivre ces instants. Naissance douloureuse physiquement, mais tellement riche émotionnellement. J’ai découvert que j’étais capable, qu’il n’y a pas que l’anesthésie. Tu es né tout seul, par la seule force de ta volonté et tu regardais déjà le monde en naissant… Je pleurais, tellement, et tu me regardais, calmement… Un 3è coup de foudre, il n’a suffit que d’un souffle pour être folle de toi, folle de vous…. La boucle s’est finalement bouclée en octobre dernier, quand mon tout dernier amour a vu le jour, ou plutôt la nuit, dans l’eau. C’est mon regard dans le miroir avant tout, devinant le sommet de ta tête mon ange. Et ton arrivée, en douceur, d’une telle puissance, une véritable renaissance, un 4ème et dernier tournant dans ma vie de maman: je te regarde, te caresse, te murmure combien je t’aime, tu ouvres tes yeux et je te remercie… La vie est fantastique désormais mes trésors, et depuis vous, mon regard sur elle a pris des couleurs tendres. Je vous aime, jusqu’à la fin de mes jours….
Je suis passée au travers de cette première grossesse. C’était trop abstrait. Alors quand on a posé ce bébé enfin réel sur moi, ce bébé qui n’avait pas pleuré mais avait d’abord ouvert grand les yeux sur le monde qui l’entourait, qui a posé les yeux sur moi et qui m’a intensément regardé, je me suis demandé ce que j’allais faire de ce petit être. Je n’étais pas encore maman. Et puis j’ai réalisé et je ne l’ai plus jamais quitté des yeux.
J’ai envie que tu naisses mais en même temps j’ai peur, terriblement peur de la suite, de ce bouleversement.
Toi ? Tu es bien au chaud, bien installée. Après quelques mois mouvementés, tout est rentré dans l’ordre et mon ventre est un bon nid. Tu n’as pas l’air d’avoir envie de sortir.
Après des heures de torpeur, il faut pousser. Encore et encore. Et tout d’un coup, plus besoin de pousser : je te sens glisser, longtemps, longtemps, longtemps.
Et elles te tendent vers moi. Je veux te scruter, te voir et (enfin) savoir si tu es une fille ou un garçon. Je n’y arrive pas : je ne distingue plus grand chose. Elles te posent sur moi et finissent par me dire ton sexe.
J’essaye de te regarder, je n’y arrive pas : tu es trop près de mon visage, je suis fatiguée.
Nous avons deux petites heures pour faire connaissance rien que toutes les deux. Ce sera en peau contre peau, tant de fois répété par la suite qui s’est aujourd’hui transformé en câlins monstrueux l’une lovée dans l’autre.
Tu es ma fille que j’aime, tu t’es faite désirer mais tu as été mon premier et mon plus beau cadeau de fête des mères …
C’était le 13 juin 2001, oué ça va faire 10 ans déjà!
Je ne pensais pas que ça allait changer ma vie, je ne voyais pas le grand chamboulement, mais quand ce petit bonhomme au yeux bleu est arrivé, ça a bouleversé ma vie.
Je suis devenue un maman la classe. Une maman avec responsabilité d’un petit être (oula!). j’avais tellement peur de ne pas assurer (oué c’est grave flippant.)
Et puis, il y a eu les premiers sourires, les premier pas, les premiers mots qui m’ont fait devenir de plus en plus une maman (une vraie avec pleurs et tout tout!)
Tous les jours, j’apprends à devenir une maman. Même dix ans après, je trouve encore crooo meugnonnn les progrès de chacun de mes enfants. rien quand regardant la bouille de coquine de ma fille, ou en me noyant dans les yeux de mon fils, bah je fonds que veux tu!
Oui, toutes les petites choses qui font qu’ils grandissent. Pollux qui sait nager (Ooohhhhhhh!!), Chucky qui sait dessiner des ronds et des carrés (youuuhouuuuu!!)…
Plus ils grandissent, plus je grandis comme maman.
les premiers regards m’ont fait l’effet d’une bombe, d’une massue de trois tonnes avec écrit MAMAN en gros dessus. Les premières rencontres avec mes enfants m’ont fait devenir une maman, mais la vie avec eux me font devenir Maman, leur maman. (Pinaise c’est beau, j’vais presque pleurer…)
Devenir maman, c’est le défi le plus grand dans une vie, c’est la raison qui donne envie de vivre. C’est la réponse à la question « pourquoi sommes nous là? ».
Je suis devenue quelqu’un en devenant une maman.
Bon, j’vais me moucher, je reviens…
[...] j’vais me moucher, je reviens…Si j’gagne pas le concours Arthus and Co avec ça, j’veux bien mettre une photo de moi déguisée en fée sur le blog tiens! [...]
2004 et 2009, deux années a jamais gravées
DEVENIR maman en quelques points:
je suis comblée mais fatiguée de me lever la nuit,
je les aimes plus que tout,
j’adore les regarder, les bisouiller, rire avec eux, les entendre aussi.
j’aime notre complicité, notre besoin d’être ensemble
j’aime pas quand ils font des caprices, se battent, crient, se roulent par terre dans les magasins!!!
tous les soirs quand je vais les regarder dormir, mettre ma main sur leur poitrine pour vérifier si ils respirent bien,
tous les matins je me lève en pensant a eux, c’est ma priorité.
je ne sais pas si je suis « une bonne maman », je ferai toujours tout ce que je peut pour eux, il n’y a pas un jour ou je ne me remet pas en question.
MES ENFANTS SONT LA PLUS BELLE EXPERIENCE DE MA VIE ET SANS MA MAMAN JE NE SERAI RIEN NON PLUS ♥
Lorsque je raconterai à ma fille comment était notre première rencontre, je lui dirai qu’il faisait un soleil magnifique à l’extérieur le jour de sa naissance, en plein mois de décembre, et que je me réjouissais de la voir naître sous un beau ciel bleu.
Je voyais cependant la nuit tomber, à mesure que les heures passaient, et elle ne naissait toujours pas. Les sages-femmes ont alors défilé, elles semblaient inquiètes. Puis tout à coup on m’a emmené au bloc opératoire et tout est devenu froid. Ce n’était pas comme je l’avais imaginé. J’ai ressenti immédiatement qu’on m’ôtait d’un gros poids, mais je ne voyais rien et je n’entendais rien. Etait-elle morte ? On m’avait hospitalisé la veille à cause de risques pour sa vie. Je suppliais intérieurement qu’on me rassure, je croyais vivre au ralenti. Et soudain, elle s’est mise à pleurer, et j’ai pensé : « mon Dieu, quelle jolie voix ! ». On a approché son visage de moi et je me suis dit « bon sang, mais quels beaux yeux ».
Ensuite elle est partie et je l’ai retrouvée une heure plus tard, les fesses à l’air, recroquevillée sur le torse velu de son papa qui la serrait comme le plus précieux des trésors. Elle m’a aperçue, m’aurait-elle immédiatement reconnue ? On l’a posé sur moi, elle a cherché mon sein et a tété, tété, tété d’une manière si impérieuse, que j’étais fière de son besoin de moi. Alors je lui ai dit « coucou ma fille, c’est bien moi, ta maman, et là, c’est ton papa. Ho ben dis-donc, tu sembles avoir du caractère. Je suis certaine qu’on va très bien s’entendre toi et moi. »
Premier bébé, une fille, annoncée comme un beau bébé (sous-entendu GROS bébé).
Le tralala habituel, contractions, arrivée à l’hôpital, je pousse et elle naît.
La sage-femme la prend et l’élève et là ma première pensée :
« c’est pas vrai elle est ENOOORRRME! c’est pas possible c’était dans mon ventre??? »
eh oui 4kg quand même…
J’ai deux enfants, j’en aurai peut être un autre un jour, mais comme chante Brassens ‘jamais de la vie on ne l’oubliera la première fille qu’on a pris dans ses bras »., oui jamais je n’oublierai mon premier accouchement. J’étais si jeune, si perdue face à ce flot d’hormones qui me rendait mélacolique et euphorique, face à la « saudade » qui me prenait. J’ai bien demandé des conseils à mes tantes, à mes amies, déjà primi ou multi,, pourtant au fond de moi je savais qu’il me manquait une expérience, l’Essentielle, celle de la femme magnifique qui m’avait donné le jour et qui est partie trop tôt.
Ma petite merveille (qui me rend désormais 10cm) est arrivée le jour prévue et j’ai tout de suite su que c’était le moment. Moi qui appréhendais cet accouchement, moi qui avait mis 36 heures à naître, je suis partie sereine à la maternité, mon homme accroché à mon bras, tremblant de stress. Tellement sereine que la seule chose qui m’ait été insupportable fut de rester rivée à la table d’accouchement, scotchée au monitoring. Cela a duré 6 heures et pendant ces 6 heures j’ai eu l’impression que ma Maman me tenait la main. Lorsque j’ai eu définitivement trop mal et que j’ai demandé ma péridurale on m’a dit que c’était trop tard, que l’anesthésiste de garde était sur un gros accident et que le temps qu’il arrive ma fille serait là. La sage femme ne s’est pas trompée. Quand le moment est venu, elle m’a regardé bien droit dans les yeux: allez on y va, vous balancez toute votre énergie et en trois poussées elle sera née. Les vaisseaux de mon cou ont éclaté, le lendemain j’avais un joli collier bleu. Un quart d’heure plus tard ma beauté était là. C’était comme une brûlure, et un grand soleil… Le soleil de ma vie, qu’on a posé sur ma poitrine, que j’ai pu garder un long moment contre moi je l’avais attendue si longtemps. On s’est reconnues, peau à peau.C’était il y a 14 ans, je m’en souviens comme si c’était hier.
Sabine
Alice arrive.
C’est le moment.
Avant elle, il y a un grand frère, et puis, j’ai accouché deux fois, accouché vraiment, pour rien.
Alice arrive.
Je sais que je ne suis pas capable de vivre un accouchement.
Mon extraordinaire gynéco en est conscient.
Alice arrive, par césarienne. Je ne suis pas capable de faire mieux.
Alice arrive et j’ai tellement peur, j’ai tellement cru que je ne l’aurais pas dans les bras, j’ai tellement cru qu’encore une fois il allait arriver malheur… Ces mots tournent dans ma tête « Alice arrive ».
Alice est là, c’est son papa qui me la présente, bouleversé.
Elle va bien.
Elle est toute fraîche, toute ronde, toute rose.
Elle me regarde et tout est dit.
Alice est là. Alice incarne la santé, le bonheur, la joie ♥ Elle était la pièce manquante de notre puzzle.
1er Novembre 2005, j’ai 21 ans, 22 dans 4 jours, et en quelques heures je viens d’être propulsée dans le monde des adultes.
C’était un bébé surprise, une grossesse découverte à presque 5 mois, qu’on a tous pris en plein coeur.
Et puis ELLE est là, sans vraiment que je réalise. Je la vois quelques secondes, à peine le temps de l’apercevoir, et on me l’enlève.
NON! NON et NON! C’est MA surprise!
Je pleure, j’attends, je tremble.
Je suis toute seule dans cette salle triste, et elle me manque. Elle me manque comme personne ne m’a jamais manqué avant. Pourtant je ne l’ai même pas encore vue, je ne la connais pas cette petite fille. Je me sens stupide…
Les sages femmes passent, recousent, ricanent… Et puis finalement on me remonte en chambre.
Et elle est là. Non, ils sont là. Mais plus rien ne compte. C’est ELLE que je vois!
Elle est minuscule! Et tellement belle! Bon sang… C’est ma fille… C’est possible ça?!!! MOI j’ai fait cette merveille?!!!!
Elle dort et je n’ose pas la réveiller… Il y a du monde dans la chambre, trop de monde. Le papa doit partir, c’est l’heure, il me dit qu’il est fier, très très fier, et qu’elle est merveilleuse MA fille… Que tout à l’heure elle avait les yeux grands ouverts et regardait partout! Elle sait déjà faire ça?!!
Et puis il s’en va. Je reste dans cette chambre avec ce bébé. Cette adorable petite fille.
Je me penche au dessus d’elle, et comme si elle avait sentie ma présence, elle se réveille.
» Bonjour bébé… »
Elle ouvre les yeux… Et je le prends en plein coeur. C’est ma fille, ma Zoé, ma princesse!! C’est elle!
Je la prends et je m’asseois sur le lit, je la tiens allongée sur mes genoux face à moi. Et je pleure. C’est ma fille! Je la reconnais immédiatement.
Elle m’observe, elle regarde partout! Ohhh tu vas être une petite maline toi je le sens!
Une sage femme passe » Ca va mademoiselle? Vous avez besoin d’aide? »
…
Oui ça va très bien, ça va plus que bien. C’est ma fille.
Non. Non non je n’ai pas besoin d’aide. J’ai juste besoin d’elle.
« Essayez de poussez pour voir ? »
« Stop! Arretez, je vois la tête, je vais chercher ma collègue et on y va! »
Ca y est, c’est parti, je pousse. Oh punaise, ça fait atrocement mal!! J’ai l’impression d’être écartelée!!
Bon, on va essayer de faire ça fissa hein, suis pas maso moi, j’ai pas envie de souffrir pendant 3h!
Je reste zen entre les contractions, et je pousse de toutes mes forces!!
Ca y est, la tête est sortie! Le plus dur est fait! Enfin il parait!
Oh purée, mais les épaules ça douille aussi!!
Salaud! Ils auraient pu prévenir que ça faisait si mal!!
Mais en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, on me demande de tendre les bras pour l’attraper. Cette seconde ou je l’attrape et je la pose sur moi, je m’en souviendrais toute ma vie…
Elle est toute gluante, mais propre, elle pousse un cri relativement bref, qui s’arrête dès qu’elle est posée contre moi.
Moi pendant cet instant de grace, je balbutie de vagues « AhhaAah AahAaaaAAah… » qui signifient :
« oh purée, enfin je te rencontre, toi qui était dans mon ventre! Enfin ce moment tant attendu est arrivé!
C’est ma fille!
…
C’est ma fille!
…
C’est ma fille!
…
C’est incroyable, qu’est ce qu’elle est belle! …
euuuh non en fait, elle ressemble plutot à un gremlins! Elle a les cheveux tout collés, les yeux boursouflés, elle est toute gluante…
c’est pas grave, c’est ma fille quand même!
A moi rien qu’à moi ( et un peu au papa aussi!) et même si elle n’est pas très jolie pour l’instant, c’est la plus belle du monde quand même!
C’est ma fille!
On s’est cherchées pendant 9 mois, jouant petit pied contre grande main à travers mon ventre,
tu faisais des bosses, je te chantais des chansons, je rêvais de m’occuper de toi, et là, enfin, je peux te serrer vraiment! Te toucher, t’embrasser!
Tu n’es pas comme je l’imaginais! (j’maginais pas accoucher d’un gremlins!)
Mais surtout je ne pouvais que vaguement imaginer un visage, et là je te découvre.
Mélange subtil des yeux de ton papa, des oreilles de ta maman.. (Non non, on ne ressemble pas à des gremlins, je vous assure!)
C’est ma fille!
J’ai l’impression de te connaitre et de te découvrir en même temps!
Il va nous falloir du temps! Je deviens maman!
-Ah oui, il faut savoir que l’instinct maternel genre grrr-touche-pas-à-mon-bébé-il-est-à-moi-si-tu-t’approche-jte-mords est arrivé en même temps qu’elle!-
C’est ma fille! (on aura compris!) Oui mais c’est la mienne, et c’est la plus belle!
Je t’aime. »
Ahh oui je sais, ça fait beaucoup pour un AaahhAHhhAahhh, mais on en case des choses dans ces lettres!!
Instants de bonheur, partagés avec le papa. S’ensuivront un séance photos, le sourire au lèvres, les yeux pétillants, la 1ère tétée, instant magique ou elle trouvera tout de suite comment on ouvre le frigo! (Bah oui quoi, elle a la dalle, on va pas passer 3h à lire le mode d’emploi !!)
Et par bonheur, personne ne me l’enlèvera pour d’inutiles soins, on se contentera de la peser, de lui laver les cheveux, lui soigner son cordon, et de l’habiller, le tout au pied de mon lit, comme ça mon instinct de louve protectrice ne s’en trouve pas contrarié!
+ tard on remontera dans la chambre et je découvrirais les joies d’une 1ère nuit chaotique!
Pour rassurer les lecteurs effrayés, Perrine a aujourd’hui 3 mois, et elle ne ressemble plus à un gremlins, c’est la plus belle du monde pour de vrai! Non jsuis pas subjective, c’est pas vrai!
Le bonheur de devenir parent c’est quand tout d’un coup, au-delà des mots, ce sont les larmes qui parlent.
Le trop plein d’émotions de ces 9 derniers mois à t’attendre.
Et enfin, en une fraction de seconde faire ta connaissance.
Te prendre pour la 1ère fois dans mes bras et sentir ta chaleur.
Me dire que désormais, je suis une autre personne.
Qu’aucun autre moment ne sera plus parfait que celui de ta naissance.
Les premières fois sont toujours uniques… 9 mois d’attente et enfin le moment mémorable… ça y est c’est le moment je sens que le petit bonhomme veut sortir il me tiraille depuis la nuit dernière, il est prêt, il veut sortir. Le départ pour l’hôpital est très intense on ferme la porte en se disant que la prochaine fois tout sera différend nous serons 3. A l’hôpital le petit bonhomme se fait attendre il est bien au chaud et ne veut pas être bousculé, ce n’est pas grave, prends ton temps petit bonhomme j’ai attendu 9 mois je peux bien attendre quelques heures de plus… Avec ton père on s’imagine (entre 2 contactions) à quoi ta petite frimousse va ressembler, plutôt au papa ou plutôt à ta maman, mais surtout surtout pas à la belle mère s’il te plaît. La douleur commence à être insupportable, je crie, je gémie (je vomie aussi un peu désolé pour les âmes sensibles et, désolé chéri pour ta chemise)… ça y est c’est l’heure, l’heure de pousser, d’aller à ta rencontre… je suis dans un état second (et oui la péridurale n’a pas fait effet, et je souffre pu*** de m***e), je te sens descendre (oh ça c’est sûr je t’ai bien senti passé), tu arrives enfin (la délivrance, alléluia) et je vais enfin te voir, te regarder échanger avec toi après tant d’attente…
« Mais, mais … il est tout poilu » « oui j’ai vu, il en a même sur les oreilles » (me dit mon homme, les larmes aux yeux) « ah bah ça promet »
En hommage à notre première réaction à moi et ton père, nous t’avons surnommé shoubi (comme shoubaka dans stars wars)
Merci, de nous faire vire un enfer depuis ce jour « mémorable » ou je t’ai vu pour la première fois, on t’aime shoubi
Marius,
Le fruit de notre Amour,
Nous étions en vacance a Majorque quand nous avons appris que tu avais pris place dans mon ventre,
Quelle surprise!! N’en est pas moins que tu fus une bonne surprise.
Ma première grande émotion fut pour ma première échographie,entendre les
premiers battements de ton petit cœur, qui battait la chamade…
Je ne garde que de bon souvenir de ma grossesse a part peut être les 30 kilos pris et pas encore tous perdus.
Dimanche,veille de ta venue,je sort de la douche,je viens de m’habiller et pourtant l’impression d’être trempé,je pense a des petites fuites,puis nous allons nous couché.
Prise d’une insomnie,je reviens m’installer dans le sofa et je le sais « tu vas arriver »…
Je réveille ton Papa au petit matin,et lui glisse a l’oreille qu’il n’ira pas travailler aujourd’hui!!
Je prend une douche,me fait jolie,je ressens un grand bien être,je suis paisible,je ne pense plus qu’a toi,me tarde!!
Arrivés a la maternité,nous sommes très excités,nous ricanons de bon coeur,pour tout,pour rien…
Ton Papa est génial!!
Toutes la journée n’a était que suite d’éxam,puis en début de soirée je rentre en salle de travail,le terme ne me plais guère mais il va falloir y passer pour te mériter!! Ton papa est avec moi,il me fait rire,m’encourage,je peux lire un regard de fierté,je le suis aussi!!
Et puis les choses s’accélère,le monitoring affiche de grosse contractions,qui se rapprochent,on me pose la péridural qui je l’avoue me soulage le dos.
Dans cette pièce ,tout est prêt,tes petites affaires sont là… » Je n’en reviens pas,dans quelque heures tu seras là !! »
Et maintenant les choses sérieuses commence,le gynéco est là,ma sage femme,et tous m’encouragent,
Poussez,poussez!! Pour moi tout change,je pousse a chaque contractions,je me concentre sur ma respiration… »Allé allé viens mon Bébé!! »
Le gyneco tente par tous les moyens de te faire sortir,mais ton petit cœur fatigue et mes forces s’épuisent,et puis ‘annonce « nous allons devoir faire une césarienne,son périmètre crânien est trop gros » Grande déception,mais je ne veux pas te faire souffrir!!
Je quitte ton Papa,et je sais que quand je le retrouverais,nous serrons trois!!
1h38 le Mardi 30 Décembre 2008,on met ton visage contre le miens,je sens une grande émotion m’envahir,je te hume,je t’embrasse,je te glisse un « je t’aime »… et je te laisse retrouver ton Papa dans la pièce a côté,et puis j’entends la pédiatre crier « 3.990 kg » Wawoo je suis très fière!!
Quand nous nous retrouvons tous les trois,nous sommes submergé par l’émotion,des larmes coulent de nos yeux… »Comme tu es beau!! » Nous n’en revenons pas,tu es là,un mélange de lui et moi!! »
Nous t’aimons déjà depuis longtemps!!
A Marius,mon fils.
Jusqu’au dernier moment, je ne savais pas ce que je serais comme mère. Qu’elle personne j’allais être quand elle serait là. Bien évidement, c’est le cas de toutes les mamans je pense. Il y a ce que l’on imagine,et il y a la réalité, cette réalité qui fait effraction dans nos vies et qui nous bouleverse. Je savais bien tout ça, j’avais tout bien lu. Mais il y avait quelque chose qui me laissait un doute énorme, un zone d’incertitude profonde et angoissante que je n’arrivais pas remplir autrement qu’avec une toute petite peur mais une peur quand même. La peur d’être la même personne que celle qui aurait pu écrire un commentaire ici aujourd’hui si elle avait était différente.
C’est vague, je sais. Je m’explique: j’ai grandi dans un de ces maudits HLM, ces clapiers à lapins comme disait ma mère. Mon père est décédé une semaine après ma naissance et je pense que c’est ce qui a rendu ma mère si déprimée. Tellement déprimée qu’elle ne travaillait pas, ne gagnait rien. A bout de nerf,à bout d’espoir, il lui arrivait d’en venir à des extrémités avec moi qui ne devraient pas exister. Jamais.
Et puis, à 12 ans,on m’a placé dans un des foyers de la DDASS. Ma mère m’a regardé partir avec soulagement mais il y avait quand même une certaine ambiguité dans son regard. Je ne savais pas quoi en faire.
J’ai passé 6 ans là-dedans, 6 ans à constater que ma mère ne faisait aucun effort, 6 ans avec ces inconnus aux conseils si injonctifs, la loi derrière eux, « à la moindre barre de chocolat manquante, tu passes devant le juge ». Et il m’ont mis à la porte un vendredi, en plein hiver alors que j’étais en terminal. C’est l’ancien CPE de mon collège qui m’a receuilli.
Malgré tout cela, qui mériterait bien un bouquin si j’en avais le temps, je préparais consciencieusement mon avenir. Ma scolarité était mon sésame bonheur, j’en avais la conviction depuis ma tendre enfance.
Plusieurs années difficiles sont passées.
Et l’année dernière, je passais ma ligne d’arrivée: je suis parti loin de tout pour mettre un point final d’honneur à mes études. Mon ami restait à la maison mais il m’ »accompagnait » avec bienveillance. J’ai su à ce moment que ce serait lui. Tout prenait un bon tournant. J’avais un conjoint que j’aimais, une jolie petite maison et j’accédais à ce que j’avais toujours voulu.
A ce moment là où je me réalisais naissait un désir que je n’avais pas prévu. Loin de tout, je commençais à désirer un joli, un magnifique, un tout petit bébé, avec cet homme là, si UN/parfait.
J’ai failli baisser les bras plus d’une fois, c’était dur d’être si loin. J’ai failli rentrer mais je ne me serais plus vraiment aimé si j’avais craqué. J’ai arrêté de prendre la pilule en me disant que ça viendra quand je serais prête.
Et en cette fin d’année scolaire, à Marseille, où il faisait chaud, j’accouchais d’un mémoire, j’apprenais que j’attendais un « mini-nous ». J’apprenais que mon travail était reconnu et on me proposait une thèse. Entre deux nausées, quel succès!
Ma grossesse commençait dans la réussite.
Je rentrais à la maison.
Puis, plus tard, mon ventre a commencé à s’arrondir.
Une péricardite m’a cloué au lit un mois. Et puis, une écho m’a fait peur. A cause de cette péricardite, mon bébé avait moins bien grandi. C’était la première fois que je ressentais cette peur, peur de la perdre, qu’il puisse lui arriver quelque chose… Je la refoulais rapidement en me disant que cette peur ne l’aiderais pas.
Mais au delà de tout ça, en lisant les témoignages des autres futurs mamans qui se confiaient, confiaient leurs doutes, leurs peurs avec tellement de sincérité. Et je me trouvais bien loin de tout ça. J’avais l’impression que, certes, j’aimais ce bébé qui allait arriver, mais je ne savais rien de ce que c’était que le sentiment de mère, je me demandais ce que c’était que cet amour maternel et si j’étais capable de le ressentir. J’avais des doutes. Je me disais que je serais peut-être une mauvaise mère, comme celle que j’ai eu.
Le temps passe et cet amour maternel, réputé si fort, je ne le ressens toujours pas. Pourtant je sais que j’aime mon bébé qui va naître, mais j’ai ce vide dans la connaissance de l’amour maternel…
Je retombe malade, j’ai des contractions, menace d’accouchement prématuré. Pffff. Mais qu’elle est difficile cette maternité! Et toutes ces questions,tous ces doutes…
Le 30 décembre, le jour de l’an se fait chez moi. Je suis à 15 jours de ma DPA. Je suis réveillé à 9h par des contractions. J’en ai beaucoup depuis un mois, j’ai marché pas mal hier, j’ai l’habitude, no stress.
C’est vraiment irrégulier alors je ne pense pas à aller à la maternité. Je prends un bain, ça va mieux et puis finalement, sur mon conseil de mon ami, je les appelles et on me conseil de venir.
J’y crois tellement pas que j’y vais sans toutes mes affaires, juste le nécessaire. On a pas de voiture alors je ne peux tout de même pas prendre de risque. Evidemment, sur la route, les contractions passent, pfff, évidement!
Arrivée à la mater, on m’osculte. Et oui, ce n’est pas pour aujourd’hui. Mais on va me faire quand même quelques testes donc on m’installe dans une chambre. Les contractions sont presque passées.
Encore une fois, je suis un peu destabilisée par le fait que je ne ressente pas grand chose. Mais qu’est ce que j’ai bord**!! Quelle mère je vais être!!!!
On m’osculte à nouveau avant de me laisser partir. « Ha, vous êtes à 3,vous allez rester finalement. » Ha!
Je suis sensé vivre un grand moment d’extase et rien. Je suis contente, certes, mais je refoule, encore et toujours, je refoule.
On m’emmène en salle d’accouchement, j’ai mal mais ça va. L’anesthésiste arrive. Je tremble comme une feuille morte, j’ai froid. J’ai peur aussi de cette intervention. Mes défenses commencent un peu à lâcher et je ressens petit à petit les choses au fur et à mesure que la péri est sensé me les faire oublier.
Finalement la péri ne fonctionne pas et je ressens ZE douleur. 7 cm de dilatation en une heure, je l’ai senti passer.
La sage-femme revient et c’est le moment. Je me suis shooter à la péri, je ne sens plus grand chose mais je la sens arriver,je la sens, c’est déjà quelque chose de concret. Oula!!!
« En voila une belle,allez y poussez! », Je suis dans un état second, je suis fatigué, je leur fais confiance. Et puis tout s’emballe, le médecin arrive. Son petit coeur ralenti, il semble que les contraction aient été trop fortes. Je leur fais confiance, j’ai peur mais ça pourrait être pire, je ne ressens pas grand chose.
Et on reprend, forceps, épisio, « poussez madame, aller! » Une fois, deux fois. « Stop! », « Allez y encoe un petit peu…stop! »
Et là, je me vois tendre les bras pour attraper mon bébé, j’entends son petit cris. Premier coup de réel, je suis submergée! C’est comme un tsunami émotionnel. (Pardonnez moi la comparaison en ces circonstances japonisantes!)
Je l’attrape. Oh lala, j’en reviens pas. Je la pose sur moi et là, là. Je vois son petit visage, si beau, si parfait. Il n’y a plus rien pour moi qui compte. Je l’admire et elle lève son petit oeil, vers moi (l’autre était resté fermé, pas tout à fait réveillée!), elle me regarde un petit moment comme pour me reconnaitre, m’identifier. C’était intense, insolite, mes défenses et mon foutu refoulement disparaissaient. J’ai l’impression d’en revivre quelque chose chaque fois que l’on se regarde…
Si je n’avais pas ressenti grand chose jusque là, j’ai été submergé. Ces petits moments, ces petits regards fugaces, tout cet amour !! C’était mon petit bébé et j’étais sa maman. Ma petite Apolline me le confirmait à chaque fois que dans son regard, je percevais toute sa confiance, toute cette sincérité.
J’ai découvert l’amour infini!
Je fini d’ailleurs mon récit avec les larmes aux yeux. Et oui,maintenant, j’ai l’impression de tout ressentir! Mais la différence, c’est que j’en suis heureuse. Et quand à savoir si je serais une bonne mère (et surtout, pas comme la mienne), je sais seulement que j’aime mon petit chou plus que tout et je me surprends chaque jours dans ce que je suis capable de mettre en oeuvre pour son bien-être. Je serais SA maman. Mes craintes sont derrière moi. Et si un jour il m’arrive d’en douter, je saurais dans ses yeux qui je suis…
Merci de m’avoir permis d’écrire cela…
9 mois que nous t’attendions, 5mois que nous te donnions rendez vous chaque soir pour te parler, jouer, te chanter une chanson, toujours la même pour que tu te rappelles.
Il y a 15 jours, à 08h50 tu faisais ton entrée dans ce monde et je te prenais dans mes bras, très maladroitement, encore fébrile de toute la tension de l’accouchement. Mais j’oubliais immédiatement la douleur endurée. Enfin, tu étais là, blotti contre moi. Et moi blottie contre ton père. Un moment de pur bonheur
Le premier regard eut lieu un peu plus tard quand tu es parvenu à grimper jusque mon sein et que, tout naturellement, tu as commencé à téter. Avec ton père, on t’a chanté TA chanson, alors on s’est regardé, on s’est reconnu aussi je crois…
Depuis, on ne se lasse pas de recommencer.
La péri m’a shoutée …. je délire à moitié et dors beaucoup beaucoup… On me reveille il faut pousser… je me rendors… On a vraiment besoin de vous là… Le moment magique est arrivé. Je pousse à moitié endormie Deuxième tentative et j’entens bébé fatigue. Ca me l’effet d’un sceau d’eu froide je suis pleinement reveillée et je donne tout ce que j’ai. Je demande au gyneco si tu arrive bien a sortir mais en fait tu es déjà sorti. J’ai pas pu aller te chercher j’avais le bras droit anesthesié. Tu as plein de cheveux comme je l’imaginais. Tu es tout propre comme si il t’avais déjà nettoyé. Impossible de capter ton regard mes yeux sont à peine ouvert et je ne peux pas fixer ses grands yeux noirs qui je l’imagine sont plongé dans le miens. Ce premier regard tant attendu je l’ai raté. Je regarde ce poupon si joli dans la vitrine et je ne pense à rien. Ce sont les médecins et ton papa qui fetait sa première fetes des pères ce jour là qui t’accompagneront dans tes premieres minutes de vie. C’est seulement une fois les effets de la péridurale estompés qu’aura lieu notre rencontre. Tu as de magnifques yeux noirs qui regardent émerveillé le monde qui t’entoure. Je reste admirative de ce que la nature m’a permise de créer. Je redeviens moi aussi un nouveau né car à partir de cette minute je vais redécouvrir la vie. La vie de mère.
« Dimanche 13 février. Après une nuit chaotique de contractions, je vais honorer mes toilettes comme tous les matins pour la petite pisse quotidienne…
Mais là bizarre, j’ai du liquide transparent dans ma culotte… Dum dum dum… du liquide amniotique ?
Ne nous affolons pas, y’en a pas beaucoup, j’attend de voir si ca reviens plus tard !
13h… toujours ce liquide… Je vais voir mon cher et tendre et je lui dit « je crois que je perd les eaux… » « QUOI ??? Prends tes affaires on y va !!! »
Je le rassure en lui disant de ne pas s’affoler, je prend une douche pendant qu’il fini ma valise sur mes instructions.
Sa sœur devait passer pour le café, elle l’appelle et il lui répond affolé qu’il faut qu’on aille à l’hôpital que j’ai perdu les eaux « peut-être ».
Sauf que nous n’avons pas la voiture, nous pensons même y aller en scooter (ooooh la mauvaise mère !!!!). Mais sa sœur arrive en voiture et propose de nous y amener.
Arrivé à l’hôpital on me demande de pisser dans un gobelet.
J’y vais mais… rien, pas envie de pisser, même pas une goutte !! Pourtant je suis une vraie pisseuse !! Mais là rien ! Je fini par lâcher une petite pisse ridicule. Mais ça suffit pour faire le test en question. Pendant ce temps, un petit toucher vaginal (comme je les aimes !) et verdict : 1 doigt… mouhai peut mieux faire… essai encore !
On fini par me dire que la petite bandelette ne s’est pas colorée et que je peux rentrer chez moi… « juste des pertes »… paye tes pertes !!!
Juste ou je fini de me rhabiller la bandelette nous joue des tours… elle s’est colorée ! « Vous avez fissuré la poche des eaux, on vous garde pour cette nuit et si rien demain on provoque »…
Direction une jolie chambre… DOUBLE ! Noooooon je veux une chambre simple ! « Plus de place madame… »
Et commence alors une douce nuit de CONTRACTIONS !!!!!! J’en dors pas de la nuit tellement elles sont violentes ! Je matte friends sur mon ordi portable mais je douille sévère là !
Le lendemain à 8h mon chéri arrive et je descend en salle d’accouchement pour voir « où ca en est »… « 1 large » QUOI ???? !!!!
Une nuit atroce de contractions pour passer de 1 à 1 large ? C’est une blague là ?
On me pose alors du gel pour activer le col et je remonte dans ma chambre avec mon homme.
Et là… ca brûle BORDEL !!! Je me met même à saignoter et les contractions sont à la limite du supportable, j’en viens à regretter les contractions de cette nuit !
A midi un deuxième toucher vaginal et 2… seulement 2…. Contrôle monito pendant une bonne heure et le gentil maïeuticien contrôle à nouveau mon col… là, j’ai envie de le tuer !! Quelle horreur, ça fait trop mal et les contractions n’en parlons pas ! « 2 large » …
« Et sinon comment ça se passe, faut coucher avec qui pour avoir cette putain de péridurale ? »
Le maïeuticien rigole à gorge déployée alors que j’étais on ne peut plus sérieuse… Après une nouvelle heure de monito, toujours pas de nouvelles du col mais par pitié on me pose la péridurale… ALLELUIA ALLELUIA !!!!!!
Bon en vrai, j’ai peur… Cette grande aiguille, ce produit, mais je douille tellement qu’on me proposerait de sauter du grand canyon pour calmer la douleur que je l’aurais fait !
Au bout de quelques minutes, la libération, j’en crois pas mes yeux et mon utérus… « Alors là monsieur, celui qui a inventé la péridurale… eh bein… CHAPEAU !! »
Je m’endors même et les touchers vaginaux, pffff du gateau ! Quand il veut il vient l’autre ! D’un tortionnaire, il est devenu mon sauveur, mon dieu !
Je m’endors en répétant sans cesse à mon homme « le deuxième c’est quand tu veux avec ça ! » « Non mais c’est vraiment génial la péridurale ! »
Ma mère arrive à l’hôpital dans l’après-midi et elle a même le droit de venir me voir en salle d’accouchement ! On discute pendant que mon homme se soulage à coût de Winfield rouge par 30…
Les touchers s’enchainent et les heures aussi, je passe difficilement de 2 large à 5… Et comme une conne je répond « 5 doigts ? »…. Grand moment de solitude… « Non là faut pas abuser, 5 cm madame » et il sort de la salle en s’éclatant de rire. La péridurale ça peut expliquer le manque de cerveau ou pas du tout ?
20h le 14 février et toujours à 5cm… malgré la rupture de la poche des eaux au liquide « teinté » comme on dit dans le milieu et la perf d’ocytocine. Et le plus gênant… « Il veut pas descendre celui là ! « … « C’est grave ? » … « Regardez ma tête ? Vous en pensez quoi ? » … « Bein vu votre tronche de 4m de long c’est mauvais signe .. » Petit acquiescement…
Changement de personnel et péridurale qui ne fait plus effet… « Au secours, faites quelque chose là, j’ai mal !!!!!!!!! »
21h toujours à 5 et on commence à me mettre dans des positions très peu conventionnelles… Jambe gauche en l’air sur le coté, jambe droite en l’air de l’autre côté et malgré la recharge de péri j’ai toujours MAAAAAAAAAAAAL !
« Euh c’est normal que je ne sente plus mes jambes mais mon utérus n’a jamais été aussi réveillé PUTAIN !! »
22h toujours à 5 et ca fait plus de 24 heures que j’ai fissuré ma poche des eaux… On commence à parler de césarienne et là j’ai la frousse….
22h30 mon gynéco arrive…. j’aime pas !
« Bon mademoiselle POULET là on va devoir vous faire une césarienne, on peut plus attendre… Vous ne dilatez plus et bébé est toujours perché, il ne s’est pas engagé … je pense qu’il est plus gros qu’on le pensais ».
« Je pourrais le voir après la césarienne, le garder avec moi ? »… « Ca dépendra de votre état et de celui de votre enfant »…
Là j’ai même plus « PEUR », il faut carrément inventer un autre mot… et on en rajoute une couche « le papa ne peut pas être là »…. je pleure toutes les larmes de mon corps pendant qu’on change le produit pour la césarienne…
On me prépare, je traverse les couloirs sur mon brancards avec les yeux pleins de larmes.
Dans le bloc je tremble, je n’ai jamais tremblé à ce point, je ne comprend pas… je ne contrôle plus mon corps, ces tremblements sont horribles et violents… je pense même à des convulsions !
On commence à me vider comme une truite et on me préviens qu’il va falloir souffler bien fort quand ils vont appuyer pour sortir le bébé… je tremble toujours et le moment arrive, mon « accouchement » à moi… ils appuient fort et je pousse, je cris…
Je tends l’oreille…. je ne vois rien avec ce champs opératoire…. je tremble… je n’entend rien… où est mon bébé… il ne pleure pas…. et là…. la plus belle chose que j’ai pu entre en 25 ans… un petit cri, un petit hurlement… celui de mon bébé, de MON BEBE !!
OUF… il va bien !! On me le montre et là mais « QU’EST-CE QU’IL EST BEAU !!!! » !!!
Ma première phrase de maman… la deuxième fut « détachez moi ! je veux toucher mon bébé !!! ».
Je lui caresse la joue, on se regarde, il ne pleure plus. Il me fixe d’un regard perçant et je ne tremble plus. Je touche ses cheveux en disant « Ils sont bouclés c’est beau »… »Il est vraiment beau ». « Qu’ils sont bleus ses yeux! ». Il le rapprochent encore plus de mon visage et je sens sa petite peau chaude sur ma joue. Je pleurs de bonheur, de joie… mes larmes lui mouillent la joue et il me regarde toujours avec ses grands yeux ouvert !
C’est mon fils, j’en ai mal au cœur tellement je l’aime, j’ai l’impression d’avoir pris un coup de jus, le coup de foudre de la mère et de son enfant, celui d’une rencontre qui dépasse tous les sentiments humains… ineffable… «
J’ai toujours rêvé d’avoir un garçon!
Et je l’ai eu! Mon petit prince, mon amour est né en 2005. Du jour de sa naissance toute notre vie s’est organisée autour de ce petit bout, son arrivée fut magique, un rêve…
Pour que ce rêve soit parfait, fille unique, j’ai vite eu le désir de lui donner une petite soeur….pas parceque j’avais envi d’un autre bébé, mais comme un cadeau que je faisais à mon petit ange. Cette petite soeur, nous l’avons faite et je l’ai portée 9 mois pour que mon joyaux ne soit pas un enfant unique.
Plus les mois avançaient et plus je me disait que de toute façon je ne pourrait jamais l’aimer autant que mon petit garçon que j’avais tant attendu et cela m’a beaucoup inquiété. Je lui donnais le plus beau des cadeaux une petite soeur à aimer, avec qui jouer, partager, se faire des confidences,tout ce dont moi j’ai toujours rêvé lui il l’aurait.
Et petite soeur n’a pas été aussi facile que mon p’tit mec à porter….rapidement elle m’a empêché de sortir de chez moi, m’a privé de vacances avec mes 2 hommes et de beaucoup d’autres choses, je lui en ai voulu, j’étais triste…..
Puis 9 mois s’est vite passé, en partant pour la maternité un samedi matin (alors que je devais aller à la piscine avec mon petit loulou) j’avais hâte de présenter à Mathéo sa petite soeur.
Quelques heures pus tard, quelques efforts aussi plus tard…..ELLE EST ARRIVEE!!! La sage femme l’a posée sur moi, il ne m’a pas fallu plus d’une demi seconde pour fondre devant MA princesse. Dun coup elle n’était plus la soeur de Mathéo, elle était MA fille, MA princesse avec ses grands yeux clairs, et ses cuisses toutes pôtelés. Elle était magnifique, MON bébé, NOTRE bébé. En une demi seconde j’ai compris qu’en fait je ne diminuais pas l’amour que je portais à mon fils mais qu’il se multiplais par 2. Les raisons qui m’avaient menées jusque là on changées…….
Si la rencontre de mes 2 bambins étaient magnifique ce n’était pas le moment le plus fort que j’avais imaginé. Ma rencontre avec elle, le contact de sa peau, son odeur, les minutes passées dans la salle d’accouchement tous les 3, notre famille est née ce jour là!!! Le 17/01/2009. Depuis mes 2enfants et mon mari sont ma raison de vivre!!!
Un soir de Septembre 1996, j’ai tout juste 22 ans, je suis enceinte d’un peu plus de 8 mois,j’ai mal au ventre, je prend mon téléphone et j’appelle ma mère pour qu’elle me rassure mais les symptômes lui font dire que je ne vais pas tarder à accoucher.
J’arrive à l’hôpital et refuse de mettre au monde mon enfant dans cette ville ou je ne connais personne, ma fille doit naitre dans les Bouches du Rhône ou ma famille pourra être là. On me donne de quoi calmer les contractions et je file donc pour 2 heures de route (5mn avant la fermeture de l’autoroute pour travaux!)
Arrivé à l’hôpital, presque plus rien, monitoring calme, nuit tranquille, matinée tranquille, début d’après midi relax.
15h30 je rigole avec ma marraine et ma mère, ma sœur me téléphone tous les 1/4 d’heure pour savoir si elle doit partir en urgence du travail pour assister à la naissance de sa filleule. D’un coup une douleur pernicieuse dans le ventre (aie! je commence à avoir mal, c’est pas cool!)
Les sages femmes me disent que j’ai le temps et qu’en plus elle a 3 semaines d’avance donc ce n’est pas sur que ce soit pour aujourd’hui.
17h30 je souffre, ma seule envie est de passer par la fenêtre pour arrêter cette douleur (au secours !!!!)
après avoir détraqué la sonnette à force d’appuyer avec insistance durant 5mn, une sage femme arrive, elle vérifie mon col et me dit d’un coup « vous êtes à 3, on vous rentre en salle d’accouchement », 5mn plus tard en salle de travail, revérification et là le drame, je suis à 6 pas le temps de la péridurale, 10 min après je suis à 9, peu de temps après on me dit de pousser une fois, puis une deuxième fois pour me dire d’un coup « ne poussé plus » (trop tard!!!!!!), je suis vidée, j’attends un cri, un pleur, quelque chose, le temps est long pendant cette attente, ça y est elle crie, on me la pose sur le ventre, elle est petite 2k840g pour 48cm elle se nomme Alyzée, elle est si belle et parait si fragile, une larme coule le long de ma joue et je lui dit que je l’aime plus que tout, d’un coup j’entends » les filles elle saigne »on me prend ma merveille, c’est moi ou elle qui ne va pas bien, je ne sais pas, je la cherche, cela fait 2mn qu’elle est sortie et que nous apprenons à nous connaitre et on me l’enlève, je sens la frustration monter en moi, on vient me voir et on m’explique que j’ai un petit souci.
En me réveillant de l’anesthésie générale, je m’entend rire, une dame du personnel s’appelle Marie Thérèse et je repense au sketch des inconnus « Marie Thérèse il y a la chambre 106 qui sonne !!!!! »
3heures après, je rejoins enfin celle qui restera à jamais ma première merveille, celle qui m’a fait verser ma première larme de maman, moi qui n’étais qu’une toute jeune femme, la première rencontre n’a pas été parfaite mais le reste de ma vie à ses côté oui, (même si nous avons quelques différents dut à adolescence) je lui dit souvent que je l’aime plus que tout, que c’est ma fierté, mon bébé ma vie, que je serais toujours là pour elle, aujourd’hui elle a 14ans 1/2 et dans son regard je revois ce premier instant de vie sur mon ventre qui m’a fait changer à tout jamais.
14 ans plus tard, je remet le couvert, j’ai 36ans, on est en décembre 2010 et ma seconde fille est prévu pour le 19, vu comment c’était passé l’arrivée de la 1ère, cela faisait un bon mois que tout était prêt et que je guettais les moindres signes d’alerte.
Le jour J direction l’hôpital, rien de rien de rien!!!!! aucun signe, retour à la maison.
48h après rebelote, allez on me garde, déclenchement, la miss est mal placé, la péridurale est faite mais elle m’appuie sur un canal et la douleur est malgré tout là, je prend mon mal en patience, je bouquine mon livre tout en grimaçant de temps en temps (encore une fois je suis loin de ma famille mais cette fois ci je suis une grande fille, ma fille naitra dans le Var et non pas dans le Bouches du Rhône comme sa sœur), j’attends malgré tout avec impatience de voir la bouille de ma seconde merveille.
Après des heures d’attente, de douleur, et d’effort, on m’amène au bloc en urgence, les doses de la péridurale et du rachis m’ont shooté, je m’endors, un cri me réveille, la sage femme qui m’a assisté toute la nuit est encore là malgré l’heure, c’est elle qui me présente ma fille, je ne peux pas la prendre, elle a le crane déformé par l’effort, je fond en larme, pour moi c’est tout de même la plus belle, la gynécologue qui m’a opéré me rassure(en effet le lendemain il a repris sa forme initiale), mais les mois d’avant ont été tellement stressant que l’angoisse à dut mal à partir, encore une fois ce 1er regard aura été furtif, encore plus que celui avec sa sœur 14 ans avant.
Quelques heures après je peux enfin voir ma seconde merveille, elle mesure 51,5cm, pèse 3k840g et s’appelle Lou, c’est un long tête à tête ou je lui dit des mots d’amour et ou je retrouve le regard de sa sœur quelques années auparavant.
Le lendemain mes 2 merveilles se rencontrent, mon cœur de mère est comblé, elles sont belles toutes les 2, je pose un regard amoureux sur ces 2 êtres qui ont bouleversé mon existence et qui font aujourd’hui ma plus grande fierté.
Mes filles, mes amours, ma vie, je vous aime plus que tout, je serais toujours là pour vous, maman est une personne comme les autres mais elle pensera toujours à vous avant elle même, je peux être une louve pour vous défendre, une lionne pour vous apprendre l’autonomie, une aigle pour que vous voliez de vos propres ailes, et une maman pour vous apprendre l’amour que j’ai pour vous mes filles.
Je vous aime fort
Maman
je n’imaginais pas que c’était vrai, qu’on faisait vraiment le ménage, ou son nid, la veille d’accoucher .
Je n’imaginais pas que le 5 juin serait le jour où enfin, je deviendrai maman.
je n’imaginais pas non plus à quel point cette journée serait intense encore moins les mois qui allaient suivre. Parce U40 36SA+4 exactement, ils nous ont changé la vie, nos perspectives, et notre vision du bonheur.
Ce jour là, le 05 juin à 5h du matin, je vais comme chaque nuit aux WC puis je vais dans ma cuisine pour boire un verre…
et là, je sens un filet liquide couler ; je me dis « ayé, me voilà incontinente » et je retourne aux toilettes.
et là je m’aperçois que ça recoule et je pense que ma vessie doit être bien écrasée par les bébés pour que je ne la contrôle pas ; je me décide à remonter me coucher…je vais pour m’allonger quand tout à coup, je sens craquer et là,grosse grosse fuite ; je comprends : je viens de perdre les eaux, yesssss (je l’avais tant espérée cette perte des eaux à la maison !!!
je réveille mon homme « chéri, c’est pour aujourd’hui, on va à la mater » et lui, complètement endormi et très sérieux « ça peut pas attendre, t’es sûre ??) quand j’y repense…
du coup je tel à la mater qui me disent de venir rapidement : je prend tout de même le temps de prendre une douche, de m’habiller, de me maquiller…et oui, si c’est pour aujourd’hui, je veux être présentable pour ces ptits coeurs..mon homme prend vraiment tout son temps et moi je m’impatiente, même si je ne sens aucune contractions.je désespère en me disant que si ça se trouve j’en ai pour 20 heures de travail ou +….même pas peur, suis trop contente !!
bref, on arrive un peu avant 7h à l’hosto. on m’installe en salle de travail et les sages femme de dire qu’on va vérifier si il s’agit bien de la poche des eaux (euh….inutile, j’en suis sûre, ça ne s’arrête plus, ce sont les chutes du niagara à chacun de mes mouvements….)
on me confirme que c’est pour aujourd’hui, les bébés se présentent bien, je vais accoucher en voie basse, troooop bien… mais col ouvert à 1 large…_ça va être long !!
alors je dis à mon chéri qu’il peut s’en aller que je l’appellerai quand ça sera du sérieux. on me met sous monito, et on voit des contractions rapprochées, et régulières, mais moi je ne sens toujours rien…jusque 8h.
la sage femme revient plusieurs fois dans la matinée et contre toute attente, le travail avance vite, très très vite ;
les contractions deviennent douloureuses (et moi toute seule, je m’entends encore répéter des vilains mots à chacune d’entre elles !!!!)
à 10h col ouvert à 6, et je gère nickel mes contractions quand on me propose la péridurale et là j’accepte pendant qu’il en est encore tant : c’est merveilleux la péridurale !!!!
la pose a été un peu stressante, l’infirmière anesthésiste m’a tenu les épaules, car je n’arrivais pas à garder le dos rond…bref très vite le bonheur total !!
à midi, je suis ouverte à 9 et 12h30 à complete : je peux appeler chéri d’urgence, on me dit que les jujus seront là dans l’heure…et moi qui ne sens rien…. toujours pas peur !!!
finalement, mon fils qui s’est vite engagé dans le bassin est resté en vacances pendant 2 heures 1/2 du coup on m’assoit et me perfuse avec de l’ocytocine pour augmenter les contractions.
14h50, on m’emmene au bloc opératoire, au cas où on doive faire une césarienne d’urgence, même si jusqu’à présent les petits se présente par la tête.
Le gygy en chef accepte, face à mon insistance, la présence de mon homme au bloc, c’est génial, il s’est déguisé en chirurgien pour pouvoir assister. Et là, le choc, 14 personnes sont présentes à mon accouchement …je comprendrai que plus tard l’intérêt c est une mesure de précaution pour les accouchement de multiples!!!
mais peu importe, mon moment est venu, je n’ai pas le temps d’être gênée lol.
On me demande de faire comme aux cours de prépa à l’accouchement, de pousser, souffler…mais je n’ai jamais pu assister à ces cours, map oblige… donc je fonctionne à l’instinct, puisqu’en plus je ne ressens toujours pas mon bébé descendre.
Après moins de 5mn de poussées efficaces (j’avais une de ces niaques !!), mon 1er amour est arrivé sans douleurs, sans épisio, sans instruments….à15h09.
Puis on remet ça de suite, ma poupée est arrivée comme une fleur à 15h11….
la joie est immense, je regarde mon homme, qui est devenu le père de mes enfants, il est en larmes, c’est beau et bon !
je les ai eu chacun 30 secondes sur la poitrine avant qu’il ne les emmene pour les soins ; j’entends encore les doc dire à mon homme que je les rejoins en salle de réveil (puisqu’on est au bloc, les soins ne se font pas là).
accouchement merveilleux, j’ai une pêche d’enfer et suis si fière de moi !!
Et là, c’est vite le néant. J’ai froid, je tremble, on m’attache bras et jambes, un anesthésiste me met un masque, et me tient le visage, on me donne des claques, je ne respire plus ou très mal…Je sens qu’on trifouille mon ventre intérieur et extérieur, et ça dure si longtemps et j’ai si mal, inimaginable. je ne supporte plus, c’est violent…je ne comprends rien à ce qu’il se passe juste que les 14 personnes semblent s’agiter comme dans une fourmilière…
Quand je regarde l’heure, je vois 15h50 puis 16h30, j’ai peur, je me sens seule, je n’ai pas de nouvelles de mon mari, de mes bébés….puis je vois qu’on apporte des poches de sang, je ne réagis pas mais c’est bien pour moi…je me dis qu’ils chippottent, que je suis juste un peu en stress mais je suis sous morphine alors je ne stress pas pour moi. Je me dis que mon mari doit s’impatienter et que si ça se trouve il est parti, et que patient comme il est il doit être en boule de m’attendre comme ça…vraiment je ne réalise pas…
Puis j’entends des bribes de conversations entre les doc qui ne semblent pas rigoler ; voilà ce que j’entends « hémorragie sévère, transfusion, abblation de l’utérus, … » pendant ce temps tout le monde vient me parler, me dire de ne pas dormir, on me sourit, je sens une grande compassion, et moi je n’ai plus la force d’avoir mal et pourtant je souffre le martyre. je pleure profondément, c’est l’horreur : on me dit que je suis courageuse et moi je ne cesse de demander des nouvelles des loulous et personne ne sait me répondre…
Enfin j’entends qu’ils ont réussit à recontracter l’utérus et qu’on peut être échapper à l’abblation de l’utérus, qu’il était moins une…on me descend très vite dans un autre bloc, et là on m’explique je vais avoir une embolisation des artères et vaisseaux de l’utérus pour me sauver la vie…ça va durer 2 h et demi,
je me crois dans grey’s anatomie car tous les doc sont derrière une vitre et assistent à l’opération au détail près c’est qu’on est bien loin du dr mamour !! lol
En plus, c’est un mec sans gêne qui ne cesse de répéter pendant 2h30 d’opération « fais chi**….je ne vous raconte pas dans quel état je me trouve, en plus je commence à vomir, encore et encore)
par contre à l’issue de l’opération, tout le monde l’a félicité de son travail si minutieux et de son professionalisme alors je décide de le remercier à mon tour, car apparement mon état était gravidique …je suis toujours médicamentée !!)
on me remonte en salle de réveil et je vois mon mari. Là on m’annonce que je vais transférée dans un autre hôpital en réa…et moi qui avait prévu d’accoucher là car on avait une maternité de niveau 3 et donc une néonat et une réa pour les bébés et finalement c’est moi qui pars en laissant mes petits…hors de question, je ne pars pas, je fais une nouvelle crise d’angoisse, je n’en peux plus.
finalement, devant mon état, on me garde la nuit aux urgences obstéricales pour surveiller mon état et que l’hemorragie ne recommence pas.
On m’emmene un peu les petits bouts qu’on me pose sur la poitrine et là je peux enfin devenir maman…mais trop de monde autour de moi, je n’ai pas le temps de faire leur connaissance qu’on me les enlève déjà.
La nuit qui suit est un calvaire, entre douleur, angoisse, contrôle de mon utérus toutes les 30 mn, je ne supporte plus qu’on me touche, j’ai si soif, et on me refuse de l’eau…je n’ai rien bu depuis le vendredi soir…et là on m’explique que j’ai perdu quasi 3l de sang + du plasma ,on me dit que les petits sont en néonat vu mon état, et on m’apporte leur photo…
Enfin, le dimanche midi on me remonte en chambre de maternité enfin, je vais vivre ce moment si attendu…je deviens maman à ce moment là, et leur odeur dont je me rappelle et qui me bouleverse toujours!!
J’ai lutté dur pour être enceinte, je les ai gardés 8 mois au chaud, et c’était pas courru d’avance, avec la MAP.
), mais pour gagner mon droit de rester avec eux en ce 5 juin,
j’ai lutté, non pas pour les accueillir (finger in the nose
et je lutterai tant qu’il le faudra pour eux et avec eux. c’est ma mission de maman.
c’est ça le bonheur pour moi. …désolée, c’est un loong récit…mais c’est notre naissance ♥
Pour ma première princesse, j’ai eu droit au déclenchement. Donc arrivée à la maternité, pose de la perfusion et du monitoring puis j’attend…. Pas très longtemps en fait avant de ressentir les premières contractions. On me pose donc la machine pour prendre ma tension automatiquement, la sage-femme sort de la salle et là c’est le drame… La machine bug et gonfle, gonfle, gonfle et ne s’arrête plus. J’ai bien cru que j’allais y laisser mon bras mais ça s’est transformé en crise de fou rire incontrolable (très pratique pendant les contractions). Viens ensuite le moment de la péridurale, vous savez le moment pendant lequel on doit se plier en deux (très pratique avec un bidou à terme) et ne surtout pas bouger!! Cette fameuse péridurable qui a très bien estompé la douleur des contractions mais dont l’anesthésie n’est pas desccendu en dessous du nombril
Et puis c’est le moment de « la délivrance » comme on dit (pas forcément pour moi qui ai adoré être enceinte). Ma seule crainte de jeune mère était d’accouché d’un bébé tout sale (je sais on est bête quand on est jeune). Dès les premières poussées, la sage-femme m’annonce fièrement qu’elle a beaucoup de cheveux et tout noirs (je comprend mieux les remontées acides de fin de grossesse qui m’ont obligé à dormir assise). Et voilà ma pépette qui pointe le bout de son petit nez, la sage-femme me la pose directement contre moi. Ma puce est à plat ventre, là elle lève sa tète, me regarde de ses grands yeux bleus puis repose doucement sa joue contre mon torse. Un moment inoubliable!! Une poignée de secondes qui me font encore frissonnée de plaisir 6ans après!! Nous nous sommes tout dit en l’espace de quelques secondes d’un simple de regard. C’est à ce moment précis que je suis devenue maman, que j’ai compris à quel point je vais aimer ce petit être toute ma vie.
Ma puce est restée 1h contre moi, 1h de pure bonheur. La sage-femme m’a recousu, je n’ai rien senti. Et pour la petite anecdote de fin: ma puce n’est sorti qu’avec quelques traces de sang mais finalement je m’en fichais royalement
Evan.
C’est son prénom. C’est mon 1er enfant.
1ère grossesse, donc forcément 1er accouchement.
Pour remettre dans son contexte, j’ai 23 ans et toutes mes dents (enfin exit les sagesses enlevées douloureusement par un dentiste boucher…) et suis encore étudiante.
On espérait un bébé d’été, de juillet comme moi. Zhom a dit « OK mais il naitra un « 3″, comme moi ».
Je vous passe l’étape de la grossesse et des préjugés tous plus lourds les uns que les autres sur ma jeunesse et sur la bêtise de faire un bébé en plus de mes études.
Le 2 juillet au soir, j’en suis alors à 37 SA. Pour me souhaiter bonne nuit zhom me dit « Prépare toi, demain nous sommes le 3, tu accoucheras de mon fils ! »
Bref, ce jeudi matin de 3 juillet il pleut. Des cordes. Et je perd les eaux dans le lit. joli jeu de mot non
et surtout, très jolie coïncidence…
10 heures après, il pleut toujours quand, la sage femme me rassure tant bien que mal sur le fait que NON, je ne suis pas en train de faire caca sans m’en rendre compte (et oui je sais, je n’ai pas de craintes sur l’accouchement, juste sur le fait de faire mes besoins sans m’en rendre compte !!!!!).
Et là, toujours cette sage femme qui demande à zhom de venir voir vers elle, du moins vers mon entrejambe :
Elle : – Vous voyez quoi là monsieur
Zhom : – …. Hooo !!! Son oeil !!!! C’est l’oeil d’Evan !!!!
Moi : – Hein ?????
Elle (hilare) : – Non Monsieur ! c’est son crâne avec ses cheveux !
Moi : – Oui oui c’est bien mais là faut qu’je pousse
Après 1 poussée (Ben quoi ??? vous me croyez pas ????), donc, après plusieurs poussées, je sens enfin mon Evan, mon bébé voulu, désiré envers et contre tout et tous, sortir petit à petit.
C’est dur, je suis fatiguée, mais je n’entend plus que la voix de zhom qui me crie de pousser, pousser encore un peu car là, il voit bien son crâne (à défaut de voir son oeil) !
Et puis je sens et … je prend.
Oui, car je me me relève et je prend mon bébé par les épaules et le sort.
Et je le pose sur mon ventre.
Des émotions, beaucoup.
En quelques secondes les mois passés défilent dans ma tête et je me remémore tout ce que nous avons traversé : amniocentèse, une famille qui n’accepte pas la grossesse, des études difficiles avec un corps enseignant qui ne comprend pas mon choix d’être maman…
Et je regarde Evan. NOTRE bébé d’amour.
Je regarde ses yeux déjà bien bleu.
Et je le « reconnais ».
C’est MON bébé.
Et c’est en le regardant que je sais que rien ne sera plus jamais pareil.
Que c’est lui qui maintenant me guidera et me donnera cette force de me battre.
Toujours envers et contre tout et tous.
Ma première rencontre avec mon bébés, mes bébés, mes filles !!!!
Juste se souvenir de joie immense, de bonheur total, de plénitude !!!!! Cet apaisement après quelque heures de souffrance !!!! Ce même souvenir 2 ans et demi d’écart, ces deux ptites frimousses, ces yeux grands ouverts !!!!! Mes princesses si calmes, si sages, si éveillées !!! Le visage ému de leur papa qui découvrait ses filles .Et Alix qui découvre sa petite soeur Lilie-Rose, qui se précipite dans la chambre, zap sa maman, et file vers le berceau : » ma ptite soeur » en pleurant de joie !!! Mes 9 neufs de grossesses, la fatigue, la douleur, l’attente, tout ça a disparu en quelque secondes !!!
Et voila que mes princesses vont être grandes soeurs !!!! nous allons accueillir un petit frère, et j’ai hate de revivre cet instant magique de l’accouchement !!! Se sera probablement le dernier donc j’espère en profitez comme les deux premières fois !!
Je souhaite à toute les femmes de pouvoir vivre cette instant où l’on découvre son enfant !
Je ne remercierais jamais assez l’équipe de la mater, qui sont géniale, ma super copine infirmière qui me lache pour le 3eme mais qui s’est occupe des deux gonzesses, la sage femme qui est devenu une amie, quel bonheur d’etre aussi bien entoure dans une moment si intense !!!!
Merci à mon homme et à mes princesses d’illuminer ma vie et vivement dans 2 mois !!!
2 juin 2010 : Ta soeur fête ses 1 an. Je suis « malade » depuis 3 semaines , je fais un test…
J’apprends la nouvelle, tu es là, au creux de moi, je suis triste… j’ai honte… A cet instant, je ne veux pas de cette rencontre, et n’imagine pas une seule seconde ce premier regard.
Superpapa est heureux, moi pas.
J’ai tellement souffert de la longue attente pour avoir ta soeur que je me dois de te garder.
S’ensuit une grossesse catastrophique, de longs tête-à-tête avec la cuvette des toilettes à la maison puis à l’hôpital à cause de cette foutue menace d’accouchement prématuré. Tellement entourée et pourtant si seule …
11 janvier 2011 11h17 : Te voilà… une vague de bonheur me submerge, je te serre contre moi, je tremble.
C’est un immense soulagement, mes yeux se remplissent de larmes. J’avais peur, peur de ne pas t’aimer autant que ta soeur, toi mon « bébé surprise », peur de t’en vouloir, de cette grossesse si éprouvante qui m’a éloigné de mon grand bébé. Mais tu es là,, dans mes bras, magnifique, dodue, rousse comme ton papa. Je te regarde, émue et fière, tu es ma 2e réussite. Je te couvre de bisous. Je t’aime, c’est une évidence !
Une belle poulette en 2007
5 fois le bonheur de me découvrir enceinte
5 fois mes anges se sont envolés
une dernière fois, je veux encore y croire, cette fois encore je porte la vie en moi et j’espère,
je veux y croire.
les jours passent, les semaines, les examens, les echographies avec toujours cette obsession, je ne demande pas le sexe, je ne demande pas d’echo 3d, non je demande tout simplement en serrant mes mains de toutes mes forces: y a t’il une activité cardiaque?
puis les mois passent et j’attends cette indescriptible sensation, sentir MON bébé bouger en moi, je ne le sens pas, mon ventre ne grossit pas, j’attends, j’en parle et la seule réponse que l’on m’apporte: vous faites un déni de grossesse.
Mais non, je veux ce bébé, je sais qu’il est en moi, je désire tant le sentir, et ma fille je la sentais tous les jours, comment est ce possible de ne pas sentir son enfant en soi pendant 9 mois.
Le jour J est arrivé, il ne vient toujours pas, je ne le sens pas, les jours passent, tu dois découvrir le monde mon amour, ta naissance sera forcée.
Pendant tout l’accouchement je le sais, je pleure, mes nerfs lachent, je vais accoucher d’un ange, mon corps me le dit depuis 9 mois.
Antoine est née à 6h58, il a hurlé, gesticulé, et entendre son premier cri m’a ravagé le coeur de bonheur, il est là, MON bébé me regarde, je ne peux plus le lacher, je veux sentir sa chaleur contre moi, le sentir, il respire…moi aussi.
un dernier petit mot: Merci pour cette belle idée de partage entre maman, ces recits sont magnifiques et c’est déjà un merveilleux cadeau.
L’échographiste nous l’avait dit: « C’est le plus beau bébé du monde. » Et Dieu sait qu’elle en voit souvent, des futurs bébés. Nous nous étions émerveillés devant cette image en noir et blanc, cette petite chose de quelques centimètres qui bougeait, parfaitement formée, petite poupée miniature, fragile et si précieuse.
Puis nous avions vu d’autres images, incompréhensibles, effrayantes, inhumaines presque: nous étions déboussolés, ne savions plus quoi imaginer. Nous espérions une fille, on nous annonça un garçon. Nous n’avions jamais vu de nouveau-né, ni mon époux ni moi. Ces petites créatures étranges dont on sait qu’elles pleurent beaucoup, qu’elles naissent parfois violettes et gluantes, mon Dieu, qu’avions-nous fait?
Et cet accouchement qui se préparait, j’avais peur, peur de la douleur, peur de ne pas déceler les signes, peur de ne pas savoir faire avec mon bébé. Surtout, j’aimais être enceinte, j’allais devenir mère, ce dont j’avais toujours rêvé. Je devenais quelqu’un, et mon ventre arrondi me valait tant de compliments et de sollicitude que je me sentais extraordinaire.
Un soir, la douleur m’a réveillée. Je n’avais jamais senti de contractions auparavant. J’ai su.
Respectant à la lettre les consignes maintes fois révisées, j’ai attendu 2 heures avant de réveiller mon homme, trop embrumé pour se rendre compte de ce qui était en train d’arriver. Le temps ne pressait pas: malgré des contractions très douloureuse, la sage-femme de garde m’annonce que ce n’est pas encore ça: « Rentrez chez vous et revenez quand vous en avez marre. » Marre? J’en ai déjà marre vous savez: j’ai maaaal.
Ce n’était qu’un début. Mes cours de préparation à la naissance ne me servent à rien: j’avais mal, je ne savais pas faire.
Je tentai au matin de m’allonger, cela devint insupportable. Nous retournâmes à la maternité: une sage-femme me dit que c’est bien pour aujourd’hui, que je vais avoir la péridurale. J’aurais voulu l’embrasser.
Le produit était magique, je pus enfin me reposer. Mais j’ai si soif. Les heures passèrent, interminables. La douleur revint, le produit ne fonctionnait plus que d’un côté. Dans la soirée, le moment approcha. Le médecin arriva, les sage-femmes m’encouragèrent à pousser. Je poussai de toutes mes forces mais n’y arrivais pas. Elles m’encouragèrent encore, insistèrent, j’avais mal, j’essayais, pourquoi ne descendait-il pas? Je n’avais plus de souffle, mon ventre n’était plus qu’une douleur, je n’avais pas peur, juste mal, et envie qu’on me laisse tranquille, mais il fallait encore pousser, et encore, je ne m’y prenais pas comme il fallait, il aurait fallu faire comme cela… Quand soudain : « Le bébé sera là avant vingt heures. » Cela ne voulait rien dire pour moi. « Quelle heure est-il? » implorai-je. « Dix-neuf heures cinquante-cinq. » J’allais donc enfin y arriver. J’ai accepté ces quelques minutes d’enfer supplémentaires, quand j’ai entendu que la tête était sortie. Je n’avais rien senti. Puis le reste du corps, et soudain je l’ai vu, au-dessus de moi, puis posé sur mon ventre : un bébé rose, au corps rondelet, au visage si doux,et puis ce regard bleu, profond, si calme. Mon enfant, tu étais plus beau que tout ce que j’aurais pu imaginer. L’émotion m’a submergée et perlait à mes yeux. Posé sur mon ventre, tu m’as fait découvrir ta chaleur, ton odeur, la douceur de ta peau, ton besoin d’être aimé, bercé, porté. Lorsque tu as pleuré, ton père et moi t’avons chanté doucement la chanson que nous te chantions tous les jours lorsque nous t’attendions. Instantanément tu t’es calmé, tu t’es laissé bercer, tu as fait de nous tes parents.
6/12/99
Après 9 mois de calme intensif dans mon ventre sans presque aucun mouvement de ta part, tu t’agites.
Je sens que c’est maintenant le moment de partir pour la clinique nous allons bientôt te découvrir mon ange. Sereine et détendue les minutes et les heures passent, les contraction atténué par la péridurale je me concentre sur tes mouvements je te sent descendre et remonter aussi, et enfin LE moment t’en attendu celui que l’on guette depuis des heures « elle arrive madame!! poussez!! » Et d’un coup te voilà je ne te vois pas mais je t’entend un minuscule cri a peine audible……. Puis la panique……… « Elle doit voir le pédiatre, on l’emmène » Mon cœur cesse de battre les minutes sont interminables je ne suis plus sereine, je veux te voir, mais on ne nous dit rien…….. Enfin te revoilà toute recouverte de la tête au pied juste tes yeux qui me lance un regard unique, ma respiration revient mon cœur bat de nouveau je te prend sur moi enlève le tissu tu es là la plus belle des petites filles, ton regard inonde d’amour tu es parfaites qu’avaient ils donc à s’affoler?
La nouvelle tombe » votre fille est trisomique . »
Et alors était ce la peine de nous priver si longtemps de notre premier contact je ne comprend pas , pourquoi autant de retenu, mais maintenant tu es là, tu es Ma fille et rien ne pourra plus t’éloigner de moi.
Ta naissance ne fut pas parfaite, mais 11 ans après quand mes yeux croise les tiens toujours si emplis de douceur et d’amour, mon cœur s’apaise instantanément.
J’ai 19 ans et tu as fait de moi quelqu’un tu à fait de moi une mère , tu es ma plus belle réussite.
J’ai eu la joie de faire cette première rencontre trois fois , Mon Ange, Ma princesse et Mon petit prince, mes trois plus belles raisons d’être.
9h : 1ere contraction. De toute la grossesse… Tiens, mais qu’est-ce dont ce truc qui me gigote dans le ventre… ouh mais dis donc, c’est que ça tire, c’te vacherie. « ça serait pas une contraction, Chérie de mon coeur ? – t’es enceinte, toi ? bon…….. mais peut-être que dans une vie antérieure, t’y as été. Prenons valise et enfant (il est encore dedans, c’est pratique), et vogons heureux, vers la maternité ».
11h : on me garde. Avec 1 semaine de retard, ça serait raisonnable. Hop, salle d’accouchement, format XXL, piscine intégrée, plein de jeux d’éveil pour bébé… ah non, le ballon et la grosse corde, c’est pour ne pas sentir les douleurs.
13h30 : une femme hurle dans la chambre d’à côté. La SF entre : « si vous voulez la péridurale, je vous rappelle qu’il faut compter 30 minutes. Ne faites pas comme votre voisine qui l’a demandé trop tard ». Elle sort. 13h31, je la bip : « appelez moi l’anesthésiste ».
14h : une tête chauve se poste devant moi (accent allemand et voix à la limite de l’imperceptible) : « bonchour, je suis l’anesthésiste, je viens pour vous. » OK coco, active, là, c’est supportable, mais j’ai envie de dormir. Donc péridurale « ça peut mettre 30 minutes à agir ». Ok, tout met 30 minutes dans cette maternité, ça me convient.
14h22 : ahhhh faites-le revenir tout de suite, ce monsieur tout chauve, ça me paralyse que d’un côté ! Je contractionne plus que du côté gauche, vite-vite-vite !
14h43 : « bonchour, je reviens pour vous ». Je sais. 30 minutes tout ça, blablabla, mais cette fois, des 2 côtés, s’il-te-plaît.
22h01 : « bonchour… Ach, vous ne vouliez pas dire bonne nuit sans me revoir, hum ? Je comprends. Aller, cette fois, je viens pour la césarienne ». Moi aussi je t’aime, cher anesthésiste, mais s’il te plaît, vraiment, déconne pas, hein, la césarienne, c’est pas juste des chatouillis de contractions.
22h42 : un petit cri et un gros pleurs. C’est le mien, il est là.
22h45 : « aaaah non, en fait, c’était votre fils qui voulait me voir, hum ? ahhh mais il est mignon, oui très mignon *un petit bisous sur le haut du crâne*. C’est bien, vous avez bien travaillé, et vous avez bien fait de me rappeler. Et maintenant, tout le monde au dodo ! »
Voilà comment j’ai vu 3 fois l’anesthésiste, charmant, gentil et attentionné, au cours de mon accouchement. Impossible de l’oublier. Il fait partie du bonheur de la naissance de mon poussin, il a même repassé la tête dans la salle de repos, où nous étions tous les 3, juste avant de quitter l’hôpital. Un autre sourire au milieu de cet immense moment de plénitude.
Ce premier regard, j’en ai été privée. On t’a arrachée à moi de manière très prématurée, tu étais en souffrance, je ne pensais même pas t’entendre crier à la naissance.
La preuve que tu étais arrivée parmi nous, je l’ai entendue, c’était ton cri, fragile mais rassurant, un petit miaulement avant que les tubes ne viennent t’envahir pour t’apporter le souffle qu’il te manquait.
Chaque maman devrait pouvoir partager cette complicité dès le départ. Je ne l’ai pas eue. D’ailleurs, je n’ai même pas pu te voir avant le lendemain de ta naissance.
Et ce jour là, tu dormais, confortablement installée dans ton cocon de substitution, entourée de capteurs, et tentant de te réveiller pour dire bonjour à ta maman.
Ton premier regard n’a pas été instantané, mais cela l’a rendu indélébile.
Ce premier regard, je ne l’ai obtenu que quelques jours plus tard, quand tes fragiles paupières ont réussi à s’ouvrir pour nous montrer combien tu es forte, combien tu t’es battue pour vivre. Aussi, je n’oublierai jamais cet instant : celui où j’ai compris que malgré ta souffrance et la mienne, nous allions nous battre ensemble pour partager une complicité de tous les instants, celle qui a fait défaut au départ.
Ce que j’ai pu lire dans tes yeux m’a de suite rassurée : tu étais si petite, mais je savais déjà que tu avais une volonté de fer et des capacités hors du commun.
Je suis tellement fière.
Aujourd’hui, ton regard est celui d’une battante, tu n’as rien perdu de ta combativité des premiers jours, et tes yeux d’un bleu si pur cristallisent l’attention de tous.
Ton premier regard, c’est celui de l’espoir. Et j’en avais besoin. Merci pour ça.
En ce 22 juin 2010, je suis zen.
1ère grossesse idéale, 1er accouchement en 5 heures et 1er bébé cool.
2ème grossesse tout aussi belle, 2ème accouchement à venir et 2ème bébé à découvrir donc …
En ce 22 juin 2010, oui, je suis zen. Papa l’est moins… c’est vrai, on avait un deal, en ce mois de coupe du monde de foot, pas d’accouchement les jours de match.
Allez les bleus ! Il est 16h et le coup d’envoi est lancé… en Afrique et dans mon utérus ! Direction la mater… 16H30, la France perd 1-0, moi j’en suis à 2 (cm). Je fais mes exercices de respiration et Papa suit le match discret sur son téléphone, dans le dos de la sage femme…. 17h, la France perd toujours et dans la salle de travail , c’est toi qui mène le jeu, j’en suis déjà à 8 !
Direction la salle de travail, je plane, les contractions sont gérables et notre match est bientôt fini ! Papa enfile la tenue de cosmonaute et la sage femme panique : ça va beaucoup plus vite que prévu, pas de mi-temps pour elle !!
Rupture de la poche des eaux, les contractions s’enchaînent … les passes aussi, sur le terrain, mais rien à faire, 17h45, coup de sifflet final, la France est battue. Papa, pris en flag par la sage femme, nous annonce le score final… La sage femme rit, sort et Papa se consacre enfin à nous !! Il était temps, comme une envie de pousser là… Et 1, et 2, et 3 … Papa s’agite, tiens une tête qui sort….
17h51, tu es là, l’équipe est arrivée juste à temps pour t’accueillir, Papa a eu peur de devoir jouer le goal !
Ma première découverte, 2 petites fesses toutes roses… Mes premiers mots « oh elle fait pipi » (tu as aspergé l’obstétricien, ma réaction, ton père m’en parle encore!)
Enfin tu es là, contre moi, cherchant mon sein, et il n’y a plus que Toi, petit Etre… Et comme la première fois, j’oublie tout devant toi et ton regard inquisiteur. Tu me prends à dépourvu, après ces longues semaines tu es arrivée si vite … Pourtant, encore une fois, une évidence.
22 juin 2010, la France a perdu, elle rentrera sans la coupe. Nous on a tout gagné, on rentrera à la maison avec le plus joli des trophées !
Pour un peu qu’il ne tarde à rencontrer le jour,
Outrageuse est l’attente et terrible est le temps…
Ultérieure est la vie qui le prendra de cours
Si incertaine mais si certaine pourtant.
Son coeur qui bat dedans est le fruit de l’amour,
Et malgré mon bonheur, je hurle en enfantant…
Zizanie viscérale. Route sans retour.
(PS : Ceci est un acrostiche.)
Pour mon fils Sigur, 2 ans, pour certains « né trop tôt ».
Aujourd’hui je ris au nez de ceux qui considèrent qu’une grossesse à 19 ans est un « problème ». Il est beau, mon fils. Il rit tout le temps, sa jeune intelligence m’émerveille. Je l’aime.
Je précise que tout ressemblance avec le poème de Talvi (« Zizanie viscérale, route sans retou »r) n’est pas le fruit d’un plagiat. Nous nous connaissons, nous avons été enceintes en même temps et c’est elle même qui a repris mon vers pour le besoin de son poème (elle pourra confirmer).
Merci…
Bonjour,
Alors moi, cette année c’est ma première fête des mères.
Il y a 11 mois, le 19/06/2010, nous attendions avec beaucoup beaucoup d’impatience notre futur bébé. Afin qu’il arrive plus vite, j’avais 1/pris de l’homéopathie 2/bu des tisanes de sauge 3/fait beaucoup de ballades en voiture (malgré les recommandations du docteur gygy). Donc, ce fameux 19/06, au cours d’une énième ballade en voiture, nous nous arrêtons manger une bonne crêpe dans une crêperie. Les gérants (que nous connaissons bien), me voyant épuisée me disent sur le ton de la rigolade « si il naît aujourd’hui, nous lui offrirons 1 an de crêpe gratuit ». En rentrant à la maison, vers 22h : contractions. Puis pendant 2 heures : contractions régulières. Donc on prend les valises, on ferme la porte de la maison, puis là chéri me dit « oups, on a tellement roulé qu’il va falloir que je passe à la pompe à essence pour remplir le réservoir sinon j’ai peur qu’on arrive pas à temps à la maternité » (elle se trouve à 20 km de chez nous). Moi, je prend mon mal en patience, fulmine contre chéri, contre les contractions, enfin bref, le stress total.
Donc on arrive quand même à la maternité (après être allé chercher de l’essence) et là la sage femme me dit « il était temps que vous arriviez, vous êtes à 7,5, un peu plus et on aurait pas pu vous faire la péridurale ». Donc péridurale mise, 3h après (le 20/06, jour de la fête des pères, à 2h55 donc pas de crêpe gratuite bouh…), ma fille à levé ses grands yeux bleus sur moi… c’était à la fois beau et déroutant car la première pensée qui m’es t venue à l’esprit est « qu’est ce qu’elle ressemble à ma belle mère….. » pourtant je ne pensai pas du tout du tout à elle à ce moment là… brrrrr bizarre la sensation de tenir sa belle mère miniature dans les bras. Et c’est vrai qu’aujourd’hui encore ma fille ressemble beaucoup à sa mamie (c’est un compliment si si je vous assure)… mais c’est bien moi sa maman et j’en suis très très fière !
Tu ne semblais pas vouloir venir, et une semaine après le terme, on a fini par t’aider à prendre un peu l’air…
9 mois, une semaine et 10 heures plus tard, tu as pointé le bout de ton crâne tout chevelu et blondinet, une couleur inattendue.
On t’a posé sur moi, tu as tout de suite pleuré de ces petits pleurs qui m’attendrissent tant. Je n’osais pas bouger tellement j’avais peur de te faire tomber.
J’ai demandé à la sage-femme si tu étais une fille ou un garçon, elle m’a répondu de regarder mais je n’en avais pas la force, j’avais trop peur de te casser en te soulevant. Tu étais si mignon avec tes traits dessinés et tes cheveux blonds.
Très vite, tu as levé vers moi tes grands yeux et tu t’es lové sur mon épaule. Je ne voulais plus te lâcher et je n’arrivais pas à me rendre compte que tu étais la petite chose qui avait grandi 9 mois en moi. Je ne t’ai pas « aimé » tout de suite, c’était un trop grand changement. Chez moi, l’attachement se construit. A peine remontés dans la chambre, tu as cherché à téter, mon sein, puis mon pouce et petit à petit, nous avons appris à nous connaître.
2 mois et demi déjà que tout ça s’est passé et je ne peux penser au premier regard que nous avons échangé sans que l’émotion me submerge.
Je confirme le commentaire de Hilja. Nos fils ont quelques mois d’écart, et à la naissance du mien j’ai écrit mon texte en y reprenant une phrase du sien, comme une réponse à demi-mot.
31 juillet, 3h du matin, je suis la, attachée de toute part, des perfs, des fils, des machines, j’attends. J’attends depuis 43h, j’attends, je ne sais même plus ce que j’attends.
Je suis la, au fond de mon lit, incapable de bouger, il est 3h30…. la sage femme entre dans ma chambre pour la millième fois, mais elle a toujours le sourire: « bon la, elle ne peut plus attendre », il va falloir y aller…Mais je ne sens plus les contractions, on diminue la péridurale, « vous sentez maintenant? », à vrai dire je ne sens rien, et c’est tant mieux, j’ai dégusté assez longtemps, mais je suis épuisée, alors je dis « oui je sens les contractions revenir », » alors poussez », je pousse, je ne sens rien, je pousse à l’instinct, je pousse 2 fois et à 4h00 Eloïse est la, je la vois, si menue, la sage femme la pose contre moi, je sens sa respiration son odeur, je ne réalise pas qu’elle est enfin la. Gaëtan est juste à côté de moi, elle le regarde intensément, moi, je ne vois que le haut de sa petite tête, je sens ses mains sur moi, et je vois, je vois ce papa émerveillé, qui ne peut pas quitter ce regard curieux des yeux, je le vois pleurer de bonheur, je suis bien, j’ai oublié les 44 heures précédentes, ils sont la, avec moi, je suis heureuse.
Dur dur de ne pas se prendre au jeu;
Je vais essayer de faire court (et de ne pas pleurer).
J’ai eu un accouchement de rêve, une péridurale réussi, j’étais bien, bébé allait bien, les sage femmes se battaient presque pour m’accoucher et la poche des eaux ne se perçait pas (chose assez rare à ce qu’il parait)
Ce sont donc les sages femme qui l’ont percées, je ne sais pas pourquoi à dire vrai, il aurait été un bébé coiffé…;-) (et bien ,qui plus est).
L’équipe super, a attendu que le bébé descende au plus bas avant de me faire pousser..
Au bout d’une poussée déjà, on me demande si je veux toucher la tête.. j’accepte.. waouu c’est tout mou..c’est bizarre..
2 ou 3 poussées plus tard, je sens le corps de mon bébé s’extirper hors de mon moi..
Une émotion, inconnue jusqu’alors, me submerge, je pleure, j’arrête pas de pleurer, mais j’ai honte devant le personnel médical alors j’essaye de me retenir..et entre 2 sanglots je m’entends dire:
« il est vivant »
Il est Parfait, ça va sans dire. Je me rappelle qu’avec mon homme quelques minutes après sa naissance nous nous sommes étonnés de voir à ses doigts, des ongles…
Il était parfaitement fini, ce petit..
Cela fait 18 mois…. déjà….
moi j’ai l’impression que j’ai toujours été maman ! depuis…si jeune, je rêvais de ce moment ! j’ai construit ma vie pour être maman ! Cet amour était là bien bien avant même la conception.
Dans la tourmente, c’est ce qui m’a fait tenir, avancer, toujours avancer pour arriver à atteindre ce rêve si cher à mon coeur !
forcément, quand je suis tombée enceinte de ma princesse, j’ai été folle de joie, le rêve de ma vie qui se réalisait ! j’allais être maman pour de vrai !! Mais en fait, si je dis que j’ai été toujours maman, dès fois je me dis que je ne le suis pas plus aujourd’hui que dans mes rêves, tellement parfois il faut que je me le répète ! 4 ans après, il y a des jours où je ne réalise toujours pas ! je regarde mes 2 amours, et je n’en reviens pas de me dire que c’est moi qui ait fait ça !! j’ai vraiment fait ces 2 merveilles ??? Mes filles, mes bonheurs, mes rêves…elles sont bien là, je suis vraiment maman, j’ai 2 filles ! pfiouu, c’est incroyable parfois ! Je les contemple, elles sont si belles, je les aime tellement !
pourtant, la première rencontre, le premier regard avec ma princesse a été spécial ! en fait, j’ai eu une grossesse de rêve !! j’étais grosse, un ventre énorme, 9 mois de bonheur et de symbiose avec mon bébé, mon rêve ! Je n’ai jamais été aussi bien dans mon corps que pendant ces 9 mois ! Tout était facile, tout était zen ! moi qui avait si peur de l’accouchement, de la sur-médicalisation, des pattes écartées à longueur de temps, la grossesse m’a apaisée, ma zénifiée ! j’ai appréhendée l’accouchement sans crainte, puisque tout irait bien de toute façon !
ce samedi là, on s’était couché la veille vers 3h du mat à jouer intensément à Zelda ! réveil tranquillou à 11h (dernière grass’ mat bien sur !! mais je ne le savais pas encore !!lol) je sentais, des trucs, réguliers, mais pas bien méchant, je ne dis rien…je note, et on joue toujours ! on s’amuse comme des gamins ! vers 13h, quand mm, c’est toutes les 10 minutes, ça commence à se sentir, je lui en parle ! le stresse !!lol mis on continue de jouer un peu, lui guettant le moindre signe ! vers 14h, quand même, les douleurs augmentent et restent bien régulières, alors je décide de me préparer, tout en me disant qu’on a le temps, pcq pour un 1er, ça peut prendre beaucoup de temps ! tranquillou, je prends ma douche, le futur papa prépare ce qui reste, téléphone à la mater. les contractions sont « douloureuses », mais largement supportables ! j’entre à la mater à 15h , je suis dilatée à 5 !!! ouhaaa ! j’en reviens pas ! je me dis que mon bidou a du travailler toute la nuit sans que je me rende compte pour que ça aille aussi vite !!!
et de là, tout a été très vite ! salle de naissance, on téléphone à droite à gauche, c’est gérable, mais la péri arrive vite, résultat, je n’ai quasiement pas eu mal !! mm si la péri fonctionne partout sauf au niveau du périnée ! c’est con hein ! personne me croit pourtant ! le travail avance, vite ! je n’ai pas mal, je suis sereine !
c’est l’heure de pousser ! je pousse, je me fatigue, ça n’avance plus trop, j’ai droit au masque (ça pue là dedans !!!). Tout en poussant, je me dis, je me répète : ne pense pas, pousse, ne pense pas ! Si je pense, je vais chialer !! Ben oui, se dire que je suis en train de mettre au monde mon bébé, qu’on va enfin la voir, ça me fait monter les larmes, c’est trop beau, trop incroyable, je ne peux pas me laisser à ces émotions, je reste concentrée !! là, la sage-femme dit que maintenant, il faut faire vite : « il va falloir le sortir maintenant ce bébé madame ! »
Ne pas penser, toujours ne pas penser, et pousser !! J’ai bien fait de ne pas penser, pcq le coeur de ma princesse n’était plus trop top, mais elle n’arrivait pas à sortir ! Donc si je me mets à penser, je vais chialer pcq j’ai peur ! Ce serait trop con !! Alors je ne me rends compte de rien, je suis dans un état complètement second, comme fermée de la réalité, je pousse toujours, avec le masque. On me fait une épisio, elle a droit aux forceps, et hop, ça y est, la voilà ! Après la pression, je sens que pfiou, tout est sorti, mon bébé est là ! « oh bas oui, elle avait le cordon autour du cou » ! Voilà pourquoi elle ne sortait pas et que ça faisait ralentir son coeur, chaque poussée forcait sur le cordon !Il est 17h45, mon bébé est née !! On me la pose sur mon ventre ! Le premier regard est étonnant, elle était rouge, boursouflée, toute gonflée par la pression du cordon, et avec deux énormes bosses sur la tête dues aux forceps !! donc pas vraiment l’image du bébé idéal qu’on se fait en rêve ! Mais on me pose mon bébé sur le ventre, papa y tient : il coupe le cordon ! Et là je pleure, je pleure tant que je peux ! La sage-femme s’inquiète, et me demande si ça va ! Mais oui, bien sur que ça va ! Je pleure de bonheur parce que j’ai mon bébé !!! Je suis maman pour de vrai ! J’ai un tout petit bébé sur moi, qui dégonfle bien vite, elle pleure un peu, mais se calme vite ! Ce bébé est déjà un bonheur, et en plus c’est un rêve qui se réalise ! pour de vrai, j’ai ma merveille, mon trésor, ce petit bébé avec qui j’ai vécu en symbiose pendant 9 mois, je le découvre, je l’apprends, je la sens. Aujourd’hui encore, je continue de la sentir tant que je peux, je la regarde avec toujours autant d’émerveillement, et je me dis : c’est MA fille ! J’ai parfois l’impression de poser toujours ce premier regard sur ma fille, et elle aime que je lui raconte sa naissance, ses premiers moments. Son anniversaire est toujours pour moi un peu mon anniversaire, mon anniversaire de maman, qui compte plus pour moi que le mien !!
alors la première rencontre avec mon bébé, c’est la 1ère rencontre de l’amour inconditionnel !!
j’ai toujours fêter ma môman à moi, mais je ne me rendais pas compte de l’importance avant de le vivre à mon tour !!
merci de nous permettre de vous le raconter !!
Cela faisait presque 3h que j’avais perdu les eaux, j’étais en salle de travail. Nous avions déjà franchi plusieurs obstacles avec le papa puisque nous nous étions rendus à la maternité en métro, à cause d’une tempête de neige sur la capitale qui avait immobilisé la circulation ! On s’était dit avec beaucoup de tendresse que notre petite puce avait déjà son petit caractère en décidant de venir au monde au milieu d’une tempête ! Je me rappelle que j’avais du faire très attention en marchant, à cause du verglas et de la neige. Je m’étais sentie très soulagée, une fois arrivée à la maternité mais je ne savais pas alors que je n’étais pas au bout de mes peines.
3 heures après mon arrivée, il était 22h45, la sage-femme est venue m’ausculter, j’en étais à 5 de dilatation. Je me suis alors rappelée les cours de préparation à l’accouchement. On m’avait dit qu’une fois arrivée à 5, le travail irait deux fois plus vite. Nous essayions avec le papa de deviner quelle serait la date de naissance de notre fille, nous nous disions que très certainement elle naitrait après minuit.
La sage-femme m’a demandé de me mettre sur le côté, j’ai su plus tard que ma fille était un peu coincée et qu’elle ne supportait pas bien les contractions artificielles (liées à la péridurale). Je me suis difficilement mise sur le côté car les contractions me faisaient encore très mal, la sage-femme a dit qu’elle allait rappeler l’anesthésiste car ce n’était pas normal. Mais elle n’a pas eu le temps de le faire ! Une fois remise à ma position initiale, tout est allé très vite. La sage-femme s’est exclamée : »Elle arrive ! » Sans que je comprenne trop ce qui se passait tout le monde s’est affairé autour de moi et on m’a mis les pieds sur les étriers. J’ai réalisé en quelques secondes que ma fille allait naître, ça y était ! J’y croyais à peine, j’ai regardé mon amoureux, nous étions tous les deux émus et excités. Je lui ai demandé d’enlever ma charlotte sur la tête, c’est peut -être un peu idiot mais je voulais avoir une tête à peu près normale pour accueillir ma fille, je voulais qu’elle me voit telle que j’étais. Mon homme m’a demandé si je voulais enlever mes lunettes, j’ai dit non car je voulais tout voir !
J’ai commencé à pousser sur la demande de la sage-femme. L’infirmière m’a montré le poignées pour m’accrocher. J’ai poussé très fort, au début je ne le faisais pas assez longtemps, puis je me suis appliquée à bien le faire. La sage-femme m’a complimentée, ce qui m’a donné confiance. Cependant, un médecin est arrivé et s’est présenté à moi (ce qui sur le moment m’avait laissée un peu perplexe, je l’avoue). Il était étonné de devoir intervenir, apparemment il fallait aller vite car ma puce ne supportait toujours pas bien les contractions. Et pour aller vite, nous sommes allés vite. En quelques minutes, elle est sortie. Comme ma péridurale ne marchait pas très bien, j’ai pu tout sentir, j’ai senti ma puce arriver petit à petit et finalement j’en suis très contente. Pendant tout ce temps, j’ai senti la main de mon homme sur mon front, je savais qu’il était près de moi, je restais concentrée mais sa présence à mes côtés m’a aidée. Quand la tête de ma fille est sortie, le personnel a dit à mon homme de voir s’il voulait, il a vu sa tête. Rapidement elle est sortie, je l’ai vue et là la première chose que je me suis dite ce fut : « Qu’est-ce qu’elle est belle ! » Et c’est vrai qu’elle était incroyablement belle, je me suis aussi dit qu’elle ressemblait à l’échographie en 3D qu’on avait faite. Mon homme m’a regardée avec une émotion intense, ses yeux pétillaient d’émotions. On a mis ma fille sur le torse et je l’ai caressée en sanglotant. Il était 23h24, finalement elle était arrivée avant minuit.
Juste après, on a emmené ma fille avec son papa, il fallait s’occuper d’elle et de moi. Cela a duré un moment avant que je puisse la retrouver, mais quand ce fut le cas, je lui ai dit « bonjour ma chérie » et je l’ai mise au sein pour la faire téter. J’ai eu tout le loisir de l’observer avec amour. J’ai beaucoup aimé ce moment calme et tendre après le tumulte de la naissance. Quel bonheur ! Quelle émotion ! Et ce n’était que le début.
aujourd’hui j’aime…
ce soir, je regardais mon fils qui jouait tranquillement avec ses petites mains, en attendant que je me décide à le changer. je le regardais, je m’imprégnais de lui, je me saoulais de son odeur, je me noyais dans ses yeux, je le regardais et j’ai senti une montée de je ne sais quoi dans mon cœur, dans ma tête, dans mon corps, ce je ne sais quoi, limite jouissif, ce fut une vague, une chaleur, un tremblement intérieur, une irrésistible envie de crier au monde l’amour que j’ai pour cet enfant, ce mini-lui, cette moitié de moi…
je me suis souvenue avoir éprouvé ce même feu, cette même passion pour sa sœur, pareil, un jour tout bête, un jour comme un autre qui n’a eu d’exceptionnel que la révélation de cet amour pour cet enfant, mon enfant…
aujourd’hui j’aime comme jamais je n’ai aimé, d’un amour irremplaçable, d’un amour inconditionnel, d’un amour intemporel. aujourd’hui je suis maman de toute mon âme, de toutes mes tripes, de tout mon être.
leur naissance, moments mêlés de douleur, de plaisir, de rires, de larmes, moments d’émotions intenses, de sentiments exacerbés par l’acte même de mettre au monde, de donner la vie, de voir prendre vie ces petits corps, longtemps imaginés, choyés dans la douceur tamisée de mon ventre rebondi, ce moment intense est ce que j’ai vécu de meilleur, de plus glorieux, de plus gratifiant. et pourtant ce moment-là, ancré et encré en moi, n’a pas été ma naissance de mère. il a fallu que le temps passe, il m’a fallu apprivoiser ces petits bouts de moi, il m’a fallu me laisser dompter par ces petits êtres en devenir… aujourd’hui je suis mère, je suis louve, je suis tigresse… aujourd’hui j’aime au delà de tout, en dépit de tout, envers et contre tout, j’aime.
mes enfants, ma force, ma faiblesse… deux enfants de… mais chacun soi, vous vous construisez jour après jour sur les cendres de celle que j’ai pu être, sur les flammes de celle que je suis, sur les étincelles de celle que je deviens à vos côtés… hier, je vous imaginais, aujourd’hui je vous aime.
dormez, mes enfants, ma fierté, ma gloire, dormez, je veille sur vous…
ce texte date d’octobre 2006, et vient d’un blog que j’ai abandonné, faute de temps et d’envie. Mais je continue de surfer sur la toile, et je me prends au jeu, et j’ai envie de remonter en selle.
merci pour cette espace d’expression que vous nous accordez.
Trois fils.
En trois ans.
Trois grossesses.
Trois accouchements.
Trois shoot d’adrenaline dont le souvenir est si présent qu’il continue à me retourner, me submerger, me dévaster. Les sensations sont intactes, vives, elles ravagent encore mon corps, ma chair, mes yeux. Je vous sens là, tout contre moi, posés sur mes seins, affolant tous mes sens, vos regards noirs, vos petits yeux plissés, vos petites mains frippées qui s’accrochent dejà à la vie et à ma peau. Et, pour chacun d’entre vous, mes enfants, mes fils, une expression, un petit cri, une moue, une âme bien à vous, vous qui êtes uniques et qui avez sublimé ma vie dès notre première rencontre. Comment, en écrivant ces quelques lignes, ne pas penser aussi à votre papa, mon amour devenu chef de tribu, ému, attentif, aimant, présent à mes côtés et inspiré, dès votre premier souffle.
Ce Mercredi 27 Octobre 2010,
En préparation pour la petite sieste de l’après midi, je prend mon oreiller fétiche commence à m’allonger tranquillement sur la canapé mais pas le temps tu en as décidé autrement! car un plash en moi me fais comprendre que la ca y est c’est parti pour de bon, nous allons faire ta rencontre!!!
Petit coup de fil à ton papounet pour qu’il vienne nous chercher!
Arrivé à la maternité, on nous fais écouter ton petit cœur tout va bien mais rien ne ce passe pas une seule contraction donc patiente est le maitre mot….mais 5 minutes après ca y est ça se met à travailler doucement mais surement!!! je tiens 5h je gère les contractions comme une reine (dixit papounet!) on en profite pour rigoler, on parle de toi, de nous et de bientôt nous trois!!!! mais la je commence a fatiguer donc on ne fait la péridural et là le bonheur je ne sens plus rien, j’en profite et me paye le luxe d’une petite sieste pendant que papounet va se faire un petit gueuleton!!
Au moment où papounet reviens ouïe j’ai mal j’ai vraiment très mal la péridural ne fais plus effet et la dose supplémentaire n’y changera rien….et en une fraction de seconde une violente et intense envie de pousser me submerge, on va bientôt te voire mon bébé , toi qu’on a tant voulu et tant espéré….mais les choses ne vont pas se passer aussi bien que dans mes rêves car ton jolie petit cœur arrêtera de battre à deux reprises….on fera tout le travail à ma place….je sens que tu descend en moi, que tu sors, je ne t’entend pas crier, on te montre je te vois bleu et les yeux fermés…..j’ai peur je pleure, papounet pleure comme jamais je l’ai vu pleuré…..on t’enlèvera à moi pendant les 30 minutes les plus LONGUES de ma vie…..puis on te ramène je te regarde, on te regarde, on se regarde, je pleure, on pleure nous avons eu si peur….mais nous savons déjà que nous t’aimons de tout notre cœur.
Le premier regard de mon fils…
; il dévorait ma poitrine du regard, miam, miam!
)
J’aimerais vous dire que nous avons échangé un regard empreint d’amour, d’émotion, de joie… mais son premier regard à lui s’est porté sur… mon sein
Il s’est jeté dessus et ne l’a pas quitté pendant plus d’une demi-heure. Ce n’est qu’une fois bien installé, en mode tétée, que mon cher fiston a daigné regarder la propriétaire de ce sein qu’il a su voir… regard plein d’étonnement, de questions, regard un peu fâché (« Mais pourquoi m’avoir arraché de ce ventre si douillet, dis, pourquoi…? »)… une fois repu, il a commencé à fermer ses petits yeux pour un dodo bien mérité, non sans me jeter un coup d’oeil qui semblait reconnaissant (maman qui se fait déjà des illusions
Gourmet et gourmand qu’il était déjà… Trois ans après, quand je lui donne une part de ce gâteau au chocolat qu’il aime tant, je crois de nouveau voir ce regard rempli d’étoiles… de gourmandise !!
Il y a le même état d’excitation mêlé d’appréhension, ce moment tant attendu et paradoxalement tellement redouté, l’irresistible envie de te serrer dans mes bras, la peur d’être déçue, et le doux flottement procuré par les analgésiques; finalement l’envie de ne penser à rien, de t’attendre toujours, et l’immense désir que tu sois déjà là.
Et puis ta vie qui jaillit, troublant la léthargie précédemment décrite, et ce sont les mêmes gestes presque maladroits et sûrement tellement maternels, ton petit corps fragile au creux de moi, et ce même regard accroché au mien, reflétant ce que je deviens et que j’ai pourtant toujours été, ces yeux qui savent déjà l’essentiel, que pour le reste, je serai là.
A trois ans d’intervalle, c’est encore le même matin, cette émotion qui revient en force pour ne m’avoir jamais quitté, une bouffée de certitudes insufflée par un seul regard, mon coeur qui explose, un amour qui s’en trouve décuplé, deux petits garçons qui ancrent chacun leur existence dans la mienne, et ma vie qui vaçille de bonheur…
C’est ça être mère…
allez c’est parti pour ma journée d’accouchement!! attention les larmes vont me venir facilement!
31 janvier 2008, 8h30. Je me lève après ne nuit difficile: zom a fait que tousser toute la nuit, et du coup moi j’avais l’impression d’avoir des petites contractouilles, d’ailleurs j’ai pris un spasfon vers minuit qui n’a pas changé grand chose…;mais bon , ce matin je me sens bien, n°1 doit aller chez nounou, et moi j’ai un méga ménage à faire ds la maison, comme nounou a été malade, çà fait presque 15 jours que j’ai pas pu tout nettoyer à fond…j’ai aussi le bulletin de salaire de nounou à faire, tél à la CAF pour mon 80%, aller trouver un tapis pour bébé…grosse journée, quoi!
8h45: changement complet de programme: je perds les eaux sous la douche (notez que je fais çà proprement! pas de linge trempé, ni de draps ou de siège de voiture!)..bon pour l’insant çà n’est qu’un doute, je vais attendre voir si çà recommence avant de m’affoler. Ma 1ere réaction aura qd même été « oh non, pas aujourd’hui, j’ai plein de trucs à faire et fred a un exam demain… », je n’ai même pas pensé que qd on commence par perdre les eaux, on peut attendre 24h avant que les contractions ne commencent et qu’on est obligé de rester à la mater qd même….
9h00: bon là c’est sur , çà a recoulé pusieurs fois, va falloir aller à la mater..je prends rapidos qqs photos de moi enceinte, en pensant surtout à mon bébé, je voulais qu’il ait des photos comme son grand frère….je mets du liquide plein mon salon, mais j’essuie derrière! n°1 se réveille, je vais le chercher en lui disant que çà y est, le bébé a fait toc toc!et je descends lui donner son bib en me disant que tout allait être différent qd je rentrerai de la mater….
9h15: je laisse un message à zom en lui disant de ne pas s’affoler, que je le rappellerai qd je serai à la mater, passque pour l’instant pas de contractions du tout. J’appelle aussi ma maman, j’ai un instant pensé déposer n°1 et aller seule à la mater, mais bon, on ne sait jamais, et puis je suis un peu à l’ouest, faut tout préparer pour n°1, pour moi et pour bb…
9h30: maman arrive, elle prend en charge n°1 pdt que je finis de préparer les affaires, çà me soulage bien finalement!
10h: on dépose n°1 chez nounou, j’ai les larmes aux yeux en le quittant (et elles reviennent en écrivant, très émouvant ce moment particulier de le quitter en sachant que tout va changer demain….)
10h30 on repasse à la maison: j’ai oublié mes cd à ecouter pdt le travail!!!!!
10h50 arrive à la mater, je sais que ma collègue préférée bosse aujourd’hui, je l’ai vue il y a 2 jours, mais je sais pas si elle est de salle d’acct ou pas.Sur le parking je reconnais la voiture d’une autre collègue, qui a fait ses études avec moi, je me dis qu’au moins je suis sure de ne pas avoir une remplaçante inconnue!
11h: je sonne à la mater, l’accueil est chaleureux, mais ya plein de boulot! déjà 2 mamans sous péri, juste une pièce qui reste pour moi! d’ailleurs c’est la pièce de la grande baignoire, zut, j’ai perdu les eaux, je n’y aurai pas droit, pourtant j’en ai rêvé ces dernières semaines, avec mes problèmes de peau les bains me faisaient tellement de bien….
11h30 on fait le point: qqs petites contractions de rien du tout, mais un col pas du tout en travail….j’ai droit aux antibio (beurk mais je peux pas y couper, mon prélèvement strepto B était positif et ya une porte d’ouverte vers bébé…)
12h je rappelle zom: qu’il mange tranquillou au self et qu’il vienne me rejoindre après, c’est même pas sur que ce soit pour aujourd’hui…mais je veux qu’il soit avec moi qd même!
On me met ds une chambre, j’ai de la chance, le service est plein, mais la seule chambre qui reste est une avec douche! et pis c’est ma copine ds le service, alors elle se serait démenée pour m’en trouver une!
j’ai le droit à un super repas: yaourt compote 2 bouts de pain avec du beurre et c’est tout! j’avais pas mangé ce matin, zut alors!!
suivent 2h30 pdt lesquelles les contractions s’instalent gentiment mais surement. J’ai essayé de faire une sieste, pas possible à cause des contractions….de faire des mots fléchés, idem…je finis à 4 pattes ds mon lit, et puis je regarde l’heure: chouette, il y a moins de 5min entre chaque…la douleur est encore très supportable, mais çà monte en intensité!
14h30 zom arrive (il m’avait rappelée entre tps et je lui avais dit de prendre tout son tps vu la non rapidité des choses!).
A ce moment, les contractions commencent à être vraiment douloureuses: je dois respirer doucement à chaque, et prendre une position qui me convient, je ne peux plus faire comme si de rien n’était! je prends mes ptits granules homéo tous les 1/4 d’heure…..
c’est ds ce moment là qu’on se dit qu’il faut trancher pour les prénoms de garçon…alors lilian ou arthur!? finalemnt on reprend la liste des 5 derniers et aubin nous apparait comme une évidence…tant pis pour les jeux de mots faciles à faire, c’est celui là qu’on veut!
16h, ma collègue me rappelle en salle d’acct pour refaire le point et faire ma 2e dose d’antibio…les 2 dames de ce matin ont accouché, elle pensait être plus dispo pour moi, mais une autre vient d’arriver, plus avancée que moi…
16h30 3 cm….ri-di-cu-le….suis un peu déçue, toutes ces contractions pour si peu…mon gygy passe (c’est le chef de service!) et donne l’autorisation d’attendre pour faire quoique ce soit, ce qui m’arrange, le moins de médocs possible svp…j’aurais peut être droit à la péri finalement vu ma peau et mon bilan correct, mais ds le doute je préfère pour l’instant continuer sans…le travail est démarré, pas rapide, mais çà devrait être pour aujourd’hui!
retour ds ma chambre vers 17h, armée du ballon pour faire des rotations du bassin et changer de position régulièrement…;ma collègue qui s’occupe de moi est super, elle a elle même accouché sans péri pour son 2e alors elle m’encourage!
18h, on refait le point…depuis le dernier examen, les contractions st devenues très douloureuses, j’ai du mal à trouver une position qui me convienne, zom commence à ne plus savoir quoi faire et à me parler de péri…..
4/5 cm….çà va pas vite à mon gout, pour un 2e çà pourrait griller plus d’étapes…ma collègue s’apprête à faire son 3e accouchement de la journée, elle reviendra plus tard….(après mon accouchement, elle m’avouera qu’à ce moemnt là elle pensait que j’allais réclamer ma péri tellement c’était dur…). Je sais qu’elle n’a pas le tps de poser une péri de toutes façons, alors moi je me dis on verra ds une heure.
C’est à ce moment là que je trouve ma position: assise en tailleur, les avant bras sur mes cuisses, et mes mains qui ne se touchent surtout pas! en fait la moindre tension, le moindre appui, me font perdre le fil de ma respiration…moi qui pensait que bouger éle meilleur truc à faire! me voilà en train de faire le contraire! moi qui ne supportais pas ces dernières semaines rester en place à cause de mes plaques de pso….zom ne peut même pas me toucher ni me parler, je suis ds ma bulle, il ne faut pas me déconcentrer!
19h ma copine du service vient me chercher, en fauteuil roulant, pour retourner faire le point en salle d’acct. Je préfère marcher même si je n’ai pas 1 min de répis entre chaque contraction….les filles du service qui me croisent se disent que c’est dur dur, elles ont pas l’habitude de me voir sans sourire….
verdict: 6/7 cm…c’est tout….là j’avoue que j’ai failli craquer pour la péri…mais j’ai eu l’impression de sentir ma collègue sereine et confiante en moi, alors je me suis dit si elle le sent, çà va le faire…on continue ds ma position yogique….
juste après cet examen, mes 2 collègues téléphonent à leurs maris pour prévenir qu’elles auront bcp de retard ce soir…les 2 sf de la nuit st des remplaçantes que je ne connais pas (elles ne me l’ont pas dit les coquines!), elles préfèrent rester pour moi, et vu l’allure que çà prend, elles ne pensent pas que bébé sera là avant 22h………çà non plus elles ne me l’ont pas dit!
19h10, une grosse contraction me fait vomir (désolée pour les détails!), du coup je sens que bébé est descendu, et son rythme cardiaque diminue…zom s’inquiète je lui dis d’attendre que la contraction soit finie, c’est fréquent qd le bb descend…mais il ne récupère pas alors on appelle ma collègue et je commence à me tourner sur le coté pour l’aider à se sentir mieux….
19h20
et là, waouh ce fut violent! le fait de bouger? ou bébé qui a trouvé le chemin? tout s’est débloqué d’un coup et j’ai eu une violente envie de pousser! Et ma collègue qui me dit çà y est tu es à dilatation complète, il arrive!
et là , je peux vous dire que, sage femme ou pas, on ne maitrise plus rien…moi aussi j’ai crié, et j’ai même dit un gros mot! j’ai aussi renvoyé balader ma collègue à un moment!
19h32 heureusement ces moments très intenses durent peu de tps….10 min de folie et voilà bb…que je n’aurai pas la chance de voir tout de suite, le cordon est très serré autour de son cou, il n’est pas bien du tout à la naissance alors elles l’emmènent pour le réanimer. 9a ne dure pas très longtps, mis je suis inquiète de ne pas l’entendre pleurer, et puis au bout de qqs min j’entends ce cri étouffé par le ballon d’oxygène…zom croit avoir vu que c’est un garçon… ma copine revient me dire que çà va bien, et confirme que c’est un garçon….Aubin est né (çà fait 10 min que je pleure en tapant…..)…on est super contents, mais moi j’aimrai le voir et le tenir contre moi…au bout de 15 min elles me le ramènent: le clone de mon n°1! je le mets en peau à peau tout contre moi, et je le sens se réchauffer t rosir petit à petit..c’est si doux un nouveau né..et cette odeur si particulière que je retrouve, la même que pour eliaz….il se mettra à têter au bout de qqs minutes…çà y est c’est parti!
Aujourd’hui tu as trois ans et tu es un chevalier qui empêche les loups d’aller dans la chambre de ta petite soeur que tu appelles « petite pomme »… Tu me regardes avec des yeux pleins d’étoiles et tu me demandes « est-ce que tu me t’aimes, Maman? »
A l’époque, j’en avais vraiment marre de rouler pour descendre du canapé et de me prendre des coups dans les côtes… j’avais hâte que la grossesse se termine et de découvrir ta frimousse…
D’autant que les choses allaient enfin devenir réelles pour ton papa.
Papa, je ne voulais pas qu’il vienne avec moi pour l’accouchement. Pour moi c’était un évènement de femme, et je ne voulais pas que ton père me voit dans ce moment où on peut ne pas être maître de soi…
Oui mais Papa ne voulait surtout pas manquer ça… alors il s’est mis dans un coin et je dois te dire qu’au moment où tu es arrivé, j’avais complètement oublié qu’il était là!
En fermant les yeux, je peux encore aujourd’hui sentir le poids de ton petit corps tout chaud que l’on dépose sur ma poitrine. Je ne te vois pas, à peine le haut de ton crâne, j’entends vaguement qu’on demande à ton père s’il veut couper le cordon et m’étonne qu’il ne réponde pas.
Rien ne m’avait jamais préparée à la réaction de ce grand costaud, toujours le premier à plaisanter.
En me retournant, je le vois incapable de parler, de bouger, le masque vert qui lui couvre la bouche noyé de larmes.
On dit souvent que les pères ne sont pères qu’à partir de la naissance, alors que les mères le sont dès la grossesse… et bien moi je suis devenue ta maman à ce moment là, devant toute l’émotion de ton papa.
Puis dans cette salle de naissance tu t’es endormi contre ma peau et tu sentais le biscuit.
J’ai compté tes doigts et regardé ton petit nez, sans même cherché à savoir à qui tu pouvais ressembler…
Grossesse gémellaire. On m’annonce : le choix du roi !
Je les ai chéri et couvé durant 35 semaines et dans la nuit du 14 au 15 septembre, une vague toute chaude m’a réveillée ! je perdais les eaux !
Réveil de mari chéri tout stressé ! moi EUPHORIQUE comme jamais !
Au bloc pour la césarienne :
- 9h50 : ma fille Maé pousse son 1er cri. J’ai du mal à réaliser… ils me la montrent 30 sec., j’ai à peine le temps de la voir, elle est toute enveloppée, ils l’emmènent dans la pièce à côté
- 9H52 : 2ème cri, c’est mon fils Côme qui voit le jour. je l’aperçois plus que ma fille mais il est lui aussi vite embarqué par le corps médical
Séance de couture sur mon ventre; je ne réalise pas ce qui vient de se passer… Les conditions de la naissance au bloc sont tout de même différentes…
Repos en salle de naissance avec mon homme; je suis encore toute shootée ne réalisant toujours rien.
Maé est là dans sa couveuse mais Côme est parti… Détresse respiratoire, il doit passer qqs jours en réa… Puis ils emmènent Maé en néonat sans moi… il n’y a pas de chambre de libre pour moi pour le moment; je suis donc transféré dans une chambre aux urgences.
Je me retrouve là, sur mon lit, sans mon gros ventre et sans mes bébés et je suis triste, tellement triste de me sentir vide d’eux et de ne pas les avoir avec moi, de ne pas les avoir encore pris dans mes bras, moi la maman qui les a tant attendu et tant couvé.
00h00 : on m’emmène rencontrer ma fille. les souvenirs se sont effacés malheureusement, mais je la prend ENFIN pour la 1ere fois sur moi. je ne réalise toujours pas que c’est petite de 2kg est à moi
Lendemain de césarienne, je me lève. Trop tot me disent certaines, je m’en fiche, je n’ai qu’une envie aller rencontrer mon fils. Arrivée en réa, il est là, allongé sur le ventre avec tous ses tuyaux… il est si petit, respire si fort, j’ai peur qu’il souffre. et je ne réalise toujours pas que lui aussi est à moi
Fin de journée je rejoins ma fille en néonat. On apprend à se connaitre sans son frère pour le moment.
3 jours après, Côme est là. et c’est à ce moment précis que je me suis enfin sentie maman; il me manquait qqn à mes côtés.
La séparation a été douloureuse mais le bonheur de les avoir tous les deux lovés sur moi n’a pas de prix. et le bonheur de les voir grandir chaque jour encore et encore est le plus beaux cadeau que la vie nous ai fait
La bâche était bleue, ou verte… Je ne sais plus. Je me souviens juste des mouvements que faisait la table pendant qu’ils m’opéraient. Enfin non, les mouvements, c’était mon corps qu’ils faisaient bouger dans tous les sens, pour l’extraire je suppose… Soudain, un cri, rond, puissant, émouvant. Ça y est ? Je suis maman ? J’entends des voix, des exclamations, ce cri toujours, agréable au son, mais je ne vois toujours pas de bébé. Je pleure, ça oui je pleure. De joie ? De soulagement ? D’inquiétude ? Sûrement les 3… Plus de son, plus que des discussions de médecins… J’attends, je pleure toujours, les larmes me font voir des taches colorées. Je me souviens, la bâche était verte. Soudain, ce son revient vers moi, j’entends un « on va vous le montrer madame ». Je m’entends dire « enfin », je tourne la tête, il est là. Bizarrement je ne vois plus trouble. Il arrête de pleurer et me regarde de ses grands yeux bleus. J’ai l’impression qu’il m’inspecte comme je l’inspecte pour graver à jamais cette image dans la tête. C’est mon fils. C’est lui. Un bisou, pour sentir son odeur, sentir la tiédeur de son front, pour lui montrer toute la tendresse qui l’attend. Et puis c’est déjà fini, il est reparti dans les bras de son papa. Je le vois, dans l’autre pièce, je vois mon mari, qui me regarde avec toute la fierté qu’il ressent à cet instant, à l’instant où il prend dans ses bras son fils. La porte se ferme, les larmes reviennent, je me laisse bercer par les mouvements de la table, non, de mon corps…
Ai-je le droit d’ajouter que je me suis souvent demandé comment des journées aussi ordinaires que métro/boulot/dodo pouvait cotoyer des journées aussi extraordinaires que celles où on donne la vie…
C’est presque irréel quand on y pense.
10 août 2009, matin, jour du terme, bébé est encore très bien au chaud, malgré la chaleur de ces premiers jours d’août !
10 août 2009, après-midi, on apprend que bébé a un souci de santé, l’horreur, la peur, la tristesse, mais bébé est toujours bien au chaud et rassure sa maman en se manifestant gentiment dans le bidou !
11 août 2009, de rendez-vous en rendez-vous, le sort de bébé se précise, nous sommes plus optimistes, l’accouchement est prévu le lendemain par césarienne.
12 août 2009, 7 h 00, je me prépare à recevoir le plus cadeau de la vie, me regarde une dernière fois dans le miroir avec mon ventre rond comme un ballon, et c’est parti !
12 août 2009, 11 h 38, il est là !! un petit garçon tout dodu qui pleure fort et se radoucit aux premiers bisous de ses parents ! je l’aime tant !! mais vite vite il faut partir, une opération est prévue, on ne se reverra que dans 2 longs jours… Quand je le retrouve enfin, telle une louve, je sens mon petit, nos mains se touchent, s’étreignent…pour toujours…
OK c’est parti
8 avril 2009 : 5h30 je me fais pipi dessus, ah non c’est pas ça, c’est donc ça perdre les eaux!! ah ben là c’est les chutes du niagara dans le pyjama (trop classe la rime non?!) !
Ok je me lève, je réveille l’homme, direction Sdb, un petit bain et on se prépare pour la mater : sac ok, et là j’ai le droit à « t’as bien pensé à prendre une serviette pour mettre sur le siège dans la voiture, non pcq bon la voiture est neuve quand même » ah ben oui je comprends bien, il faudrait pas qu’en plus je la salisse hein! bref passons,
contraction de malade, on attend qu’une sage femme vienne me chercher, « attend regarde moi que je prenne une photo » oui ok classe la photo pdt les contractions !
elle arrive, monito, on attend, tout va bien, on va attendre ds un chambre on sera mieux et je pourrai bouger, ah c’était pour bouger la chambre pas pour hurler tranquille (aux voisines d’à côté je m’excuse aujourd’hui pour votre réveil désagréable) et là je lui promet « t’en profiteras bien pcq ça sera ton unique enfant avec moi hein » (promesse d’ivrogne je peux le dire aujourd’hui on remet ça dans 2 mois!)
Aïe Aïe Aïe pas de position confortable, je la sens descendre, mes hanches bougent, rien ne va plus. oula mais c’est bien dilaté tout ça, on part en salle de travail (et quel boulot), yes l’anesthesite est dispo c’est une chance il devait être sur une césa normalement ouf ouf ouf jour béni !
‘attend bouge pas on prend une photo de toi sous peri » trop belle la tete de shootée !
il est midi moins 2: ‘ah on voit les cheveux, vous voulez toucher madame? venez voir monsieur! » heu merci ça va aller …
Midi, heure du déj, Sanguku est là posée sur moi!
et là je plane à 100 mille!!
19h… ça fait mal. C’est pas régulier mais ça fait mal. Qu’est ce que je fais ? 19h30 : « bon chéri, j’y vais parce que je ne veux pas prendre le risque d’accoucher sur le tapis du salon ».
19h50 : ahanant comme une vache, j’arrive à la maternité (ouais, ben essayez de faire 200m avec des contractions…). On habite à côté, mais avec les contractions c’est quand même autre chose.
20h : « Eh ben, on va mettre la péri hein ? (vas-y ma poule, mets en une double) ». Dans une misérable tentative pour détourner mon attention de l’aiguille de 1m50 qu’elle va m’enfoncer dans la colonne vertébrale, elle me demande où j’ai fait mes études. « Ben ça alors, me retorque t-elle d’une voix guillerette, ma nièce y est, en seconde » et de m’expliquer la grande carrière qui s’ouvre devant le rejeton de sa sœur.
« Voilà, c’est fini, du beau travail ». Bon ben si elle est satisfaite youpi.
« Et votre mari ? » me demande la sage femme. Il faut dire que « et votre mari » va devenir la phrase clé des prochaines heures. Je lui explique pour les deux ainées, les beaux parents qui vont arriver et qu’est ce que c’est que ces contractions ??
« Ah mais on n’enlève pas toutes les sensations, sinon c’est comme si je sortais un enfant de dessous la table de travail et que je vous disais que c’est le votre… ». Et c’est gênant parce que ? Non sérieux moi ça ne me dérange pas ça. Mais elle ne veut rien savoir et me laisse avec mes « sensations ».
« Bon votre mari, on va l’appeler ? ». Elle ne me lâchera pas là-dessus. J’appelle donc ledit mari et tombe sur belle-maman.
- Où qu’il est ? Demandai-je d’un ton plus rogue que je ne l’aurais voulu.
- Parti chercher des pâtes me répond-elle
- Parti chercher des pâtes ? Mais qu’est ce que ça veut dire ? Répliquai-je d’un ton rogue ce coup ci tout à fait intentionnel. Bon, vous pouvez lui dire que sa fille arrive ? Non pas que je veux l’empêcher de diner ni rien…
10 minutes plus tard l’homme est là et se vautre nonchalamment sur une chaise : « alors c’est pour bientôt ? ». En fait non, pas pour tout de suite mais c’est cool de participer un peu.
Dépité le sale type regarde ostensiblement la pendule au dessus de ma tête : « Non mais tu comprends, je vais te faire chier comme à chaque fois alors… ». Alors il attend que bonne pâte je finisse la phrase pour lui : « Alors tu voudrais rentrer à la maison et revenir juste pour l’arrivée du bébé » dis-je, bonne élève. « Ouais, ça te dérange pas ? » qu’il me dit, le rustre. « En plus y’a les sushis qui arrivent ». Là je suis complètement désorientée, je croyais qu’il mangeait des pâtes. Bref, l’homme repart avec l’assurance qu’on l’appellera au moment voulu. La sage femme passe donc la demi-heure suivante à calculer le temps que mettra l’homme pour revenir en fonction des passages piétons, de la circulation et de la vitesse du vent. 15 minutes devraient suffire.
Le médecin arrive enfin. Parce que lui de son côté était bloqué dans les embouteillages. L’homme de science a une autre patiente à l’hôpital américain qui devrait accoucher plus tard dans la nuit, et il a eu besoin d’1h30 pour venir à la maternité.
Il est 22h. « On va peut être appeler votre mari ? ». Aussitôt dit aussitôt fait, mari appelé.
« Allez-y, allez-y, allez-y ». La péridurale est en effet micro dosée. J’en rate pas une miette, c’est la fête du slip ! J’essaye tant bien que mal de garder mon sang froid et ma dignité quand la sage femme me dit d’un air sadique : « Stop, on ne pousse plus ! ». Alien pendant ce temps continue son bonhomme de chemin. « Oh ben tiens, où est votre mari ? ». Pour le coup ça faisait longtemps… mari pas là, mais Lucie bien là elle. On me pose un bébé hurlant et crouteux sur la poitrine pendant qu’un grattement discret se fait entendre à la porte. Courageux mais pas téméraire, l’homme passe ½ tête dans l’embrasure et demande « c’est fini ? Je peux entrer ? ». « Nonnnnnnnnn !! » répondent en cœur sage-femme et médecin qui ont entendu parler de l’aversion du mâle pour tout ce qui est médical.
Enfin, l’heureux Papa est là. « Alors c’était bon les sushis ? » demande le médecin hilare.
Blasé l’homme regarde sa 3è fille. Avec l’assurance du gars qui a l’habitude, il lui donne son 1er biberon. Nous passons les 2 heures rituelles en salle de naissance. Puis on doit dégager le plancher car la maternité est bondée.
« Euh, il n’y a pas de chambres disponibles, on va vous mettre en salle de réveil du bloc opératoire ».
Yeah ! C’est la teuf. Bien entendu il y fait un froid de canard pour des raisons évidentes (25° dans un bloc, ce n’est pas l’idéal faut dire). Lucie hurle de faim mais les sages femmes sont intransigeantes. Il ne faut pas lui donner trop. Et c’est là la grande injustice entre les femmes qui allaitent et les mauvaises mères comme moi qui donnent le biberon. Si je l’avais allaitée, elle aurait pu téter toute la nuit parce qu’un sein gradué ça n’existe pas. Sauf que là, elle avait mangé 30ml, et c’est énooooorme. Moi je ne veux pas faire la fille qui est déjà passée par là, la multipare comme qui dirait, mais je sais quand même reconnaitre un bébé qui a faim.
Non, non, non, tu ne mangeras pas petit bébé crouteux et brailloux. Il est 2h du matin quand enfin l’enfant qui pleurait toujours a le droit de prendre « un petit complément de biberon ». L’enfant boit, l’enfant s’endort épuisé et repu. La mère s’endort aussi (relativement), ravie d’avoir une 3è princesse, endolorie mais soulagée que tout se soit bien passé. Bref, heureuse…
Trois naissances, trois moments magiques suspendus dans le temps comme trois marque-pages dans ma vie…..
Plénitude. Dans les yeux de mon premier, j’ai découvert la sensation d’être enfin moi, d’être pleine.
Accomplissement. Les yeux de mon deuxième m’ont montré que j’étais faite pour ça, avoir et être une famille.
Dépassement. Mon troisième est né chez nous. Et dans la chaleur de nos bras, dans l’intimité de notre lit, son regard m’a apporté une énergie nouvelle.
Au quotidien, chacun de mes enfants contribuent par ses regards, par ce qu’il est, à faire de moi la mère que je suis (mmmmmmmmmmhhhhhhhhh pas sûre que ce soit toujours un compliment pour eux!!!!)
5h du matin, je commence à me reveiller, quelques contractions douloureuses, le temps passe, les contractions continuent, de plus en plus raprocher, je n’arrive plus a respirer, ni a dormir, je me lève pour laisser papa dormir. Il faut attendre bien 2h de contraction pour aller a la maternité donc on patiente…
9h, papa se reveille, je lui dit de s’habiller parce que les contractions sont toutes les 7min, je vais prendre ma douche, me « rase », disons plutot qu’on debroussaille du mieux qu’on peut, pas evident de faire place net avec un tour de ventre qui approche le metre 20…
10h, on va à la maternité, monito ok, les contractions sont bien du travail, mais c’est pas encore assez…
1h30, retour a la mater, j’en peux plus, c’est toutes les 3min, je suis plier en deux, vite vite la peridurale!!!! au secours, j’en peux plus… aussi tot demander, aussitot administrer! Je t’aime Madame l’anesthesiste!!!
Que de bonheur de ne plus avoir mal!!! Maintenant, on me perce la poche des eaux, il doit etre 3h, le temps, c’est vague, je ne le vois pas defiler!! le travail se fait bien mais bébé ne descend pas, on patiente encore…
5h, bébé ne descend toujours pas, reunion avec sage femme, gyneco, on me laisse encore 2h, et si toujours rien, on declanche le travail, faut dire aussi que j’en suis a ma 2eme poche de contractions, et que la peri ne marche plus… 2h plus tard, toujours rien, on me laisse encore 1/2h toujour avec des poches et sans peri, j’en peux plus je suis creuver.
Il est 19h30. Madame, on commence le travail, si sa ne fonctionne pas, instruments ( quel mot barbars, rien de tel pour foutre la trouille) et si sa ne marche pas non plus, cesarienne…
Oups…
- » poussez Madame »
- non pas madame s’il vous plait, j’ai l’impression d’etre vieille…
- »poussez Vanessa »
-je pousse
-poussez comme si vous alliez a la selle.
-Non non, c’est pas possible
-Pourquoi donc??
-parce que si je pousse caca, caca viendra!!!
-c’est pas grave madame, heu, vanessa
Alors on pousse caca, mais bébé ne descend pas… J’en peux plus je hurle, il me fait mal, je suis fatiguée, j’ai trop mal, je veux que tout s’arrète…
-Je vois ses cheveux!!!
-(papa) elle est pas rousse au moins?? (crise de rire)
-On va vous aidez, arretez pour le moment ( il sort la ventouse que je ne veux pas voir)
Aïe, sa fait mal,
-Allez poussez madame, vanessa
On pousse encore et encore et encore…
-Arretez tout y’a sa tête qui sort, elle me fait mal, ouvrez moi le bide, j’en peux plus… ouin ouin…
-Elle arrive, Monsieur vous voulez venir voir??
-(moi) NONNNNNNNNNNN!!!!
crise de rire a nouveau
-Si tu veux, va y, désolée c’était sorti tout seul…
-(papa) non non, c’est bon, j’ai bien compris que tu ne voulais pas ( encore une crise de rire de la part du personel…)
-Elle sort, vous voulez l’attraper??
-Non, trop peur de la faire tomber…
20h12, Sa y est, je sens sa tête passer, une delivrance, un soulagement et une immense joie.
Ils l’enveloppent, et la pose contre ma peau, je la regarde en pleure, je regarde papa, tu a vu, elle est trop belle!!! t’as vu on l’a pas rater!!! mes larmes coulent encore et encore, je ne la voie plus tellement je pleure, elle me regarde avec ses yeux d’un bleu intense!!! elle est blonde avec de magnifiques yeux qui ne regardent que moi, et la, c’est pour la vie, je l’aime plus que tout au monde, c’est mon bébé, ma chaire, mon sang, et je pourrai mourrir pour elle. Je suis dans ma bulle, et il n’y a plus qu’elle et moi. Toute la douleur a disparu et est remplacer par une vague de chaleur et d’amour infini…
Léanore a vu le jour le 3 octobre 2010 a 20h12. Elle pèse 3.720kg pour 51cm… je l’aime plus que ma propre vie!!!
Alors on est dimanche 6 Juin 2010, 9h je me prépare tranquillement pour aller a la maternité, car bébé (on ne savait pas ce que c’était, surprise) toujours pas décidé a venir, ma dpa était le 2juin, et les sages femmes m’avaient dit le vendredi lors de l’examen, on ne déclenche pas les dimanches, donc moi tranquille pépère j’y vais et laisse mon homme avec nos 2 filles à la maison, elles dormaient encore.
J’arrive à la mater, vers 10h, une sage femme m’accueille et me dit je reviens. Quelque minutes plus tard le gygy de garde arrive et me dit venez je vais allé vous faire l’écho de contrôle et après on ferra le monito.
Je m’installe et le gygy commence l’écho, tout va bien, mais il insiste, il regarde, je me demande ce qui ce passe!!!!!! Il me dit « vendredi est ce qu’il y avait beaucoup de liquide? » et moi grosse peur, » oui, oui, mais qu’est ce qu’il ce passe, ca va pas » lui, « je n’en vois pas beaucoup, et puis bébé est assez gros mini 4kg et une tête de 37cm » et la mes yeux fonds des orbites!!!!!
Il me dit « je reviens je vais voir avec la sage femme, mais je pense qu’on va vous déclencher ». Oh lala re panique, je ne m’étais pas préparé même si bébé se faisait désirer. Il revient avec la sage femme et me confirme qu’on va me déclencher. Je leur demande d’aller appeler mon mari, ce que je vais faire dehors prendre un coup d’air. J’appel et je lui dit » tu prépare les filles, tu les dépose chez ta mère et tu vient, ils me déclenchent ». Mon homme m’a dit après que quand il a dit a nos filles on y va je vous dépose chez mamie maman va avoir le bébé, elles ont arrêté de petit déjeuner net et se sont super vite habillées.
11h30 il arrive, ils m’avaient mis déja la perf, (ils me m’ont mise vers 11h) et je commençais a avoir quelques contractions mais que je ne sentais pas trop.
Enfin le moment arrive d’aller en salle de travail, il est 16h on va me mettre la péri car ca commence à douiller. je suis pressé de voir ce ptit bout, tant attendu, après 2 filles on espérait le garçon, mais surtout que tout aille bien, enfin mon mari c’était son rêve d’avoir un garçon, car il a perdu son papa à 11ans et il voulais pouvoir donner son nom, pour poursuivre la famille.
La sage femme et l’aide soignante commençaient a faire les pronostics sur le sexe de bébé.
Enfin viens le moment de pousser, je pousse, je pousse, j’en peu plus, la péri n’avait pas fait beaucoup effet et j’avais bien eu mal, je commence a partir, la tension chute, je me sens tomber dans les pommes, et la il faut repousser, et je continu, remonté d’adrénaline, je pousse, je pousse, j’appel mon bébé, » allé mon bébé viens on t’attends, on veut te voir, aide moi, allé mon bébé », je pousse, je pousse, il reste coincé et j’ai l’impréssion qu’on est en train de m’écarteler.
J’avais demandé a la sage femme de sortir mon bébé, ce que je n’avait pas fait pour mes filles, et puis elle me dit allez-y encore une fois et c’est bon, je pousse et elle me dit « allez y prenez le, il est la!!! et moi » mais il va glisser aidez moi », je le prend sous les bras, un moment magique, unique, inoubliable, et que je regrette de ne pas avoir fait à mes filles, et la l’aide soignante crie » C’EST UN GARçON!!!!!!!! je le prend dans mes bras, il est beau, c’est mon fils, mon bébé, ma 3 ème merveille, et la je regarde mon mari et il pleure, il est rouge, il souri, il est fière, » et je lui dit toute émue » ca y est tu l’a ton fil », et il pleure me regarde, regarde notre bébé » et il me répond, « oui mais fille ou garçon je l’aurais aimé pareil, autant que j’aime mes filles », c’était un moment merveilleux, comme les deux premières. Des moments inoubliables, de joie, de souffrance, de bonheur, des moments ou l’on devient maman et papa que ce soit le premier, le deuxième ou le troisième, des moments uniques.
Puis ils me laissent tous, et parte dans la salle de soins pour bébé, je me retrouve seule sur ce lit, plus un bruit, rien, je me sens vide, et le temps me parai long. Enfin ils reviennent et mon mari me dit » et bien beau bébé il fait 4k550g, » et moi » ouah, un?????? » et dans ma tête je me dit « je comprend pourquoi j’ai eu du mal a le sortir ». Et puis il me le pose sur moi en peau a peau pour 2 heures de bonheur, il commence a téter, pendant au moins 20min, il me regarde, je le regarde et plus de bruit, on est tout les 3, mon bébé est calme. Et pendant le reste du temps il n’a rien dit je l’ai serré contre moi, et il est resté calme les yeux grand ouvert.
Puis la sage femme l’habille, on monte dans ma chambre et mon mari va chercher nos filles qui attendaient pour voir le bébé, elles ne savaient pas ce que c’étaient. Quand elles sont arrivé dans la chambre, je me suis dit ca y est ma famille est au complet, je suis une maman comblée, j’ai 3 magnifiques enfants, et mes filles étaient intimidées par ce petit bout choux, mais tellement contente de découvrir ce qu’il ce cachai dans le ventre de maman!!!!
A chaque fois, la même déferlante, à chaque fois le même bouleversement, à chaque fois la même douleur et le même dépassement de soi… A chaque fois, cette impression de ne pas être dans mon corps ou alors, tout au fond, très loin… de perdre pied, de me noyer sans aucune notion du temps et du reste aussi.
Mon tout petit, mon tout premier, mon petit cœur… c’est à la St Amour que tu as fait de moi, une maman. Tu ne pouvais pas mieux choisir ton heure… Minuit et deux minutes. Je m’étais durant de longs mois interdit toute projection sur ce fameux jour de la rencontre… par peur de ne pas être à la hauteur, par peur de décevoir. Tu as su me donner le temps de la rencontre… le temps de réaliser, le temps de mettre en pratique ce que l’on attendait de moi. Malgré les obstacles, malgré le monde autour, malgré la douleur que l’on m’annonçait terrible à demi-mot, malgré la fièvre qui ne monte d’habitude jamais, malgré l’impatience de certains… Cette nuit-là, j’ai dépassé mon être, mon moi… je t’ai donné la vie, seule, refermée sur moi-même, n’écoutant que ton papa et celle qui avait un regard bienveillant. Cette nuit-là, j’ai vogué sur une mer intérieure en furie, déchainée, démontée faisant face aux tornades, aux bourrasques, aux hurlements du vent sur mon petit radeau fragile accroché à mon ventre. Un éclair de lumière. Ton petit corps gluant, bleu. Ton cri que j’entends après de longues secondes.. et puis… Le calme. Le silence. L’apaisement total. Mon corps à l’arrêt et moi qui l’observe de loin. Mon corps inerte sans réaction, sans aucune sensation ni de lourdeur, ni de douleur, ni de bonheur… Mon corps sans chaleur…. Et toi que l’on me tend (enfin!), qui se love contre mon sein… Je me souviens. Ta peau qui réchauffe la mienne, ta bouche humide, tes cheveux soyeux, ton souffle court et moite. Et, à notre 1er contact, mon corps qui se réveille ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même.
Mon ange, mon démon, ma canaille, mon petit-two, mon trésor, mon petit moi… Tu as décidé de pointer le nez quelques jours avant le printemps… Une grossesse qui ne ressemblait pas à la première entre fatigue et frayeurs. Difficile de re-devenir maman en prenant conscience de la mortalité de celle qui m’a donné la vie. Difficile de ne pas revivre mes émotions d’enfant aînée en imposant à ton frère notre nouveau désir d’enfant. Difficile de me projeter dans l’avenir sachant que plane sur toi la maladie possible qu’a eu ton grand frère. Difficile enfin de ne pas avoir eu plus de temps pour notre tête-à-tête. Toi qui nous as permis de t’accueillir en mêlant douceur et tonicité tout comme ta personnalité qui se dessine aujourd’hui. Perte des eaux et calme plat… à l’inverse, pas de tempête, pas de tornade, rien, un ciel dégagé et sans nuage… Un protocole qui se met en place à la maternité et la méchante phrase qu’on lance « déclenchement demain ». Non. Je refuse. Ma volonté conjuguait à la tienne devrait les faire plier. Je te parle, argumente, je marche dans des couloirs sans fin. J’essaie tout. Rien. Ton père s’endort déjà sur le fauteuil de la chambre. Je ne plie pas, je sais que nous pouvons… Tu accueilles enfin mon désir de rencontre. Contractions qui se rapprochent. Violent séisme que je reconnais, que je maîtrise désormais. Les autres s’affolent. ça va trop vite pour eux. Pas pour nous, nous sommes à notre affaire. Descente en chambre, envie irrépressible de pousser. 2e round. Mon corps se souvient mais c’est cette fois, différent. Je veux que tu sortes mais je me noie pour de bon, je suffoque. Plus rien ne répond : ni ma tête, ni mes jambes. Et puis je t’entend avant même de te voir. Gros bébé. Rouge. Les poings serrés. Des cris de colère. Ta tête ronde. Je pleure. De bonheur car tu n’as pas la maladie au nom barbare de ton frère, je le vois, je le sais. Tout contre moi dès les premières secondes de vie. Ton souffle roque et saccadé. Tes hurlements et ta voix éraillée. Tes mouvements pour trouver mon sein seul sans aide. Et mon corps vidé encore une fois, flottant sur le drap. Et ma tête pleine de toi. De nouveau un miracle….
Comme je te voulais, comme je te craignais, comme j’avais peur de ne pas être à la hauteur.. Tu es l’enterrement de la hache de guerre, cette guerre que je vivais dans ma tête avec ma propre enfance, mes propres peurs, mes propres certitudes. Tu es la carte que nous ajoutons à notre édifice, tu es le ciment de mon amour pour ton père, cet homme fort, puissant, émouvant, drôle. Tu es la somme et la multiplication de notre NOUS. Tu en es aussi l’épreuve, la source des conflits, l’origine de nos larmes. Tu es NOUS mais tu es TOI.
TOI, une belle princesse née un peu trop tôt, tu nous as montré ta volonté, déjà si forte, d’être là, d’être présente, d’être avec nous.
TOI notre princesse, trop gâtée, trop chouchoutée. TU es notre force et notre faiblesse, notre union et notre division.
Demain tu fêtes tes 6 ans, et malgré les moments durs, je n’oublierai jamais l’amour qui m’a envahit lorsque je t’ai enfin vue, tenue, sentie. Tes petits yeux clos, qui se sont ouverts sur une lumière trop vive, un endroit trop froid, se sont posés sur moi et ont scellé en moi ma nouvelle condition : Maman !
3 ans que j’entendais de la part de ma gyneco que je ne pourrais pas avoir d’enfants ou alors que j’aurais du mal!!!!!!tout cela sans test tres doué comme gygy!!!
juillet 2009 au boulot malade comme un chien je quitte mon travail pour le medecin !!!avez vous arretez la pilule!!!me dit le medecin
non pas du tout!!!
on va vous faire une pds quand meme pour test de grossesse!!!
je me marre en me disant coco tu te trompes
21 juillet resultat positif quelle grande nouvelle !!!changement de gygy puisque celle ci avait tord
le papa qui s’etait fait a l’idée de ne pas devenir parent est fou de joie!
une nouvelle vie commence
06 avril 2010 a la maternité le papa tremble de tout ces membres on dirait que c ‘est lui en situation d’accouchement mdr!!!maman elle est plutot zen detendue!!!
la douleur est là la peri ne marche pashe souffre depuis 16h du 05 avril!!!!!! 12h38 te voila!!mais quelle joie de t’accueillir parmi nous petite EVA 3.090kg pour 49.5cm !!!mon amour mon bonheur mon tresor!!!tu illlumines ma vie tu me fais rire, pleurer, vivre tout simplement
avril 2011 un an apres ta naissance j’apprend que j’attend ton petit frere ou ta petite soeur!!manque de chance il ou elle ne suivra pas ton chemin puisqu’en ce jour du 19 mai il ou elle part de ce monde avant d’avoir vecu ces 9 mois dans mon bidon
Je suis hospitalisée depuis la veille car j’ai des contractions toutes les 4 minutes alors que je n’en suis qu’à 32sa (7 mois). Malgré le traitement, les contractions ne cessent pas, je vais donc accoucher de ma toute petite fille maintenant, alors qu’elle aurait dû rester encore 2 mois au creux de moi. Je suis terrifiée à cette idée, je ne suis pas prête, pas prête à devenir mère maintenant, pas prête à la rencontrer encore. J’ai encore besoin de la sentir grandir dans mon ventre, elle est trop fragile! Le travail progresse très rapidement, ma fille a vraiment hâte de sortir, je me demande ce qui lui plaît tant là-dehors…
………
Je suis seule dans la salle de naissance et une contraction survient. Je ne sais pas si elle est plus douloureuse que les précédentes, si c’est simplement la terreur de me retrouver seule pour la gérer ou si c’est la perspective de tout ce qui nous attend mais je commence à suffoquer et à pleurer. Je ne parviens plus à reprendre mon souffle donc je sonne, je ne veux pas perdre mes moyens maintenant, il faut que je sois forte. La sage-femme arrive rapidement, elle se met à côté de moi, me tient dans les bras et me dit de me laisser aller. Je sens la crise d’angoisse monter, je pleure à gros sanglots, je hurle presque. Les secondes passent et je pleure de plus en plus, de plus en plus fort, je me sens submergée par une vague incontrôlable, je crie pour me libérer de toutes les peurs qui m’ont envahi depuis ses derniers mois, je ne suis plus maîtresse de moi-même, ce cri me gouverne et me délivre. Ça fini par s’apaiser, je recommence à respirer de plus en plus calmement, la contraction passe, emportant avec elle tout le mal, et je me trouve là, sereine, confiante, prête à accueillir mon enfant.
…….
3 poussées plus tard, alors que je gardais les yeux fermés pour me concentrer, la sage-femme dit « Regardez ! Elle arrive ! » Et là, je vois la plus belle chose qui soit au monde : mon enfant. Un bonheur immense m’envahi. Ce bébé rêvé, imaginé, fantasmé pendant toutes ces années, il est là, en train de sortir de mon ventre. Qu’elle est belle, tellement parfaite… elle crie tout de suite ce qui nous rassure d’emblée, elle respire seule quel soulagement ! et la sage-femme me la pose sur le ventre. Ma fille est là, j’avais peur d’être impressionnée par sa taille, j’avais vu tellement d’images effrayantes à la télé, mais non elle est juste sublime, toute fine, vivante et belle. Je la caresse, est-ce que je lui parle ? je ne sais pas, je suis dans ma bulle et personne ne peut y rentrer à part mon tout petit bébé, ça dure une toute petite seconde, on est deux sur terre, une maman et son enfant posé sur son ventre, un regard échangé, un contact si doux, c’est tellement plus merveilleux que ce que j’avais imaginé jusque-là ! Bien plus intense.
…….
La sage-femme nous ramène bien vite à la réalité en disant qu’elle doit reprendre mon bébé pour la confier à l’équipe de néonat qui l’attend juste à côté. Je n’ai pas envie qu’on me la reprenne mais je ne suis pas triste, je garde son empreinte sur moi, même séparés on est une famille, rien ne pourra nous atteindre, on est tellement forts… La sage-femme prend donc mon tout petit bébé dans les bras et me laisse l’embrasser pour lui donner tout mon courage, et là, elle arrête de pleurer, instantanément, se nourrissant de mon amour… Un vrai moment de grâce, le premier moment partage entre une mère et son enfant, un instant qui n’appartient qu’à nous deux.
Jamais je n’aurais imaginé, moi qui pensais que je n’aurais jamais droit au bonheur, qui pensais faire mon chemin toute seule; si on m’avait dit qu’un jour je serais là, dans ce bloc opératoire, prête à te rencontrer et ton papa t’attendant à côté, je pense que j’aurais ris.
Je t’ai aimé alors que tu n’étais encore qu’un petit tas de cellules, j’ai pris soin de toi en prenant soin de moi,je t’ai imaginé, je nous ai imaginé tous les trois et maintenant c’est le grand jour.
Ce n’est pas l’accouchement que je voulais, ce n’est pas ce dont j’avais rêvé. Je ne souffrirais pas, je ne t’aiderais pas à sortir, je ne te mettrai pas au monde, c’est un médecin qui va faire tout ça mais comme c’est pour ton bien, peu m’importe.
Je suis allongée, je sens mon ventre bouger, cela signifie qu’il sont en train de te sortir. Je n’en peux plus, je trépigne intérieurement (pas trop le choix), j’attends ton cri, j’en ai déjà les larmes aux yeux. Ça y est j’entends ta voix ! le plus doux son du monde pour une maman.
Je regarde le champs opératoire, je guette la sage femme qui va t’amener à moi et nous présenter. Te voilà, tout petit et tout chevelu, elle te met devant moi pour que nous puissions échanger notre premier regard. Je te parle et tu cesses de pleurer, que tu es beau mon bébé ! Je te fais des bisous, je te dit que je t’aime et te voilà partit. Tu es là et en bonne santé, je sais maintenant ce que c’est le bonheur parfait.
Il était une fois un mois de mars 2007. J’étais à l’aise dans mes gros pulls et mes bottes fourrées, à enfiler sans fermeture éclair, car de toutes façons, ça faisait quelques semaines que je ne voyais plus mes pieds.
Enceinte pour la première fois, chaque jour était une nouveauté ! Nouvelles sensations, nouveaux coups, nouveaux rêves, nouveaux libres cours à toutes nos imaginations à propos de ce bébé qui allait faire de nous des parents, une famille.
De qui allait-il avoir les yeux? Aurait-il des cheveux? Serait-il grand? Menu? Comment allait-il? j’ai hâte de le savoir, mais je suis alors d’une sérénité incroyable.
Même quand ce fameux soir, deux jours avant la date prévue, quand je me rends compte que mon ventre se serre assez souvent.
Même quand je prends un bain si tard le soir.
Même quand j’avale des petits cachets roses pour tenter (?) de calmer ce ventre qui se serre en douceur.
Même quand je prépare (enfin !) la fameuse valise…
Même quand la voiture est justement chez le garagiste depuis la veille !
Même quand je vois mon mari tourner en rond dans l’appartement,
Même quand j’appelle les pompiers pour qu’ils nous emmènent « vérifier tout ça à la maternité »,
Même quand ils arrivent en masse et avec tout l’équipement pour un accouchement d’urgence à domicile!!
Même à l’arrière de leur camion, quand on prononce pour la première fois à quelqu’un d’autre le prénom que nous avions choisi.
Même quand on me dit qu’en effet, c’est le grand moment.
Je suis et je reste sereine, calme, comme si tout était une évidence.
Les minutes, les heures, passent. Mon ventre se serre, je lui parle, les gens s’affairent autour de moi.
Mon mari est hypnotisé par le monitoring, et je suis, moi, juste là, ici et ailleurs. Je respire pour lui. Pour eux. Pour nous.
Le jour se lève et je me dis que je serai maman un 13 mars et je souris.
Je ne sais plus aussi exactement, aujourd’hui, quand et comment les choses se sont enchaînées, mais à jamais, je me souviendrai de ce petit bonhomme qui a fait tout le travail tout seul, qui est venu au monde avec les yeux grands ouverts, si petit, avec son bonnet de schtroumph que la sage-femme lui a mis sur la tête. Il est arrivé en quelques minutes, et on l’a posé sur mon coeur. Ses mains minuscules qui s’accrochent à nos doigts, ce petit truc qui nous a fait grandir d’un coup.
je me souviens aussi qu’en sortant de la maternité quelques jours plus tard, j’ai été très surprise que le monde ait continué de tourner comme si de rien n’était alors que plus jamais ce ne sera comme avant !
10 ans d’attente, tant de désillusions et en ce jour du 4 février 2008, nous étions là, quelque part en Russie, face à notre destin… Nous attendions le souffle coupé qu’il arrive, ce petit être inconnu de 8 mois, … A quoi allait il ressembler ?Est ce que le courant passerait ? nos coeurs battaient plus forts qu’ils ne l’avaient jamais faits. Quelques minutes d’attente dans cette grande salle qui nous paraissaient une éternité …puis il est arrivé et avec ses yeux qui pétillaient et s’est penché dans nos bras. C’était le plus beau des bébés, comme une évidence, il était notre petit garçon et nous étions déjà une famille. Ce regard, je ne l’oublierai jamais. Lui aussi nous avait trouvés. Lorsque je juge prononça qu’au nom de la Fédération de Russie, nous étions ses parents, j’avais encore ce regard en tête, de ce petit être si cher à mes yeux.
Mais notre accouchement fut bien au moment où nous l’avons sorti à vie de cet orphelinat, où 2 mois après ce 1er regard nous sommes revenus le chercher. Il nous a reconnus, riait aux éclats avait bien compris que sa vie était en train de changer…Et la notre, vous imaginez !!!
On m’avait dit que j’étais trop jeune pour devenir maman.
On m’avait dit que j’étais trop fragile pour mettre un enfant au monde, que cela serai long et douloureux.
On m’avait dit que je ne savais pas ce qui m’attendais et que je regretterai.
J’ai pendant 9 mois imaginé ton visage, tes petites mains, tes petits petons. Tu étais là, dans mon ventre, tu grandissais jour après jour et moi, je t’attendais.
Tu es arrivée un 18Aout en pleine nuit.
J’ai ressenti durant cette nuit une douleur que jamais je n’avais soupçonné l’existence.
J’ai ressenti durant cette nuit que plus rien n’allait être pareil.
Prise entre la peur de l’accouchement, la peur de la vie d’après.
Puis tu es arrivée. Après une dernière contraction douloureuse, on t’a posée sur moi, sur ce petit papier bleue. C’est à cette seconde que tout s’est chamboulé dans ma tête. Tu étais là, sur moi. Lorsque je t’ai touché, j’ai compris que ça y est, tout allait changer. Tu étais là, toute boulotte, toute gluante. Je savais que tu aurais à jamais besoin de nous, et je savais que j’aurai à jamais besoin de toi. Ma petite fille était née… J’étais maman. J’ai posé ma main sur toi, j’ai touché ta peau. Lorsque je t’ai dit » coucou, ma chérie, c’est maman », tu as ouvert les yeux et a fixé dans ma direction. Ces grands yeux gris m’ont transpercé le cœur, cet air circonspect que tu as pris sera a jamais gravé dans ma mémoire. Je t’ai serré, je n’ai pas pleuré, mais je me suis mise à trembler. Je pensais que la naissance était le moment où mon bébé ne serai plus en moi, mais je me trompais, tu vivras à jamais dans mon cœur. J’étais heureuse et à la fois inquiète. Inquiète de ne pas être à la hauteur, de ne pas être une maman parfaite. Aujourd’hui tu as bientot 7 ans, je ne suis pas une maman parfaite, mais je suis une maman qui est fière d’être la tienne.
On ne m’avait pas dit a quel point cela me rendrai heureuse.
On ne m’avait pas dit a quel point je t’aimerai.
On ne m’avait pas dit a quel point, être maman, me comblerai.
parmis les 3 naissances que j’ai vécue je suis bien incapable d’en narrer une, enfin pas incapable car je me souviens de tous, du moindre détails pour chaque enfant.
Tous les 3 sont nés par césarienne, donc très médicalisé, mais j’ai pu apprécier ces 3 naissances de la même manière et pleinement, rho je n’ai pas eu les douleurs de l’enfantement si chers à certaines mais je suis maman et à 1000 pour cent.
Je n’oublierais jamais le jour où j’ai croisé ces petits yeux dans cette grande salle emplie de lumière et très froide.
L’ainé était déjà très calme, il l’est toujours, c’est la force tranquille, la stabilité.
Le second était déjà très speed il l’est toujours, une boule de nerf qui hurlait déjà alors qu’il était encore en moi, le gynéco n’avait jamais vu un truc pareil en 30 ans de carrière….
La petite dernière était déjà une chipie, elle l’est toujours, elle protégait ses yeux des lumières vives de la salle d’op en maintenant ses poings serrés contre eux, et n’a décidé de déplier ses jambes qu’au bout de 4 jours !!!
Ce sont mes enfants et ils seront à tous jamais ma plus belle réussite, ma plus grande joie, mon plus grand bonheur, ils ont faient de moi la maman que je suis aujourd’hui.
Aubin. Ce sera Aubin, pour un garçon.
Ce matin d’été, à neuf heures et demi, la feuille de l’état civil est remplie à la maternité.
Et, si c’est une fille?
Incertitude. Elle aime Inès. Il préfère Diane. Impossible de coucher sur le papier un prénom féminin. On verra, le moment venu. Peut-être qu’en le voyant on changera d’avis!
Ce matin, le ventre tire régulièrement. Un peu. Le col est ouvert. Un peu.
« Rien d’alarmant ce matin. Je vous revoit ce soir, ou…plus tard! » dit gentiment Marie.
D’accord.
On laisse en attente l’état civil.
Elle rentre à la maison. Il part au travail.
Dix jours avant le terme cela peut être une fausse alerte a dit Marie. Des contractions pour la première fois, le col ouvert, alors que jusque là le verrou était clos; elle a l’intime conviction que c’est pour aujourd’hui.
Le travail se fait doucement, à la maison: contractions, toujours régulières, des cris. Elle se penche sur le gros ballon dans toutes les positions pour soulager la douleur. Les voisins d’en face doivent la prendre pour une folle. Respirer, respirer à fond, tout ira bien. C’est pour aujourd’hui. Elle commence à y croire. Aujourd’hui, ils verront sa frimousse. Enfin. Elle est heureuse.
Il est peu productif. Toujours penché sur son téléphone, à glaner une émotion, poster un encouragement. Quelques mots virtuels qui la réconfortent, et lui aussi. Il ne sait pas. Impatience…
Un bain en musique. Bonheur. Les contractions se font plus douces. Illusion? Ta venue serait-elle retardée? Elle sort de l’eau. Il le faut bien, le bain est froid. On est au milieu de l’après-midi.
Et tout s’accélère.
Son téléphone,à lui, sonne. Elle l’appelle au secours. Elle crie de douleur pendant l’appel sans même sans rendre compte. Elle l’attend. Dans la douleur, s’accrochant comme à une bouée à une chaise du salon, pour se poser et respirer. Les contractions se sont faites plus vives et pas de répit entre deux, il faut y aller. Elle vit les dix minutes qui lui paraissent les plus longues de sa vie.
Enfin il est là, elle voit sa voiture en bas. Elle est fin prête, une fois n’est pas coutume. Elle descend les escaliers, pas vite. Ça tire. Fort.
Dans la voiture elle serre les dents. Dieu que ça fait mal.
Embouteillage devant l’hôpital.
« Poussez-vous, j’accouche! » hurle-t-elle, mais elle doit encore marcher jusqu’à la maternité. Arrêts réguliers dans le couloir quand la douleur est trop forte.
Marie est toujours au poste
« Ah, je vois que ça se corse un peu plus que ce matin. Vous êtes à 6! Bravo! »
Et Elle qui s’était dit que la péridurale, on verrait bien, elle qui se sentait forte, acquiesce à la proposition de la sage-femme.
Ils se préparent à la suite, sereinement.
Puis tout va vite, si vite. A peine dix minutes.
La salle d’accouchement, la chemise de nuit, la perfusion de rigueur et splotch! Une grosse flaque sur le carrelage. Il faut éponger, mais celui signe une étape.
Sophie, une amie des futurs parents, vient à la rescousse de Marie. La future mère est rassurée. Elles ont parlé de son accouchement avant et elle lui fait totalement confiance.
Vérification(s) du col. 6, 7, 8…vertigineux.
Pour le premier c’est plus long paraît-il…doit-elle se réjouir que tout aille si vite?
Et l’anesthésiste, il s’est perdu l’anesthésiste? Elle a encore trop mal.
Le piqueur arrive enfin, retardé par une urgence. Elle le voit, de sa table, rentrer dans la salle avec son masque et ses gants.
Sophie l’examine, juste pour voir « Oh lala tu es déjà à 10! Je vois ses cheveux! Ça va aller? »
Ben…pas trop le choix.
En attendant, elle essaie tout. Allongée les pieds dans les étriers, sur le côté, accroupie. Pour finalement finir sur la table à quatre-pattes. Elle donne tout ce qu’elle a mais c’est trop dur. Ça fait trop mal.
Il est là à côté d’elle dans sa blouse blanche. A pousser avec elle. Envelopper le bébé de leur souffle pour le guider vers la sortie « SSSSSSSSSSSSSS ». Elle doit lui écraser la main mais elle ne s’en rend pas compte. Entre les contractions, il lui tend un masque d’anesthésiant. Cela lui permet de récupérer, et d’être mieux à chaque poussée.
« C’est super! Tu es super et ton bébé va bien! » l’encouragent Marie et Sophie.
Dans une demi-conscience, elle pousse, sentant la progression du bébé.
Elle le sent. Elle le sent ce bébé , en elle, qui ne demande qu’à sortir. Et qu’elle a tellement attendu.
Elle sait exactement ce qu’elle doit faire…mais non, elle ne peut pas. Pas jusqu’au bout. trop de douleur. Elle a l’impression qu’il va tout déchirer. Elle ne peut pas. Elle n’a pas la force.
Encore un encouragement des sage-femmes et de son amour.
Une dernière poussée. Elle sait que celle-là est la bonne, la dernière, la pire. Mais elle a décidé du moment, elle était prête.
Et tout à coup le grand vide. Plus rien en elle.
Il a attrapé le bébé et coupé le cordon.
Elle est encore à quatre-patte, anéantie, et elle guette. Le cri. Il crie, le bébé crie. Il est vivant. Tout va bien.
Elle s’est retournée, ne s’en souvient pas mais c’est évident puisqu’elle le voit, lui, le papa, debout au bout de la table, la blouse tachée de sang, tout ébloui, par le petit être qu’il tient dans les bras.
« Doudou, on a une fille! »
Il s’approche avec elle, comme un précieux trésor, et lui tend délicatement. Elle la prend dans ses bras, avide de sentir cette vie toute neuve.
Enfin, elle croise son regard et la trouve belle. Oui, belle. Plus belle qu’elle ne l’avait jamais imaginé. Elle est presque surprise par cette émotion qui la saisit profondément. Jamais elle n’oubliera ce regard là.
Rien que d’y penser, elle a des frissons dans le dos, deux ans après.
Elle est devenue mère, rien n’est changé mais tout est différent.
Plus tard, tandis que la délivrance se termine, la souffrance se retire et sa fille est dans les bras de son père, ému au larmes.
Elle les aime tellement en cette soirée d’été magique.
Et le prénom lui apparait soudain, sans aucune hésitation.
Diane.
Je n’ai pas porté un joli bébé dans mon ventre.
Je ne l’ai pas senti bouger en moi.
Je n’ai pas eu les nausées, les contractions, etc
Aujourd’hui mon corps ne porte pas les marques de la maternité (YES!)
Mais je suis fière de la maman que je suis devenue et je ne me sens pas moins maman que « toi » qui a vécu tout ça.
Thomas est né en Russie, à 27 semaines pour 1.2 kg. Notre premier regard, je ne l’oublierai jamais, il venait d’avoir 1an. On m’avait annoncé un petit garçon difficile, très en retard, qui ne se développerait sans doute pas bien, sans compter de gros problèmes de vue du à sa très grande prématurité (il est né à 27semaines, il faisait 1,2kg)..On m’a apporté ce petit bout de chou que j’ai pris dans mes bras…Je m’attendais à des cris et des pleurs, je n’ai eu que des sourires, et même des éclats de rire. Une tendresse infinie m’a envahie et je suis devenue maman à cet instant. J’ai du le laisser, pour retourner en France m’occuper de la lourde paperasse qui m’attendait pour poursuivre ce chemin. Je suis retourné le voir à Noel…il a fait ses premiers pas avec moi, un moment inoubliable ! Et puis j’ai du à nouveau repartir en France…et continuer la paperasse qui n’en finissait pas.
Après des mois de galère – pour lui surtout, mais aussi pour moi- (période qui a durée bien plus que 9 mois…), il a enfin rejoint physiquement ma vie le 1er septembre dernier, il avait 2ans passé…et aujourd’hui je suis la plus heureuse des mamans (mais si !!). Et puis, à part une belle myopie mon fils va très bien aujourd’hui.
Nous fêterons ses 3 ans la semaine prochaine, le 30 mai prochain, et pour la première fois il fêtera son anniversaire avec sa maman à ses côtés, elle est pas belle la vie ?!
Il est 10h35 du matin.
Le monitoring se met en alerte. Ton cœur vient de passer sous les 60.
Tu es épuisé. 22h35 que tu demandes à sortir.
La sage-femme entre vite, sort encore plus vite, revient avec toute l’équipe. Elles sont 6, elles portent toutes des masques et me mettent sous oxygène. Le monitoring sonne toujours. J’ai très peur, ton père aussi. J’entends des sons métalliques, des tables qui roulent, le monitoring qui sonne toujours. J’ai très très peur. J’entends des morceaux de phrases, mais je ne comprends rien, sauf cette phrase de la gynéco, très ferme : « Va falloir pousser là madame, maintenant ! ».
Je pousse. Je ne suis plus qu’une poussée. Ton père me tient la tête. Je vois des étoiles. Je sens que je pars, je pousse, je crie que je vais tomber dans les pommes. « mais non mais non c’est très bien ce que vous faites encore encore encore encore encore STOP ne poussez plus ! »
« Je vois sa tête ! » me dit ton père, je lève les yeux et… tu es là. Brandi vers moi. Nu, rouge, rose, gris. Tu cries. Je regarde ton père, qui me regarde, qui pleure. Je pleure aussi. On te met dans mes bras, tu es chaud, tu es mouillé, tu es doux, très doux. Je te sens, je te renifle, je te touche, je te caresse, je te murmure mille petits mots doux. Je regarde tes mains, tes oreilles, ton cou, tes cheveux, tout se qui s’offre à mon regard. Tu ouvres un tout petit peu les yeux, tout doucement, pas longtemps, assez pour qu’on se dise bonjour.
La gynéco revient : « Bravo madame, z’avez bien poussé, on n’est pas passé loin de la césarienne, je vais vous recoudre maintenant. » Fais-donc, madame. M’en fous. Plus rien d’autre ne compte que cette boule toute chaude qui bouge doucement dans mes bras.
Alors oui ma puce est née chez nous, et oui se fût une extraordinaire aventure avec une super sage femme.
Ma sage femme étant de meaux j’avais peur qu’elle n’ait pas le temps d’arriver!!lol
Le 5 février Catherine ma sage femme est passée pour une dernière visite avant le jour J et dans la mesure ou j’avais beaucoup de contractions elle a contrôlé mon col qui était alors postérieur dur et légèrement dilaté 1/2 doigts environ, donc pas d’inquiétude rien d’imminent ,elle me dit pour la semaine prochaine pas avant!!!!
Mais voilà samedi après midi vers 14 h je sens une contraction, tient elle est fort douloureuse celle là!! Je suis en train de faire les magasins de jouets avec Théo qui a reçu des sous pour son anniversaire et durant l’après midi les contractions continuent mais rien de régulier ,je pense alors a un faux travail.
Fin de journée les contractions reviennent de manière régulière mon col se dilate (j’ai appris a le contrôler seule!)Je ne dis rien a David car sinon il va vouloir téléphoner immédiatement a Catherine mais je sais ,moi,que ce n’est pas pour tout de suite !!!
Je ne dormirais pas de la nuit je sais que ma puce va naître je vais la voir ,enfin,l’acceuillir ,je me mets dans ma bulle et accompagne les contractions profite de mes derniers moment en mode 2 en 1,ma puce continu de gigoter ,j’ai l’impression que c’est pour me dire que tout va bien…..
Dimanche 10H30 je me décide enfin a téléphoner a Catherine,son téléphone est sur messagerie haaaaaaaaaaa mais comment je vais faire ,???
un quart d’heure après mon téléphone sonne ouf c’est Catherine , elle sera là dans 1 heure et demi 2 heures,je lui dis qu’elle a le temps(je ne croyais pas si bien dire!!!)
11 heure nous déposons les enfants chez ma soeur ,12h30 Catherine arrive ,je suis dans mon bain , Catherine contrôle mon col (je reste dans mon bain) verdict 4 !!!
Ça va être long !!!
je sors de mon bain passe sur mon ballon puis debout puis à genoux ,Catherine me masse avec des huiles essentiels mais les contractions s’espacent voir cessent même pendant un long moment ,je suis confuse est très géné par rapport a Catherine !
De 13 heure a 17 heure j’accompagne ma fille vers la sortie en acceuillant chaque contractions en me disant que cela nous rapproche de notre premiére rencontre.
Je sais qu’elle doit faire une visite post natal a une maman de fismes je lui dit donc qu’elle peut y aller car je sens bien que ma puce prend son temps!!!Elle me propose de percer la poche des eaux pour activer un peu le travail ce que je refuse pour le moment car au fond de moi je sais que ma fille et nous ne sommes pas encore près ,je choisi de continuer a accompagner mon bout de chou tranquillement !!! Catherine part vers 17 heure .Durant son absence je déambule dans mon appart ,le travail se relance ,elle reviendra pour 19 heure et là rebelotte le travail se ralentis.Catherine m’expliquera que je dois lâcher prise et laisser faire mon bébé,j’ai du mal j’appréhende la douleur et je bloque le travail ,pourtant je sens que ma puce descends qu’il y a quelque chose qui s’engage, c’est la poche des eaux qui est dure dure et bombée!!!A genoux sur mon canapé je fatigue direction le lit avec mon ballon Catherine se fait discrète ,j’essaie de me mettre dans ma bulle les contractions me font mal très mal elles se rapprochent les unes des autres jusqu’à n’avoir plus de répit entre deux ,mes reins me font atrocement souffrir ,je change de position ,mon homme derrière moi a genou et moi semi assise appuyée sur lui (position gyneco amélioré).
il est 21 heure Catherine me dit qu’avec mon utérus cicatriciel elle me laisse encore une heure avant d’aller a la mat ,et bien voilà l’élément déclencheur ,je ne veux pas aller a la mat NON NON NON , une heure après sa pousse je suis dilaté a dix mais la poche très très dure bloque ma puce qui n’arrive pas a la percer ,Catherine me proposera de percer la poche pour aider les choses 21 h50 ,j’accepte,j’inonde tout et tout le monde!!même mon homme qui est derrière moi ,j’avais beaucoup de liquide!!!!!
et là ça y est je sens la tête de ma puce david voit mon ventre descendre a chaque poussé je suis épuisé heureuse c’est un mélange de sentiments tellement compliqués qu’aucun mots ne peut les décrirent,je peux toucher ça tête ,c’est doux et chaud ,arrive les épaules aïe aïe aïe ,je pousse j’accompagne ma puce ,je crie ,je pleure je rie ,je pousse encore et j’attrape ma fille ,je serais son premier contact extra utérin 22h02 Catherine ne la touchera qu’après . J’ai réussi je pleure je rie je regarde ma fille qu’elle est belle et joufflu !!
Catherine me réinstalle au sec ,je libére les jambes mortent de mon homme…..!!!Ma puce est sur moi en peau a peau je la met dans les bras de son père pour m’occuper du placenta que je pousserai sans contractions ,juste une petite tractions de catherine qui a vérifié au préalable qu’il était bien décollé,j’expulse le placenta Catherine nous explique comment sa fonctionne le controle et nous explique que si notre puce est né c’est que le placenta commencé a se calcifier ,il est intact par contre les membranes sont resté dedans!!! je les perdrai dans les jours qui suivent!
Les deux heures ou Caterine doit rester présente au près de nous passe vite ,elle pèsera Janelle (3 kg380) puis m’aidera a l’installer au sein elle tète super !!!
Catherine rempli les papiers et c’est déjà l’heure pour elle de partir ,nous voilà tous les trois,Waouh c’est fou quand même!!ma puce toujours en peau a peau ,je ne l’habillerais que très tard dans la nuit
1H30 du matin j’ai envie de récupérer mes grands David va donc les chercher c’est un moment inoubliable ,leurs visages en nous voyant là Janelle et moi ,ils auront du mal a comprendre ,et ne comprendrons vraiment que le lendemain matin quand je leur expliquerai plus clairement!!!
La vie a 7 commence comme ça une journée extraordinaire magique intense parmis des journées ordinaires!!!!
Voilà l’histoire de la naissance de ma princesse
C’est long je sais mais malgré tout cela ne reflète pas tout ce que david et moi avons pu vivre et ressentir!
Ma mémé disait c’est le mal joli on en pleur comme on en rit ,tu avais raison mémé!!!
Notre accouchement notre histoire celle de MA famille ……..je vous aime mes loulous
Et voilà donc… Cela fait une semaine que fais tout mon possible pour faire sortir le Coquin qui est en moi depuis 9 mois; presque jour pour jour. Nous sommes le 9 février 2008, demain doit être le grand jour… même si j’en suis de moins en moins persuadée…
Moi qui était plus qu’apeurée à l’idée que le grand jour n’arrive trop rapidement, maintenant menace presque mon Coquin d’allumer un feu histoire de le faire enfin sortir de son trou!!! Et il a apparemment prit ma menace très au sérieux puisque ressens les premières douleurs, enfin! Si, si. C’est bien ce que me dis sur le moment: »enfin! » Bien sûr, ravalerai ses paroles quelques heures plus tard!
Vous passe les heures d’attente agrippée à mon canapé, tentant de maîtriser ma douleur espérant que les cm avancent; le trajet de la Future Mummy que je suis pour arriver jusqu’à la première demeure de mon Coquin; les supplications faites au ciel (pour une agnostique, c’est quand même un comble!!) pour que le Messie-Anesthésiste se grouille de terminer la césarienne de ma voisine de chambrée et les mêmes supplications à chaque fois que les douleurs reprenaient (une péridurale qui marche pô, ça pouvait tomber que sur moi!!) ; les doigts broyés du (futur) Daron et sa décomposition au fur et à mesure que les heures s’égrainaient; la terreur ressentie en entendant les sages-femmes chuchoter le mot « médecin » voyant l’affaire se corser pour en arriver à la délivrance.
Il est là. Enfin. On tente de me poser ce petit être sur le ventre (sans y parvenir, trop court le cordon!), le Daron prend les choses (et les ciseaux!) en main. Tiens enfin mon petit bonheur au creux de mes bras… Yeux dans les yeux, peau contre peau, découvre mon fils. Tout tourne autour de moi, ne vois plus personne hormis ce petit être qui me fais face… Ne me souviens plus de mes paroles, s’il a émit un cri: me sentait comme enveloppé dans un épais brouillard (sens bien que vous me croyez pas, mais pourtant…) et ne me souviens que d’une seule chose, sa beauté! Oui, bon, d’accord, ne suis pas très objective mais sais que me suis fait cette réflexion: « comment aies-je fait pour faire un aussi beau bébé!? » Le teint mat, les yeux légèrement bridés (qui sont devenus en amande), les cheveux bruns hirsutes…sublime vous dis-je!
Ce premier moment à contempler mon Coquin m’a paru une éternité. Ai bien vite été ramené à la réalité par mon Coquin lui-même quand, au moment de lui faire sa toilette, celui-ci m’a bien fait comprendre que ses reins fonctionnaient bien, j’imagine que vous voyez ce que je veux dire!!! A peine sorti de mon cocon protecteur, ce petit pipi (ben oui, pas très poétique, mais faut bien appeler un chat « un chat »!) me fait redescendre de mon nuage et m’annonce par la même occasion que son surnom de « Coquin » ne sera pas qu’un simple surnom!
« Et quel prénom pour ce beau bébé? », nous demande la sage-femme. Un regard entre le Daron et moi-même. N’hésitons même pas. Ce sera Noah. Mes 3,5 kg de bonheur…
Bonsoir
voici ma ptite histoire d’amour avec mon fils…
A la dernière poussée, je l’ai attrapé et ramené sur moi. Mais j’étais inquiète : pas de cris, pas de pleurs, bébé était presque violet… Finalement la sage-femme me le prend, et va dans une autre salle… Et puis, j’entends un cri qui me vrille l’estomac : mon fils pousse son premier cri. On me le ramène, et on me le pose sur moi… Il lève sa petite tête, et mon dieu mon cœur a arrêté de battre pendant 30 secondes : Michal m’a lancé exactement le même regard que son père quand je l’ai rencontré… Et je l’ai de suite reconnu comme étant mien, Mon fils. Je l’ai aimé de suite!!! Un attendrissement profond ? Un amour au-delà des mots… Et un attachement à la vie que je n’avais jamais ressenti, une sorte de peur… Maintenant je tenais à la vie de tout mon être!!!
à noter une petite anecdote qui fait toujours rire mes proches concerne le choix de son prénom : pendant toute la grossesse j’étais sûre d’appeler mon fils Stephan et mon mari était d’accord. Puis quand j’ai eu mon petit dans les bras, la sage-femme m’a demandé son prénom. Je lui ais répondu que je devais l’appeler Stephan mais qu’il n’avait pas du tout la tête d’un Stephan, et que j’allais par conséquent l’appeler Michal ! Elle a filé dans la salle d’attente en appelant le papa du petit Michal ! Evidement, mon mari qui attendait un Stephan n’a pas réagi ! « Tu as un fils lui ais-je dis, (il aurait préféré une fille) et il s’appelle Michal ! Michal ? Oui il n’a pas la tête d’un Stephan ! Regarde ! ». Et encore aujourd’hui tout le monde pouffe de rire en pensant qu’il aurait dû s’appeler Stephan ! Il n’en a vraiment pas la tête ! Comme quoi le physique a son importance ! ^^lol
Bonne soirée et à bientôt…:)
18 décembre 2010
Tu devrais être là depuis cinq jours mais tu préfère rester au chaud. Je suis à la maternité depuis la veille avec Mamie, j’ai des contractions assez douloureuses mais ça va.
Vers 10-11h, je m’installe sur la table de travail, on me mets une perf d’antibio car j’ai un strepto B. Monitoring en place, j’entends ton petit cœur, examen: col ouvert à 1 et ce depuis le début du mois, contractions pas efficaces. Je ne me souviens pas si on m’a d’abord fait la péridurale ou percer la poche des eaux? Puis j’ai du me mettre sur le dos car le capteur du monitoring ne captais plus ton cœur. A un moment on me réinjecte le produit de la péridurale, pourtant les contractions ne me font pas si mal que ça. Au bouts d’un moment je leur dis que j’ai un goût bizarre dans la bouche, un peu métallique ou de médicament je sais pas trop, difficile à décrire. On vérifie la péridurale, elle est bien posée, le produit n’est pas passé à côté.
Viens le moment de pousser, heureusement que la sage-femme me dis quand le faire car je ne sens rien du tout! Une mauvaise poussée (ben oui pas facile!) suivie d’une bonne. Un médecin passe et me dit qu’il faudra peut-être faire une césarienne car ton rythme cardiaque s’affaiblit mais on va attendre encore un peu. Deux nouvelles poussées pareilles que les précédentes.
Ensuite le chirurgien repasse et dit que cette fois il faut y aller, les contractions sont trop fortes pour toi et tu es encore un peu trop haut. Je savais que je devrais passer par là mais j’avais espérer que ça ne soit pas le cas.
Lors de l’intervention je ne peux m’empêcher de dire: « aïe, aïe, aïe », alors que je n’es pas mal mais je « sens tout » quand même et qu’est-ce que c’est long! Puis j’entends: « 16h02″, « ça y est votre bébé est né madame! », je me dis: « où? où est-il? » et pense qu’ils ont du t’emmener pour les soins vu mon streptoB.
Pendant ce temps le médecin me recoud, je sens un poids sur mon estomac et c’est encore plus long qu’avant qu’il te sorte! Je me dis: « Mais qu’est-ce qu’il font? Il peuvent pas se dépêcher un peu! Je veux voir mon fils moi! ». Une femme vient me dire: « Il est grand votre fils, il fait 54,5cm! » puis on me demande si je me sens bien et je réponds que je suis fatiguée, normale je fais une baisse de tension.
Enfin on m’emmène en salle de réveil! On me demande si je peux bouger les jambes, je n’y arrive pas.
La sage-femme ou une aide-soignante va chercher mamie qu’ils avaient laissé seule en salle de travail.
On me redemande pour les jambes mais je ne peux toujours pas les bougées! D’ailleurs j’ai eu peur d’être paralysée! Oui carrément!
Puis ça y est on m’amène une couveuse dans laquelle il y a un grand bébé qui me regarde!
On te dépose dans mes bras, ta tête sur mon épaule, pas trop pratique pour se regarder. Puis on me demande si je veux te donner le sein, je réponds que oui. La sage-femme ou l’aide-soignante (je n’ai pas regardé son badge) te reprends, faire le tour du lit et te pose dans la même position mais côté droit. Tu n’arrive pas à prendre le sein, j’ai des mamelons courts et la position n’est pas top. Je n’ose rien dire, bêtement. La femme te reprends en disant: »bon on va lui donné le biberon parce qu’il faut qu’il mange là ». Ah bon? Mais elle ne nous à laisser à peine 5 minutes!
Vers 19h-19h30, on nous conduit dans notre chambre car ça y est j’ai réussis à bouger mes jambes! Ouf!
Ce n’était vraiment pas l’accouchement « idéal » ni une rencontre idéale mais j’étais contente de te voir enfin! Franchement j’aurais du ouvrir ma bouche et leur dire de ne pas te donner de biberon, de nous laissé essayé tranquille la mise au sein, car en salle de réveil on a pas été seul un instant.
Il y a quelques jours en en reparlant avec mamie, elle m’a dit qu’on t’avait amené vers elle en couveuse, qu’elle leur avait demandé si j’avais pu te prendre dans les bras. On lui a répondu qu’on m’avait proposé mais que j’avais refusé parce que je n’étais pas bien et que j’étais fatiguée!
Personne ne m’a rien proposé, c’est vrai que j’étais fatiguée du à la baisse de tension mais quand je l’ai dit on t’avait déjà emmené, je n’avais même pas vu ton visage.
Si un jour tu as un frère ou une soeur, je n’irais pas accouché dans cette maternité!
Joshua à maintenant 5 mois et une semaine, c’est un très beau bébé de 7,470kg pour 69cm. A la naissance il faisait 3,490kg pour 54,5cm!
Il était enfin arrivé ce jour !
Attendu patiemment, sa toute petite photo reçue grâce à l’association et agrandie dans la poche, le calme jusqu’alors tempéré devenait maintenant insupportable.
La pression montait en nous, mais pour elle ?…
Quel accueil va-t-elle nous réserver notre petite princesse ?
Pleurs, rires, ignorance…
Je devenais comme un scénariste tantôt grandiose tantôt médiocre.
La minute approche, le moment du premier contact, la salive manque et on trépigne d’impatience.
Cette porte va-t-elle enfin s’ouvrir?
Top. Ouverture.
Des enfants là-bas ! Laquelle est-ce ? Finie la petite photo, le coeur bat tellement vite, j’ai des défaillances occulaires.
On nous appelle enfin !
CONTACT.
Nous plongeons notre regard dans le sien.
Notre vie défile devant ses grandes perles noires.
Ses vies défilent dans ma tête.
Hypnotisée, elle daigne nous adresser l’esquisse d’un sourire après quelques longues minutes, tant le temps n’a plus cours.
Ce sourire, ses rires, ne nous quittent plus… Ni ses coups d’éclat, ni ses bouderies, d’ailleurs…
Ben oui, fallait finir sur une petite note poivrée de Chine.
Zut, j’ai oublié de dire que quand on m’a dit que mon fils était néet que je me demandais « où » il était, je ne l’avais pas entendu et presque au même moment un petit pleur et je me suis dit: « ouf! »
Nous sommes un mardi soir en pyjama pilou à regarder les JO d’hivers à la TV en mangeant des curlys. Le jour même, je m’étais transformé en wonder fée du logis, j’avais secoué mes bras en l’air, j’avais marché et dansé car oui à 4 jours du terme, je commençais à m’impatienter ! Mais toujours pas l’ombre d’une petite contraction… RIEN.
Et puis voilà que la soirée avance et qu’il se trame quelque chose dans mon bidon. Ciel, je crois que c’est bon !!!! Excitée comme un nain à la veille de Noël, je me fais une petite beauté (parce que je veux être belle sur les photos et aussi que ça me fait pas trop mal), je prends ma valise prête depuis au moins trois semaines et top on y go, c’est parti pour une heure de route avant d’arriver à l’hôpital !
Une fois sur place, plein d’activités nous attendaient : bain d’eau chaude, marche, ballon, la grande classe quoi ! Enfin, ça c’est ce que je pensais au début. Une heure plus tard, je croyais mourir de douleur, j’écrabouillais la main du futur papa, je criais, je tapais, j’avais MAL quoi !!! Ca va durer encore longtemps ?!!!!! La réponse était 12 heures mon petit… Mais ça, vallait mieux pas que je le sache !
Le lendemain matin, c’était enfin le moment de pousser. J’avais peur et j’avais hâte à la fois.
Enfin le moment tant attendu arriva. Mon petit bouchon sorti un petit son d’extraterrestre puis ils l’ont posé sur moi. Il était tellement mignon avec ses grosses billes d’amour, sa petite bouche et son corps tout miniature.
Le temps s’est alors arrêté, j’étais maman, c’était suréaliste. Tu étais blotti contre moi, nous faisons enfin connaissance après tous ces moments passés chacun de notre côté. Je t’aimais déjà à en mourir, je vivais le plus beau moment de ma vie.
Bien sûr, inutile de vous dire qu’au moment de la photo, 14 heures après le départ de la maison, j’étais beaucoup moins fraiche et belle que je ne l’avais imaginé… Mais voyez-vous, ça n’avait aucune importance !
Je suis malade depuis deux jours, la douleur chevillée au ventre. Enceinte de huit mois. Du sang. Je pars pour l’hôpital, je dis à mon mari que je suis entre de bonnes mains, qu’il peut aller travailler. Il reste. Une heure plus tard, je suis au bloc. Il faut opérer: anesthésie générale et césarienne en urgence. Nos deux vies en dépendent. Il me tient la main. Moi si calme jusqu’à présent, je panique, puis plus rien. Je me réveille enfin et je le vois tenant un petit paquet dans les bras, je vois flou, je n’ai pas mes lunettes! Il me dépose mon petit dans les bras, je pleure en silence: mon petit, mon amour, mon Louis, tu es né le 7 octobre 2005, et moi avec toi.
Aujourd’hui, on dit « induction » , il y a 15 ans, pour mon aîné, on disait « on provoque » . Mais le principe est le même : on t’hospitalise le mardi, seule avec ton gros ventre, et tu te retrouves le mercredi avec un ventre moins gros et un Bad Baby en plus.
A minuit, on t’implante un ptit ovule censé faire démarrer le Travail, mais rien ne se passe, et à 6h du mat, on t’en file un autre. Soit… Patience.
J’n'aurai pas patienté longtemps. 6h30, ça commence… Les contractions s’enchaînent, et la Douleur monte crescendo… THE Douleur. Pas comme une migraine ou une rage de dents ! Dix fois pire !!! Vingt fois pire !!!! Putain ! Mais qu’est-ce que je fous là, Mouâ !
11h00. On se décide ENFIN à me périduraliser !
Je ne sens plus rien, mon corps est complètement shooté, je n’ai plus de jambes, ni de bassin, ni de dos…
Le rêve ? Ça aurait pu… ça aurait dû… Mais non.
Ma tension chute. On tente de l’adrénaliser. Mais elle chute. Celle de Bad Baby aussi… et son coeur faiblit de plus en plus… On le relance en secouant mon ventre. Moi, je ne peux plus rien faire, je ne ressens rien de rien. Je peux juste paniquer…
12h30. Doc Gynéco décide de prendre le taureau par les cornes et ordonne aux troupes qu’il faut faire vite, Bad Baby est en danger…
Dame Béa s’assoit presque sur mon ventre, et avec l’aide de Dame Véro, elle pousse et appuie comme une enragée…
13h00. Bad Baby est enfin expédié, et contre toute attente, son petit coeur repart de plus belle. Il récupère très vite (c’est quand même le mélange corsé d’un breton et d’un ardennaise, ce ptit Bouchon, il a du caractère!), et pousse son premier cri après quelques secondes de flottement. Ouf. On le pose quelques instants sur mon ventre endolori… il est beau… tellement beau…
Tout est bien qui finit bien… pour nous deux. Doc Gynéco ne peut pas en dire autant…
Après cette expérience traumatisante autant pour Bad Baby que pour mon Bad Boy et moi, mon corps a réagi comme souvent quand on le pousse un peu trop dans ses limites : il vomit !
Et ce dernier effort a expédié avec une rare violence mon placenta (et sa suite)… au visage de Doc Gynéco, qui, assit entre mes cuisse, terminait bravement son boulot.
Purée, sa tête ! Il en avait plein sa blouse, et plein ses lunettes.
Après une bonne minute d’étonnement, il a dit « décidément, vous ne faites rien normalement, vous » .
Oups… je viens de voir que ça se terminait le 26… et qu’on est le 27. Désolée.